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Quelle est l’utilité du journalisme ?

Actualité publiée le 4 juillet 2022

Une très grande part des Français (plus de 90 %) considèrent le journalisme comme utile. Délaissé ces dernières décennies au profit des réseaux sociaux et des médias de masse, le journalisme redore son image en raison de sa grande utilité pour la société civile. Relai de l’information, filtre des fake news, soutien à la démocratie ou encore aide à l’apprentissage : quels sont les aspects utiles du journalisme ? 

utilité journalisme

Le journalisme : relayer l’information 

Dans un monde dominé par l’actualité en ligne et la prépondérance des fake news, l’utilité reconnue du journalisme est d’opérer un filtre pour les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs. Les réseaux sociaux ont donné l’illusion d’une information gratuite et de qualité, il appartient aux professionnels de redresser ce tort afin de proposer un journalisme véritablement utile à son public. 

Le travail de vérification des faits et des rumeurs opéré par les professionnels du secteur offre de ne livrer qu’une information viable et vérifiée. Proche, l’investigation journalistique permet aussi de lever les voiles sur de nombreux scandales qui impactent la société civile et les consommateurs. 

Le journalisme comme garant de la démocratie 

En offrant un espace large et facilement accessible pour la libre expression, le journalisme s’avère très utile au maintien et au renforcement de la démocratie. Véritable garant d’un gouvernement démocratique, le journalisme permet d’éviter que les citoyens ne reçoivent qu’une information unanime et au service du pouvoir en place. À ce titre, la voix du journalisme offre de dénoncer : populations opprimées, scandales politiques ou sanitaires, fraudes, etc. 

Cet aspect est proche du travail de décryptage, de filtrage et d’investigation du journalisme. Ces activités contribuent en effet à analyser tous les aspects du monde qui nous entoure afin de favoriser la vérité et les régimes démocratiques.  

Éduquer et cultiver l’esprit critique : une mission du journalisme 

Le journalisme est aussi utile pour permettre l’accès à la culture et à l’information. Relai éducatif crucial pour les jeunes comme les plus anciennes générations, il offre de s’instruire et de cultiver son esprit analytique. Le décryptage des journalistes permet de maîtriser les clés de compréhension du monde qui nous entoure, sans plus se noyer dans le flux colossal d’actualités journalières. 

Socle de la démocratie, relais de l’information : l’utilité du journalisme n’est plus à dénombrer. La profession connaît cependant une grave crise et le secteur a cruellement besoin d’une jeune génération formée aux techniques et à l’éthique du métier. C’est ce que propose l’ISFJ : une formation complète en journalisme offrant de développer toutes les compétences opérationnelles nécessaires pour devenir journaliste professionnel dès l’issue de son cursus. 

L’utilité du journalisme est mise en péril, la jeune génération de professionnels le sait et fait tout afin d’offrir un travail de qualité qui reflète l’importance de la profession pour la société. Rappelons que l’accès à l’information, à la recherche et à la diffusion d’informations est de véritables droits inaliénables et sacrés au même titre que l’éducation ou la santé (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Article 19, 1948).

Comment produire un podcast ?

Actualité publiée le 21 juin 2022

Le format du podcast séduit de nombreux auditeurs. Il y en a pour tous les goûts et sur tous les sujets : politique, musique, humour, science, etc. Les fichiers audio sont disponibles sur toutes les grandes plateformes de streaming, en abonnement ou en audition ponctuelle. Comment produire son propre podcast ? 

 Produire podcast

Produire seul un podcast : étapes incontournables 

 

  • Trouver le bon sujet 

 Le concept d’un podcast, c’est ce qui garantit son succès. Pour pouvoir supporter la production de plusieurs épisodes, il est important que le thème soit large et facilement fractionnable. 

 

  • Structurer ses épisodes 

Cette étape découle naturellement du choix du thème du podcast. Attention à bien déterminer la durée des épisodes : optez-vous pour un format long ou court ? À l’occasion de cette étape, pensez à préparer les scripts de chaque épisode et à contacter les invités en décrivant l’objectif de leur intervention. 

