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Intelligence artificielle : quels enjeux pour le journalisme ?

Actualité publiée le 4 novembre 2021

L’IA dans le journalisme apporte une aide considérable aux professionnels afin de trier les informations et de gagner du temps pour produire des contenus de qualité. Loin de remplacer le travail du journaliste, l’Intelligence Artificielle s’avère une alliée de choix. Le point sur les liens entre Intelligence Artificielle et journalisme. 

Machine à écrire avec intelligence artificielle

Pourquoi recourir à l’Intelligence Artificielle dans le journalisme ? 

En journalisme, l’Intelligence Artificielle revêt diverses facettes et peut prendre en main un très grand nombre de tâches fastidieuses, comme :  

– La détection et l’extraction des données.  

– La vérification automatique des informations.  

– La production d’écrits ou de graphiques. 

– La diffusion des contenus. 

– La retranscription d’entrevues audio ou vidéo. 

– La classification des articles. 

Pour les professionnels, les systèmes dotés de l’Intelligence Artificielle permettent d’obtenir un très grand nombre d’avantages : rapidité, simplification des procédures complexes, élargissement du champ médiatique à des domaines jusqu’ici peu traités, optimisation de la couverture en temps réel de l’actualité ou encore renforcement du lien entre le public et les médias. En effet, l’Intelligence Artificielle permet aux grandes maisons du journalisme de proposer à leurs lecteurs des contenus personnalisés, choisis en fonction de leurs préférences ou encore de leur localisation.  

En pratique, l’IA n’est pas une menace pour la profession journalistique et les systèmes ne remplaceront pas l’être humain. Derrière le travail d’automatisation d’un logiciel, un journaliste professionnel est chargé de paramétrer la machine, ainsi que de vérifier les résultats et les productions obtenus.  

L’Intelligence Artificielle : vers le renouveau du journalisme 

Le développement de l’Intelligence Artificielle dans le journalisme représente des enjeux fondamentaux et laisse entrevoir des retombées très positives pour le secteur. Véritable aide pour les professionnels, l’IA n’a pas vocation à remplacer les journalistes reporter, mais bien à les seconder en leur dégageant du temps.  

Pendant longtemps, le monde du journalisme n’a pas évolué aussi rapidement que celui des nouvelles technologies. Les journalistes ont été dans l’incapacité de faire face au flux d’information quotidien avec les instruments traditionnels. Le recours à l’automatisation est donc devenu nécessaire. En prenant en charge 8 à 12 % des tâches actuelles des reporters, l’IA permet aux journalistes de se concentrer sur un travail permettant de produire du contenu à valeur ajoutée : longs formats, grandes interviews, etc. 

Les recruteurs des grands médias internationaux sont très attentifs à la formation de leurs futurs collaborateurs. En effet, de nos jours, il est exigé des journalistes qu’ils soient capables de maîtriser l’Intelligence Artificielle. À ce titre, les cours de l’ISFJ sont assurés par des enseignants issus du monde professionnel. Ayant à cœur de proposer un contenu pédagogique qui reflète les réelles pratiques du secteur, les intervenants de l’établissement permettent à leurs étudiants de découvrir et de maîtriser les outils actuels du journalisme, dont les interfaces d’Intelligence Artificielle. 

L’Intelligence Artificielle dans le journalisme n’a pas vocation à remplacer l’humain. Au contraire, elle représente un enjeu crucial et se positionne comme un excellent moyen de gagner du temps face au nombre toujours plus croissant de sources à vérifier ou de contenu à relayer.  

Techniques d’interview à l’ISFJ : les soft-kills pour une meilleure interview audiovisuelle

Actualité publiée le 22 octobre 2021

Les étudiants en 2ème année ont rencontré Laurence DELLEUR, journaliste et réalisatrice, pour un cours de techniques d’interview. Forte de son expérience sur France 5 (émission “C’est dans l’air) et sur France 2 (réalisation d’un documentaire pour l’émission “Infrarouge), elle offre ses conseils avisés pour un exercice bien précis : deux interviews en deux jours top chrono.   

