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Homos en politique, le dire ou pas ?

Actualité publiée le 15 novembre 2025

Ludovic Place, directeur de l'ISFJ, (à droite) et Renaud Saint-Cricq, réalisateur du reportage "Homos en politique, le dire ou pas ?"

Ludovic Place, directeur de l’ISFJ, (à droite) et Renaud Saint-Cricq, réalisateur du reportage « Homos en politique, le dire ou pas ? »

Pour cette nouvelle édition du Reportage Club, l’ISFJ Paris a reçu le journaliste Renaud Saint-Cricq. Ancien rédacteur en chef de l’émission C à vous, il est venu présenter son reportage Homos en politique, le dire ou pas ? aux étudiants. 

L’homosexualité en politique. Un sujet qui semble tabou. Le reportage commence par le discours de politique générale de Gabriel Attal dans lequel il affirme qu’être Premier ministre et homosexuel, c’est possible en 2024. “Ce discours de Gabriel Attal, j’aurai aimé l’entendre il y a 15 ans”. Ce sont les mots de Jean-Baptiste Marteau, journaliste qui présente et co-réalise le reportage. Renaud Saint-Cricq fait pause et explique aux étudiants l’importance d’une séquence forte pour commencer le reportage. “Il faut du rythme sur les premières minutes. Ce que tout le monde attend c’est une interview de Gabriel Attal qu’on peut mettre en parallèle de son discours de 2024. Une fois qu’on l’a, on sait qu’on a notre moment fort du reportage.”. Ensuite, le reportage aborde cette question à travers des témoignages forts et une incarnation du reportage par Jean-Baptiste Marteau. “Dès l’introduction, il faut légitimer le rôle de Jean-Baptiste pour que la narration soit crédible” explique Renaud Saint-Cricq. En réponse à une question d’un étudiant, il admet qu’entre les premières réflexions sur le film et sa version finale, plus d’un an s’est écoulé. 

Un reportage pour mettre en lumière 

“Un reportage doit aussi servir à aborder des choses dont les gens ne parlent pas afin de déconstruire des idées préconçues, raconte Renaud Saint-Cricq, pourquoi l’homosexualité devrait être tabou en politique ?. Le reportage montre alors des manifestations contre l’homosexualité et des témoignages forts. Comme celui de Christine Boutin, alors présidente du Parti chrétien-démocrate, déclarant son opposition au mariage homosexuel. Ces images provoquent des réactions parmi les étudiants. “C’est une folie de dire ça”, “c’est une honte” et d’autres manifestations de désaccord fusent dans la salle. Les mots de Bertrand Delanoë, un des rares politiques à avoir ouvertement parlé de son homosexualité, décrivent “un fort climat d’homophobie à la fin des années 1990”. Ainsi, son témoignage appuie le message du reportage, l’homophobie présente dans la politique ne peut disparaître que par une libération de la parole.

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