 

  • Choisir un nom attractif 

Le choix du nom de votre podcast est crucial afin d’attirer l’attention des auditeurs. Rappelez-vous que votre émission sera proposée sur les plateformes de streaming : en ligne, les internautes sont face à un nombre de choix colossal. Vous devez donc vous démarquer de la concurrence au moyen d’un titre qui plaît, questionne ou fait polémique. C’est aussi pour cette raison qu’il faut choisir une cover (une image) qui représentera votre podcast qui soit cohérente avec votre thème, le ton que vous employez et le public auquel vous vous adressez. 

 

Les étapes techniques pour produire un podcast 

Une fois ces étapes préalables déterminées et structurées (au format papier ou numérique), il faut passer à la production à proprement parler. 

En premier lieu, déterminez le matériel technique dont vous aurez besoin : systèmes de captation, équipement de transmission, logiciel de montage, etc. Choisissez aussi l’espace d’enregistrement : chez vous ou en studio par exemple. S’il est tout à fait envisageable d’enregistrer son émission depuis son smartphone et chez soi, il faut rester attentif aux éléments audio qui entachent la qualité finale du podcast : son de frottement, mauvaise balance des pistes, etc. Sur la Toile, il existe plusieurs solutions gratuites d’enregistrement comme Audacity ou Garage Band pour n’en citer que deux. 

Il en va de même pour les logiciels de montage, Internet en offre de très nombreux en accès libre. Le montage est une étape cruciale pour proposer un produit fini et de qualité professionnelle. Ajouter de la musique, un fond sonore ou des effets audio sont des techniques qui font vivre un podcast, accroissent l’attention de l’auditeur et incitent le public à écouter l’intégralité des épisodes proposés. 

Pensez d’ailleurs à apporter une attention spécifique à la promotion du podcast. Mettre en avant votre émission sur les bonnes plateformes, le relayer sur les réseaux sociaux ou le poster sur les bons profils d’influenceurs permet au public de découvrir votre émission. Pour y parvenir, multipliez les contacts professionnels et créez un véritable réseau dynamique et réactif, qui saura soutenir la sortie de votre émission sur la Toile. 

S’il existe de nombreux outils aisément accessibles, produire un podcast de qualité requiert de se former à la maîtrise des techniques professionnelles de l’information et du montage audiovisuel. Méthodologie journalistique, enregistrement des pistes, montage et présentation sont enseignés au sein du parcours Journalisme de l’ISFJ. 

Le podcast, c’est un format d’émission audio qui a le vent en poupe. Très actuel, il doit répondre à des codes entre qualité journalistique et attractivité digitale que seuls les professionnels connaissent et maîtrisent parfaitement. 

L’importance de la veille dans le domaine du journalisme

Actualité publiée le 2 juin 2022

L’actualité et le monde du journalisme en général suivent les dynamiques contemporaines. Leur évolution est constante, quotidienne et ultra-rapide. Afin de proposer une information professionnelle de qualité, qui tient compte de tous les faits avérés et qui reflète les questions et les enjeux de la société actuelle, pourquoi la veille journalistique est-elle au cœur du travail du journaliste ? 

 

Veille journalisme

 

Journalisme : pourquoi effectuer une veille de l’actualité ? 

Les journalistes sont les garants d’une information véridique. À ce titre, ils doivent publier un contenu fiable et s’inscrire dans la dynamique de l’actualité contemporaine. La veille de leur secteur et des nouveautés au niveau mondial est donc une activité centrale de leur travail. 

Une bonne rédaction, un bon journaliste indépendant ou un journal web qui marche doivent être en mesure de relayer une information ancrée dans l’actualité quotidienne. Manquer un événement, la promulgation d’une loi ou encore un fait divers marquant est une erreur professionnelle qui peut sévèrement entacher la réputation d’un journal. Il en va de même lorsqu’une rédaction divulgue une information fausse, non-vérifiée ou basée sur des fake news. 

Effectuer une veille sérieuse du secteur, c’est aussi une excellente solution afin de dénicher un fait d’actualité à traiter plus en profondeur. C’est souvent l’occasion pour un journaliste professionnel de trouver un thème qu’il exploitera sous la forme d’un reportage construit. 