 Des personnes en préparation d'interview

L’échange, une qualité importante pour une meilleure interview 

Pour ce cours techniques d’interview, la diffusion se fait en radio et en télévision. Il est alors primordial de comprendre en quoi une entrevue audiovisuelle est différente de celle écrite, lue sur magazine : “dans l’interview audiovisuelle, la forme importe autant que le fond. Il faut cerner les contraintes et apprendre à travailler vite puisque je demande aux étudiants de réaliser deux interviews en deux jours, une en studio, l’autre en plateau annonce Laurence. C’est la réalité du métier. Il n’y a cependant pas que la rapidité qui compte. Il faut aussi trouver le bon sujet d’actualité avec un angle spécifique qu’il faudra garder tout au long du travail. Une interview réussie dépend aussi de la relation entre l’interviewé et l’intervieweur. Le journaliste doit alors installer un climat de confiance pour tirer les informations intéressantes et apporter une fluidité dans l’échange. Ecouter la personne en face est une qualité à avoir, celle-ci s’acquiert avec l’expérience.  

Le temps n’est pas toujours une question de chance 

Pour Alexandre, étudiant en 2ème année de Bachelor Journalisme, cela n’a pas été évidemment de se mettre dans le rôle d’un journaliste en si peu de temps : on est plongé dans le bain, on est là pour ça. On ne va pas se plaindre d’apprendre en conditions réelles” affirme-t-il. Il continue en ajoutant : “trouver le contact, le bon timing avec celui-ci, avoir le bon horaire, être sûr qu’il soit là, trouver un back-up au cas où, voire plusieurs... Être prêt à chaque imprévu, ce n’est pas facile mais ça nous apprend à nous débrouiller, et ça, j’aime bien”. Le temps demande donc de l’anticipation et par conséquent de l’organisation malgré les aléas venant frapper la capacité d’adaptation de chacun. A la fin de cette expérience, Laurence prend un temps de décryptage : on ne peut pas être bon du premier coup. Ils vont apprendre de leurs erreurs, c’est tout ce quelle leur souhaite. Elle espère ainsi aider les étudiants à appréhender le journalisme malgré les contraintes de ce métier passionnant.  

Cours de presse écrite digitale à l’ISFJ : manier l’art de la plume à bon escient

Actualité publiée le 12 octobre 2021

Les étudiants de l’ISFJ ont pu apprendre auprès d’Emmanuelle LIBERT, consultante d’édition, les secrets de la presse écrite digitale. Au programme de ce cours, techniques éditoriales et soft skills pour mieux appréhender le monde professionnel 

 Une étudiante lisant un article d'actualité

 

Consultante éditoriale depuis 10 ans, Emmanuelle LIBERT a suivi une formation dans le journalisme. Experte dans le domaine, elle accompagne de grands groupes dans leur transformation digitale et éditoriale. Forte de son expérienceelle transmet aux étudiants en Bachelor Journaliste Web et Multimédia de l’ISFJ toutes ses connaissances sur la rédaction de contenu au format numérique. 

Quand rédaction rime avec digital 

Dans ce cours, l’accent est mis sur la rédaction d’articles pour les sites d’information en ligneLes étudiants apprennent l’importance de l’écriture en fonction du média visé. La cible n’étant pas la même d’un média à l’autre, les attentes sont différentes. Le web demande un contenu plus court et plus direct avec des règles de SEO (référencement naturel)un procédé inexistant pour la presse écrite. 

L’enjeu de ce cours est de rendre le contenu plus intéressant et plus vivant au quotidien. Cela va donc au-delà du textuel. Comment intégrer une vidéo, embarquer un podcast dans un articledans le seul but d’enrichir son contenu et d’accroitre le trafic sur le site ? Telle est la problématique à laquelle se heurtent les futurs journalistes de demain. Pour y répondre, Emmanuelle leur donne des astuces. Augustin explique qu’il faut porter une attention particulière aux différentes balises à utiliser en fonction du titre, du chapeau, pour une meilleure structure. Il y a aussi des liens hypertextes, des mots-clésdes images à intégrer dans notre stratégie éditoriale pour améliorer le référencement de l’article. 

La pédagogie : une question de pratique et de confiance en soi 

Emmanuelle propose un cours interactif avec beaucoup de pratique basé sur de l’actualité chaude. Son mot d’ordre : l’autonomiece que confirme Lou : “cela nous stimule, on participe, on échange tous ensemble, on débatElle nous même laissé la liberté des sujets. Ses attentes sont très claires : “J’espère qu’ils seront, à l’issu de cette formation, le plus autonomes possible. Quand ils arriveront dans une rédaction web avec toutes les clés, ils pourront s’adapter et s’intégrer facilement  confie-t-elle.  

