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L’éthique journalistique : à quoi cela fait-il référence ?

Actualité publiée le 2 mars 2021

L’éthique journalistique, ou la déontologie des journalistes, est une sorte de code regroupant des textes de référence approuvés par les syndicats professionnels. Si elles ne sont pas sanctionnées, ces obligations sont en règle générale respectées. Il est crucial que les futurs journalistes en prennent connaissance et s’engagent à respecter ce code comportemental dans leurs activités futures.

Éthique journalistique : textes et références

Au niveau européen, l’éthique journalistique dérive de deux textes : la Déclaration des droits et des devoirs des journalistes, (Munich, 1918) et La Charte d’éthique professionnelle des journalistes (dernière modification en 2011).

Ces écrits sont repris au niveau mondial avec l’adoption de la Charte mondiale d’éthique des journalistes de Tunis du 12 juin 2019. Elle repose sur des textes fondateurs du droit international, comme la déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen dont elle reprend le Préambule et l’article 16.

Bien que nullement sanctionnées, les règles de l’éthique journalistique sont suivies et respectées par la grande majorité des professionnels de l’information. De nombreuses rédactions ont élaboré et publié leur propre charte, garante de leur ligne éditoriale et des bons comportements des journalistes de leurs rédactions.

Quel est l’impact de l’éthique journalistique sur le travail des professionnels ?

L’éthique journalistique regroupe les bons comportements des professionnels de l’information, comme :

– Le respect de la personne et de sa vie privée. – La vérification des faits et des sources. – Le principe de la liberté de l’information et de l’expression.

– La protection de ses sources et le secret professionnel. Ce point est crucial puisqu’il s’oppose parfois aux lois du pays dans lequel exerce le journalisme.

– L’interdiction d’utiliser des méthodes déloyales pour obtenir des informations. – La condamnation du plagiat ou de la diffamation.

– La non-acceptation de consignes de la part des annonceurs.

En s’appuyant sur ces textes de références, les journalistes revendiquent :

– Le libre accès aux sources d’information et le droit d’enquêter librement. En ce sens, il n’est possible d’opposer à un journaliste le secret des affaires publiques qu’en de rares cas strictement et clairement motivés.

– Le refus de la subordination, le journaliste peut et doit contrevenir à une consigne de sa rédaction qui irait à l’encontre de son contrat.

– Le journalisme ne peut être contraint d’exprimer une opinion qui ne refléterait pas ses convictions.

– La notification à l’équipe rédactionnelle des décisions impactant la vie dans l’entreprise.

– Le bénéfice d’un contrat et de protections sociales suffisants pour garantir son indépendance économique.

Pour tout connaître du code de déontologie du journalisme, apprendre à le respecter et à le défendre, les étudiants en école de journalisme doivent bénéficier d’enseignements dans la matière. L’éthique journalistique est enseignée au cours du Programme Journalisme de l’ISFJ. À l’issue de sa formation, le diplômé est capable de la respecter et de la garantir dans son activité professionnelle future.

L’éthique journalistique est à faire valoir et protéger pour les professionnels de l’information comme les citoyens. Elle est garante de bons comportements et certifie aussi l’accès pour tous à une information saine.

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