C’est pour cette raison que les journalistes professionnels prennent à cœur la veille de l’information, opération technique qu’ils effectuent au quotidien et avec une rigueur décuplée face aux flux colossaux des actualités en ligne. 

 

Comment les professionnels effectuent une veille du journalisme ? 

Les journalistes professionnels effectuent des opérations de veille journalistique au quotidien. Il peut s’agir de scanner l’actualité dans sa généralité ou, en cas d’un journaliste spécialisé, d’étudier un secteur spécifique. 

Les journalistes bénéficient pour ce faire de divers outils professionnels, dont le premier est, bien évidemment, leur carnet d’adresses. Composé de collègues, d’experts et de sources avérées, il consiste en une réserve où le journaliste puise des informations et/ou vérifie certains faits dont il a pris connaissance. 

Désormais, la veille journalistique s’effectue majoritairement en ligne, en raison des flux ininterrompus et très rapides qui circulent sur la Toile. Les journalistes professionnels mettent en place des instruments digitaux personnalisés afin de ne rien perdre de l’actualité en ligne : alertes, consultation des réseaux sociaux et des sites spécialisés, etc. Par exemple, de nombreux professionnels utilisent Google News et croisent les informations qu’ils y récoltent avec les dires de leurs sources et un travail d’enquête professionnelle. 

Ils peuvent aussi se référer à des organismes spécialisés, garants d’une information fiable et vérifiée, à l’instar de l’Agence France Presse. Certains journalistes, comme les experts en politique, peuvent aussi prendre contact directement avec les cabinets ministériels ou les ambassades. 

À l’ISFJ, les étudiants sont sensibilisés à l’importance d’une information viable et de qualité. Leurs enseignants leur donnent toutes les astuces et les forment à la maîtrise des outils professionnels de la veille journalistique. 

La veille journalistique est un véritable rempart contre les dérives des informations fausses qui circulent en ligne. C’est aussi une part intégrante du travail du journaliste, qui scanne les actualités et en tire des sujets à approfondir pour livrer de véritables reportages professionnels. 

Quelles sont les missions d’un rédacteur en chef ?

Actualité publiée le

Coordinateur, journaliste, garant de la qualité rédactionnelle et de la ligne d’édition de sa maison : le rédacteur en chef endosse plusieurs casquettes au quotidien. Considéré comme l’âme d’un journal, qui est-il et quelles sont ses missions ? 

Rédacteur en chef : une mission éditoriale 

Le rédacteur en chef œuvre au sein d’une rédaction papier, télévisée ou encore web. La première grande mission du rédacteur en chef, c’est de s’assurer que les publications (et plus précisément leur contenu) de ses équipes de journalistes restent en lien avec la ligne éditoriale de la maison pour laquelle il travaille. 

Afin d’y parvenir, il va travailler en amont en choisissant les sujets à traiter et en les confiant aux diverses équipes qui travaillent avec lui. Il pourra aussi choisir l’angle d’attaque d’une thématique et l’imposer aux journalistes, s’il considère cela judicieux pour préserver la qualité éditoriale de son journal. 

Toujours dans l’objectif de sauvegarder sa ligne de publication et ses valeurs, le rédacteur en chef passe commande de dessins ou de photos auprès de prestataires externes ou d’agences spécialisées avec lesquelles il travaille régulièrement. Cette mission peut aussi l’amener à faire appel à des pigistes indépendants pour la rédaction de plusieurs feuillets sur des thèmes particuliers. 

Rédacteur en chef : organisateur de ses équipes 

Afin de soutenir sa mission éditoriale, le rédacteur en chef effectue des opérations concrètes d’organisation et de management de ses équipes de journalistes. Par exemple, c’est lui qui convoque ses collaborateurs aux conférences de rédaction. Il y écoute les propositions qui sont faites et a le dernier mot quant au choix des sujets à travailler. 

En pratique, c’est lui qui répartit les opérations et les activités au sein de sa rédaction. Il effectue aussi un suivi de l’avancée du travail de ses journalistes : opérations de relecture, expertise sur divers sujets, mise en contact avec son propre carnet d’adresses, etc. 

Enfin, le rédacteur en chef intervient dans les étapes d’impression ou de publication de son journal : validation du BAT, relecture avant publication en ligne, communiqués de presse, etc. 