Emmanuelle remarque le talent des étudiants « en termes de compétences techniques, il y a déjà dans cette classe des petites plumes qui pourront nous étonner dans quelques mois ”. Des mots encourageants pour développer sa confiance en soi et oser tester de nouvelles choses. La clé de la réussite selon elle : “il faut s’entraîner pour s’améliorer . Ils ne seront pas experts du jour au lendemain mais la pédagogie employée leur apporte un bagage journalistique suffisant pour avancer dans ce domaineC’est notamment le cas pour Augustin. Grâce à son alternance en tant que rédacteur web chez BPI France, il se sent prêt aujourd’hui à se lancer en free-lance si on le missionne pour de la rédaction web. 

 

Cours de présentation TV : Nathanaël DE RINCQUESEN met son talent au service des 5ème année

Actualité publiée le 29 septembre 2021

Chaque année, les étudiants de l’ISFJ bénéficient de cours dispensés par des professionnels du journalisme. Pendant une semaine, les 5ème année ont pu apprendre auprès de Nathanaël DE RINCQUESEN, journaliste à France Télévision, les conditions réelles d’une présentation TV. Zoom sur la pédagogie de ce reporteur connu du petit écran.   

 Nathanaël DE RINCQUESEN devant les locaux de l'ISFJ

Avec un parcours riche en expériences télévisuelles et journalistiques, c’est avec joie que Nathanaël se tourne vers l’enseignement. Au programme de cette semaine, un seul mot d’ordre : l’angle journalistique. 

L’apprentissage : un avancement pas à pas 

 

Lors de ce cours de présentation JT, il ne cesse de répéter l’importance de maîtriser et respecter l’angle journalistique, choisi au préalable par les 5ème année. Ainsi, il les invite à trouver un sujet avec un angle spécifique pour un reportage d’une minute trenteCette méthode de procéder facilite le travail de montage :  c’est comme une route à suivre avec des panneaux indiquant la bonne direction. Tenir son angle évite de se perdre et de perdre le téléspectateur” dit-il avec ses mots. A la fin de cette semaine, les étudiants présenteront leur reportage sur le plateau TV de MCE en conditions réellesIls apprendront ce jour-là à lancer leur reportage et faire un commentaire sur image en direct, tout comme à la télévision. Nathanaël termine en disant que « le projet final, c’est de mettre toutes les chances de leur côté pour qu’ils soient prêts à travailler dans une rédaction et qu’ils trouvent du travail en tant que journaliste ». 

 

Intervenir à l’ISFJ, un choix professionnel mais aussi personnel  

 

Quand ça ne me plait pas, en général, je m’en vais” annonce NathanaëlAmi de longue date dLudovic PLACE, Directeur de l’ISFJ, il lui semblait naturel d’accepter l’invitation à transmettre son savoirTrouvant cette idée amusante, il découvre cette autre facette de son métier. En effet, il est agréable pour lui de constater le talent des étudiants, d’entendre leurs idées et de voir leur motivation dans un domaine où il est compliqué de se faire une place. Son expérience lui permet d‘accompagner les futurs journalistes de demain. Une piqure de rappel est parfois nécessaire pour orienter les étudiants vers la meilleure approche possible. Il conclut cette interview en soulignant le fait qu’il “aime discuter avec d’autres générations et d’avoir des regards différents ”ce qui lui permet de continuer à apprendre et à s’enrichir.  

Quels sont les nouveaux médias innovants ?

Actualité publiée le 15 septembre 2021

Dans l’univers des médias, de nouveaux formats innovants émergent et rencontrent un franc succès. Axés sur les réseaux sociaux et l’information directe et facile d’accès, en quoi consistent-ils et comment faire pour travailler à son tour sur une forme inédite ?

Nouveaux médias : s’adapter à la demande

Face à la crise du secteur, les médias professionnels ont dû s’adapter aux nouveaux modes de consommation de l’information afin de proposer des formats inédits pour soutenir et présenter leur contenu informatif.

Les nouveaux médias ont ainsi massivement recours aux réseaux sociaux et aux plateformes collaboratives sur le net. Par exemple, l’espace le plus investi par les médias nouvelle-génération, c’est YouTube. Sur le site, des vidéos ont vu le jour avec un format plus long, ainsi qu’un contenu plus enrichi et travaillé. À titre d’exemple, le journal Le Monde y a proposé sa première vidéo Open Source. En collaboration avec la nouvelle chaîne média BellingCat, les journalistes ont repris tous les documents multimédias accessibles librement en ligne, afin d’élucider une enquête.