Très impliqué dans la vie de son journal, c’est lui qui en prend la défense devant les médias en cas de sujet polémique. Il veille aussi à la longévité de sa rédaction en effectuant un contrôle du budget et en procédant à un recrutement actif et judicieux. 

Devenir rédacteur en chef : se former et pratiquer 

Pour mener à bien les missions d’un réacteur en chef, il faut commencer à exercer la profession de journaliste. En effet, ces responsables de rédaction ont accédé à leur poste après quelques années de travail, portés par un bon carnet d’adresses et des expériences professionnelles réussies. 

Le rédacteur en chef occupe donc une fonction très prisée, qui lui vaut d’être hautement rémunéré : en début de carrière, sa rétribution ne descend pas sous la barre des 3000 euros mensuels. 

Forts de leur apprentissage premium et très axé sur la pratique, les étudiants de lISFJ sont très rapidement en mesure de prendre en charge avec succès les missions d’un rédacteur en chef. La modalité de l’alternance, les travaux pratiques répétés et la constitution d’un carnet d’adresses professionnelles sont des éléments qui leur viennent en aide pour évoluer professionnellement vers ce poste à responsabilité. 

Le rédacteur en chef mène à bien diverses missions en ayant constamment à cœur de faire vivre son journal dans le respect de ses valeurs et de sa ligne éditoriale. 

 

Le journalisme d’investigation, qu’est-ce que c’est ?

Actualité publiée le 23 mai 2022

Définir le journalisme d’investigation s’avère difficile, mais on s’accorde pour considérer qu’il s’agit de l’aboutissement d’une enquête de fond sur le long terme qui vise à dévoiler des informations gardées confidentielles par des personnalités de pouvoir. Comment caractériser cette spécialité et quelle voie prendre pour s’y former ?

Journalisme d'investigation  

Le journalisme d’investigation : histoire et évolution

L’UNESCO considère que le journalisme d’investigation consiste à dévoiler au public des affaires gardées secrètes par une personne exerçant une fonction au sein du gouvernement d’un État.

Ainsi, la notion de journalisme d’investigation varie selon le système politique et l’organisation gouvernementale en place. Dans les États démocratiques, le professionnel de l’information doit faire preuve d’un long processus de recherche pour que son travail soit qualifié de journalisme d’investigation. En revanche, dans les pays à la démocratie émergente, des textes critiques ou des écrits remettant en cause l’état du système politique peuvent être considérés comme tels.

On a longtemps fait s’opposer le journalisme d’investigation et le journalisme politique. C’est dans l’entre-deux-guerres que se développe la notion et que de grands reporters de terrain voient leur travail reconnu, comme c’est le cas du célèbre Albert Londres. Mais l’exemple le plus emblématique reste l’affaire Dreyfus, révélée par Emile Zola.

Plus tard, dans les années 1970, des journalistes isolés entreprendront un travail journalistique se basant sur des recherches sourcées pour révéler des vérités cachées par les pouvoirs en place. C’est à ce moment que les grands journaux commencent à assumer leur rôle d’éditeurs de ces enquêtes, jusqu’alors publiées sous forme de livre ou d’essai.

Dans les années 1990, c’est l’ensemble des grandes rédactions qui pratique le journalisme d’investigation. Des dossiers remettant en cause les grands partis politiques, les institutions ou les procédures administratives sont publiés. Certains articles ont même permis de définir des formes de criminalité jusqu’alors ignorées, comme le délit d’initié ou les emplois fictifs.

Les années 2000 confirment la prépondérance du journalisme d’investigation qui se positionne aujourd’hui comme la revanche de la presse écrite sur les médias digitaux et audiovisuels.

 

Comment apprendre la méthodologie du journalisme d’investigation ?

La méthode qui fait le succès du journalisme d’investigation ne peut être maîtrisée qu’après de longues années d’études et de pratique du métier.

Le travail de recherche rigoureux que nécessitent la construction et le suivi d’une enquête demande que le journaliste ait suivi une formation spécialisée. Son cursus doit lui permettre de développer ses compétences d’enquêteur, de travailler ses capacités relationnelles et de mettre en pratique ses connaissances à l’occasion de stages au sein de rédactions.

Les écoles de journalisme reconnues par la profession sont généralement des établissements privés d’enseignement supérieur. L’ISFJ propose des formations spécialisées dans le journalisme qui comportent la modalité de l’apprentissage en alternance. En effet, rien ne remplace l’expérience sur le terrain en matière d’enquête. En 5e année du cycle mastère, les étudiants qui le souhaitent sont orientés vers la spécialité du journalisme d’investigation.

Attention, par journalisme d’investigation, on n’entend pas révéler un scoop obtenu grâce à la fuite malencontreuse de documents confidentiels. Il faut qu’il y ait un véritable travail d’enquête en profondeur, et cela demande d’avoir suivi une formation complète et d’acquérir une solide expérience professionnelle.

Comment faire du journalisme local, et à quoi sert-il ?

Actualité publiée le 20 mai 2022

Si on a cru à la fin du journalisme local, on assiste au renforcement et à la redynamisation des rédactions de proximité, souvent autonomes, autogérées et numériques. À quoi tient cette reprise d’activité du secteur, quel est l’intérêt de ce journalisme local et comment y participer ?

 Journalisme photo

Le journalisme local : garant de l’indépendance et de la véracité de l’information

À l’heure des médias numériques et des dérives de l’information en ligne, le journalisme local se positionne comme garant de la qualité de l’information. Souvent incarné par un correspondant local de presse, il est considéré comme support d’une information indépendante. En effet, le journaliste qui travaille dans ces conditions n’est pas soumis à des obligations vis-à-vis de la direction de la rédaction.

Il est crucial qu’existe au sein des métropoles, des communes ou à l’échelle régionale, des rédactions capables de mener un travail d’investigation efficace et en profondeur. Un bon travail d’enquête suppose d’être mené sur le long terme et sur divers sujets. Il nécessite à ce titre d’être pris en main par un professionnel formé aux méthodologies de l’enquête journalistique.

Naturellement, le journalisme local a une tendance à être politisé. La survie de ce type de journalisme garantit la représentation au niveau local de la diversité d’opinion politique. Le journalisme local favorise le contact avec les citoyens et devient aujourd’hui un facteur prépondérant de cohésion sociale. En effet, il relaie les informations ayant un impact sur la vie quotidienne des lecteurs, fait état de la situation politico-sociale et contribue à la vie culturelle de proximité en couvrant les événements, foires ou expositions.

Il renforce donc  le sentiment du lecteur de faire partie d’une communauté, lui rendant sa place centrale de citoyen au sein d’une démocratie. Face à l’afflux toujours plus important d’informations numériques, le journalisme local revêt une importance capitale dans la vie d’une cité.

 

Comment participer au retour du journalisme local ?

Le journalisme local réussit à survivre, généralement grâce au soutien d’abonnés ou de ses lecteurs. De fait, les rédactions locales sont donc majoritairement des médias libres, indépendants des pouvoirs publics, des partis politiques, des associations ou des puissances financières.

Un journaliste local peut travailler au sein d’une rédaction écrite, mais aussi télévisée ou radiophonique. Au niveau local, il n’est pas rare que les rédactions autogérées (ou de petite taille) ne proposent pas de version papier de leur journal. Ainsi, les journalistes locaux travaillent régulièrement sur des médias informatiques. Il leur faut donc être formés aux outils numériques du journalisme : conception d’émission web, maîtrise des réseaux sociaux, construction de magazine digital etc.

Ces enseignements sont proposés dès la première année du Bachelor Journalisme de l’ISFJ, établissement de référence dans les formations en alternance des professions de l’information.

L’intérêt des lecteurs pour un journalisme local d’investigation, de proximité et de qualité ne fait que s’accroître. La nouvelle génération de professionnels de l’information aura tout intérêt à participer à cette renaissance.

Google Journalist Studio : de nouveaux outils grâce à l’IA

Actualité publiée le 12 mai 2022

Les outils issus de l’intelligence artificielle s’imposent aujourd’hui dans le travail du journaliste. Il s’agit d’avoir recours aux logiciels pour permettre au journaliste de se décharger de certaines tâches et de mettre à profit ce gain de temps pour produire des articles de fond. Quels sont donc ces nouveaux outils du journaliste issus de l’intelligence artificielle ?