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Aux côtés de YouTube, la plateforme Twitch propose un changement majeur dans les formats d’accès aux contenus d’actualité. Le site offre aux médias un positionnement cohérent avec la demande de la nouvelle génération d’adeptes du réseau social, friande d’événements live et interactifs. Ainsi, les YouTubeurs les plus connus s’associent à la plateforme pour diffuser des programmes qui réunissent quotidiennement plusieurs dizaines de milliers d’adeptes.

L’exercice de l’interview est aussi revisité par les professionnels des médias, grâce à ces nouveaux espaces de diffusion. Ainsi, des formats longs, comme ce que propose Thinkerview ou Clique TV rencontrent un franc succès.

Parallèlement au recours massif à la vidéo, les médias papier investissent la sphère audio en proposant un format podcast. Les abonnés au Monde Diplomatique ont accès à l’intégralité du contenu de la rédaction en podcast et les visiteurs ponctuels se voient offrir trois articles audios gratuits par semaine.

Quels sont les prochains nouveaux formats de médias ?

D’autres formats inédits de médias sont en train de voir le jour, qui ont recours à des plateformes de journalisme innovantes basées sur les nouvelles technologies. Ainsi, il est possible d’utiliser les techniques de la vidéo 360° ou de la 3D afin de proposer de l’information sous un format ludique, interactif et attrayant. L’objectif des professionnels est

de créer de nouveaux usages. Pour collaborer à cette recherche, il est important de se former au préalable aux techniques et aux méthodes du journalisme.

Il est donc essentiel de suivre une formation en journalisme solide et de haut niveau académique, et qui comporte l’étude et la maîtrise des nouvelles technologies appliquées au secteur de l’information. Connaître et comprendre le MOJO ou le journalisme en ligne est une compétence incontournable pour faire carrière dans le secteur. À ce titre, l’ISFJ propose des formations complètes qui comprennent l’étude et l’apprentissage pratique des instruments des médias d’aujourd’hui.

Avec l’essor des nouvelles technologies, les possibilités de créer de nouveaux formats pour les médias sont infinies. Les nouvelles générations de journalistes doivent impérativement maîtriser ces nouveaux outils afin de faire carrière.

Quels sont les meilleurs sites d’information ?

Actualité publiée le 8 septembre 2021

Le Web est aujourd’hui une grande source d’information, mais aussi d’actualités mensongères du type fake news. Quels sont alors les meilleurs sites pour une information viable et de qualité ?

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Quels sont les meilleurs sites des grandes rédactions internationales ?

Les grands journaux (généralistes comme spécialisés) ont tous une version internet. La rédaction de France Info offre un site d’actualité généraliste qui propose un grand choix de catégories : économies, sciences, politique, etc. La plateforme renvoie même aux blogs personnels de ses journalistes.

Le Monde présente sur son site les écrits de ses journalistes les plus renommés. La version web est aussi analytique et qualitative que le journal papier. Il est cependant nécessaire de s’abonner pour pouvoir lire l’intégralité du contenu de la plateforme. Il est aussi possible de citer lefigaro.fr, qui fait preuve de la meilleure audience en ligne.

L’agence de pression internationale Reuters Reuters (Britannique) a construit une plateforme internet très bien fournie, fiable et neutre. Quant au site Brief.news, il permet de tout savoir de ce qui se passe dans le monde de manière rapide.

Enfin, la BBC est le plus grand diffuseur au monde. Financé par le gouvernement britannique, il n’est pas lié aux intérêts des entreprises. Le site de la rédaction utilise intelligemment tous les codes de l’Internet d’aujourd’hui. Dynamique, inclusif et attractif, il propose notamment 5 mini-séries très appréciées des internautes.

Les 3 meilleurs sites d’information indépendants

Les initiatives d’information indépendante et citoyenne sur le net se multiplient et redonnent du dynamisme au secteur, en berne depuis quelques années. Attention, cependant, il est essentiel que les contenus diffusés sur ces plateformes soient vérifiés, afin d’éviter les fake news ainsi que les informations diffamantes et sans fondement.

À ce titre, il est possible de citer le site de Médiapart, qui ne vit que des abonnements de ses lecteurs (la plateforme est exempte de publicités et ne touche aucune subvention). Cette initiative est proche de la plateforme anglophone AP. Quant au slow journalisme est représenté par des plateformes autonomes, comme sept.info, qui offre des reportages et des investigations menées par ses journalistes experts.