Outils du journaliste

Google Journalist Studio, le pack d’outils informatiques pour le journaliste

Google Journalist Studio se conçoit comme une suite d’outils issus des technologies de l’intelligence artificielle qui doit permettre aux journalistes d’être plus performants dans le traitement de l’information.

Cette suite de logiciels prend la forme d’une plateforme qui s’est déjà fait une place parmi les outils quotidiens du journaliste. En effet, Google Journalist Studio propose divers logiciels et couvre ainsi tous les besoins d’un professionnel.

La plateforme comprend :

– Un moteur de recherche : le Datasearch.

– Un moteur de recherche pour vérifier la véracité d’une information : FactCheck Explorer.

– Un outil qui transforme les données en support visuel, pour une meilleure compréhension.

– Un outil qui analyse les tendances de recherche des internautes : Google Trends.

– Un logiciel qui protège les médias des attaques informatiques DDoS : Project Shield.

La sortie de cette suite de logiciels s’inscrit dans le concept Google News initiative. Il s’agit pour le géant du web de contribuer au développement du journalisme numérique. Le succès de Google Journalist Studio ne se dément pas, incitant les développeurs américains à sortir rapidement de nouveaux outils de travail issus de l’intelligence artificielle spécialement conçus pour les journalistes.

Les futurs outils du journaliste issus de l’intelligence artificielle

Google a déjà annoncé le lancement futur de Pinpoint. Cet outil permettra au journaliste de passer en revue le contenu de documents de grand volume. L’identification des personnes, des organisations et lieux les plus fréquemment mentionnés dans le corps du texte est automatisée par le programme. Google souhaite proposer rapidement de coupler cet outil avec un autre : The Common Knowledge Project. Ce logiciel reprend le concept de la traduction des données en informations visuelles de type infographique, faisant gagner en clarté le propos du journaliste.

Les propositions de Google, à la pointe de la technologie, ont considérablement agrémenté la trousse à outils du journaliste. Ainsi, les écoles spécialisées dans le journaliste, comme l’ISFJ, intègrent déjà dans leurs formations la maîtrise experte de ces logiciels informatiques.

Le monde de l’information a su prendre part au virage de l’intelligence artificielle, en intégrant les outils qu’elle propose au travail du journaliste. Son évolution est d’une rapidité considérable et les entreprises de développement de ces logiciels travaillent généralement sur plusieurs projets à la fois. Leur dynamisme contraint la profession journalistique à s’adapter rapidement.

Qu’est-ce que le métier de Journaliste Reporter d’Images Monteur ?

Actualité publiée le 10 mai 2022

Le Journaliste Reporter d’Images Monteur est un expert du journalisme dont le profil est de plus en plus recherché par les rédactions du monde entier. Autonome et disposant de compétences exceptionnelles, qui est-il et comment se former pour exercer ce métier avec succès ?

Journaliste-reporter-images-monteur

Le Journaliste Reporter d’Images Monteur : un professionnel autonome

Le métier du Journaliste Reporter d’Images Monteur consiste à produire des reportages de haute qualité journalistique, à les enregistrer et à les monter seul sous la forme d’un reportage. À ce titre, lorsqu’un sujet lui est confié, le JRIM travaille quasiment exclusivement en autonomie. C’est lui qui suit son enquête sur le terrain, recueille des informations, filme des témoignages et repère les lieux de tournage.

Il officie aussi en post-production : il est son propre monteur, s’occupe d’enregistrer et d’intégrer les commentaires nécessaires à la compréhension de son reportage et de l’enregistrer sous un format propice à sa bonne diffusion.

Naturellement, il est possible que le Journaliste Reporter d’Images Monteur soit accompagné d’un technicien du son ou de l’éclairage, mais cela reste rare. En effet, le JRIM et travaille seul afin de pouvoir rester flexible et d’opérer rapidement en suivant le rythme de l’actualité. C’est un professionnel aux multiples casquettes, qui effectue plusieurs activités : l’enquête journalistique, l’enregistrement des images ou des vidéos de son reportage et le montage de son œuvre finale.

Le Journaliste Reporter d’Images Monteur dispose donc d’un savoir-faire exceptionnel dans de multiples domaines :

– Culture générale, droit de la presse, de l’information et de l’image.

– Excellence rédactionnelle, connaissance pointue du monde journalistique.

– Connaissances solides en économie, environnement, géopolitique, mode, etc.

– Recours aux équipements professionnels d’enregistrement du son et de l’image : caméras, téléphones, appareils photo, etc.

– Utilisation des logiciels de post-production et de montage, etc.

Le Journaliste Reporter d’Images Monteur : des compétences techniques

Ainsi, le Journaliste Reporter d’Images Monteur doit savoir travailler seul au quotidien. Dans l’exercice de son travail, il s’adapte aux conditions sur le terrain, qui ne doivent pas influencer à la baisse la qualité de ses productions. Il est aussi constamment disponible, afin de répondre aux besoins de sa chaîne d’information ou des rédactions avec lesquelles il travaille (s’il officie en indépendant).

Avec le développement massif des nouvelles technologies et la démocratisation des réseaux sociaux et des chaînes d’information en continu, les Journalistes Reporter d’Images Monteur sont devenus des professionnels multitâches vivement recherchés par les rédactions. Très sollicités, ils doivent savoir travailler en dernière minute, au cœur de l’actualité et dans des conditions extrêmes : ils peuvent être envoyés sur leur lieu de tournage en urgence.

Pour être en mesure de prendre en main efficacement les missions du Journaliste Reporter d’Images Monteur, il faut donc suivre une formation dans une école spécialisée en journalisme. Certains établissements proposent en effet un programme qui prend en considération les récentes mutations du métier du journalisme : un apprentissage spécifique au digital, aux reportages audiovisuels et à l’utilisation des nouvelles technologies. L’ISFJ propose un cursus complet en Journalisme, qui permet de se former à l’exercice du métier de JRIM.

Le Journaliste Reporter d’Images Monteur peut être employé par un journal ou une chaîne de télévision, ainsi que travailler en tant qu’indépendant à son propre compte.

Editorialiste: le garant de la philosophie et de l’identité de son journal

Actualité publiée le 9 mai 2022
L’éditorialiste est chargé de l’écriture de l’édito d’un journal dans lequel il exprime son opinion ou prend position sur un sujet. Poste à responsabilité morale, quel est précisément son rôle au sein d’une rédaction, comment travaille-t-il ?
 
 
 Editorialiste

Editorialiste: le seul journaliste de la rédaction à donner son avis

 
Il est le personnage clé de l’identité d’une rédaction. Au travers de ses éditos écrits ou de ses prises de parole, il défend son opinion et prend position sur un sujet d’actualité, de politique ou de société tout en demeurant dans la veine éthique de son journal. Au sein d’une rédaction, il est le seul journaliste à pouvoir refléter son opinion personnelle, contrairement aux autres rédacteurs qui doivent observer les principes de neutralité et objectivité dans la livraison de l’information.
 
Les interventions de l’éditorialiste visent à susciter l’intérêt, la réflexion et les débats auprès de sonaudience et peuvent même aller jusqu’à influencer l’opinion publique. Ses interventions engagent donc toute la rédaction, c’est pour cela qu’il expose en réunion ses positions à son équipe.
 
L’éditorialiste est un journaliste sédentaire, qui travaille seul à la rédaction de son article. En amont de son édito, il observera un rôle de veille de l’actualité, d’analyse des événements et de recherches sourcées pour appuyer ses positions. Il s’agit d’une fonction très importante, comprenant une grande responsabilité morale et qui n’est pas confiée à un débutant.
 

Comment devenir éditorialiste ?

 
L’éditorialiste a débuté sa carrière dans le journalisme, discipline dans laquelle il excelle. Il s’agit d’un rédacteur hors pair, qui a le sens de la bonne formule et vulgarise facilement un sujet pointu. Expert de son domaine, il fait preuve d’une grande culture générale, de sens critique et d’esprit d’analyse.
 
Pour atteindre un poste d’éditorialiste, il est nécessaire en premier lieu d’exercer comme journaliste, au sein d’une rédaction écrite, télévisuelle, radiophonique ou web. Un cursus complet, sérieux et professionnalisant est attendu et obligatoire.
 
Les formations aux métiers du journalisme sont divulguées par des écoles spécialisées. C’est le cas du Mastère de l’ISFJ, qui peut être débuté dès le niveau Bachelor après le bac et se poursuit jusqu’au niveau Mastère. Cette formation permet l’accès à un enseignement d’excellence, completet hétéroclite. Les étudiants profitent aussi d’une partie de l’année en alternance, auprès d’une rédaction. L’occasion de techniciser sa formation, mais aussi de commencer à construire son carnet d’adresses.
 
L’éditorialiste a donc un rôle central dans la vie d’une rédaction. Il doit faire preuve d’excellentes qualités journalistiques mais être aussi capable de défendre ses opinions de manière compréhensible. Évolution du métier de journaliste, un éditorialiste aura besoin d’accumuler de l’expérience pour atteindre son poste et de se créer un excellent carnet d’adresses.

ISFJ x Modart : Réalisation d’un magazine de mode

Actualité publiée le 6 mai 2022

Pour cette 3e édition, les étudiants en cinquième année de Mastère à l’ISFJ et Modart sont de nouveaux réunis pour créer un magazine de mode de A à Z. Ligne éditoriale, interviews, reportages, rédaction d’articles, un sacré défi pour ces étudiants issus d’univers différents.

 

1 semaine, 9 magazines tel est le challenge des étudiants en Mastère Journalisme à l’ISFJ et Communication de Mode à Modart. Fort de ses 16 écoles, le Réseau des Grandes Ecoles Spécialisées n’hésite pas à créer des collaborations entre ses écoles. Depuis 3 ans, l’ISFJ et Modart s’associent dans la création d’un magazine de mode. Un excellent moyen pour leurs futurs diplômés d’apprendre en condition réelle. L’objectif est simple, rendre un magazine d’une trentaine de pages avec comme exercices demandés un moodboard en lien avec les fashion show SS 21-22, un article sur les nouvelles tendances et un article sur un alumni Modart. Pour les autres articles libres aux étudiants de choisir le thème.

Fusion des connaissances, au travers de ce séminaire, les étudiants de l’ISFJ apportent leur expertise rédactionnelle. Ils aident à définir l’angle des articles et à les rédiger. De leur côté, les étudiants de Modart offrent leurs compétences sur les tendances et les cultures mode.

Pendant ces 5 jours, les différents groupes sont suivis et coachés par des professionnels en activité : Julie Caron, journaliste pour le magazine Marie-Claire, Clémence Floc’h, journaliste Mode et beauté et Philippe Chlous, journaliste. Des personnalités essentielles pour l’élaboration de ce projet.

Défi relevé

Les étudiants ont dû faire face à certaines contraintes lors de cette semaine. La première, le timing, selon Clémence Floc’h, « il fallait être assez rapide sur la semaine, ils ont eu les consignes le lundi matin pour un rendu vendredi matin avec un passage devant le jury vendredi après-midi ».

Phillipe Chlousavoue avoir eu des craintes sur cette collaboration, « ce sont deux métiers différents ». Une crainte qui s’est très vite dissipée « le séminaire s’est déroulé en bonne intelligence et dans la bonne ambiance », « il y a eu un mixe entre le côté artistique et le côté journalistique, c’est une excellente idée et une très bonne expérience ».

Un séminaire qui a plu à l’ensemble des étudiants. Selon Emilie Chenot, étudiante en Mastère Journalisme, ce projet permet « de savoir faire confiance à son équipe ». En effet, les étudiants des deux écoles ne se connaissaient pas, un challenge en plus pour l’ensemble des groupes.

A la fin de la semaine, le jury a délibéré et élu le meilleur magazine, un choix qui s’est porté vers Anamorphose, « un magazine de qualité tant sur le fond que sur la forme » selon Ludovic Place, Directeur de l’ISFJ. Il tient à souligner l’implication et le travail de tous les étudiants au cours de ce séminaire. Défi réussi pour l’ensemble des groupes !

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