La Toile offre une infinité de possibilités afin de proposer une information viable et facilement accessible pour les internautes. Internet étant ouvert à tous, le danger est que les informations de source non vérifiées soient visibles et accessibles au même titre que les actualités émanant de sources professionnelles. Les futurs journalistes doivent donc tout connaître des dynamiques du web, des formats digitaux et des technologies du numérique. Ils utiliseront leurs compétences afin de promouvoir l’information de qualité sous une forme attractive pour le public.

L’ISFJ a déjà intégré à son Programme Journalisme l’étude des techniques et des méthodes d’investigation professionnelles, ainsi que l’apprentissage et la maîtrise des outils digitaux. Les étudiants sont donc amenés à utiliser les instruments du numérique : journalisme web ou MOJO sont au programme dès le cycle Bachelor.

Les grandes éditions ont rapidement pris le tournant du numérique et proposé le contenu de leur journal en ligne. La majeure partie propose un abonnement annuel ou mensuel afin d’accéder à l’intégralité du contenu de leur plateforme.

Qu’est-ce que le journalisme immersif ?

Actualité publiée le 25 août 2021

Le journalisme immersif vise à permettre au spectateur de vivre un documentaire ou un reportage filmé comme s’il était au cœur de l’action. Pour y parvenir, le format immersif a recours aux nouvelles technologies, comme la réalité virtuelle ou l’intelligence artificielle.

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Le journalisme immersif : des débuts sur la toile

La première journaliste à pratiquer le journalisme immersif est Nonny de la Peña, en associant pour la première fois le reportage journalistique et la réalité augmentée. En 2016, elle collabore avec le Washington Post qui élabore une application permettant de comprendre l’affaire « Freddie Gray » de manière inédite. En ayant recours à des images 3D, des cartes et des textes reprenant les documents judiciaires, l’initiative permet au public de comprendre avec un œil différent le cas présenté devant les tribunaux. Le journalisme immersif ne s’arrête pas là : le New York Times, en 2018 sortait une application en collaboration exclusive avec l’éditeur Apple afin de permettre à ses abonnés de suivre de près 4 athlètes participant aux Jeux olympiques.

C’est pendant les années 2000 que les contenus faisant appel aux codes du journalisme immersif apparaissent gratuitement sur les réseaux sociaux. Par exemple, depuis 2020, le New York Times s’est associé avec Facebook afin de proposer des filtres de réalité augmentée disponibles sur le compte Instagram de la rédaction. Ils offrent notamment de mettre en évidence les particules de pollution, de les comparer avec les données d’un autre endroit de la planète, puis de relayer sur les réseaux les informations collectées.

La réalité augmentée n’est pas la réalité virtuelle : elle ne coupe pas du monde, mais permet au contraire de demeurer en contact avec son environnement et de prendre conscience des éléments qui le composent. C’est une technologie très en phase avec les codes de la société moderne : dynamique, l’information n’est plus fixe mais animée et vécue directement via un smartphone (à tout instant et depuis n’importe quel endroit du monde).

Pourquoi le journalisme immersif fonctionne-t-il ?

Cette méthode crée un fort sentiment d’inclusion pour le spectateur, qui a l’impression d’être présent au moment où l’action se déroule. Le fait de se sentir impliqué lui permet de changer son regard sur un événement et d’éprouver un intérêt accru pour le sujet. Ainsi, le journalisme immersif permet de générer de l’empathie. Il peut donc remplir un rôle de sensibilisation et de compréhension subtile du monde qui nous entoure.

Les initiatives faisant appel aux méthodes du journalisme immersif se multiplient et

proviennent des professionnels. Ces experts de l’information proposent ainsi un contenu de grande qualité sous un format inédit, plus attrayant et impactant que le classique support papier.

Afin de pratiquer le journalisme immersif, il faut faire preuve de véritables compétences techniques journalistiques, qui s’acquièrent à l’occasion d’une formation complète et solide. À ce titre, l’ISFJ propose des cursus qui bénéficient d’une pédagogie actualisée, de l’étude des nouvelles technologies et des méthodes d’enquêtes journalistiques.

Le journalisme immersif séduit un grand nombre de citoyens consommateurs d’information. À terme, il utilisera les technologies de la réalité virtuelle, mais aussi de la réalité mixte et de la réalité augmentée.

Comment savoir si une nouvelle est « fake news » ?

Actualité publiée le 4 août 2021

Le phénomène « fake news » est aujourd’hui bien connu des internautes. Et pour cause : durant la pandémie de Covid-19, elles ont pullulé sur la Toile, relayant de fausses informations et accroissant la confusion des citoyens. Alors comment les repérer afin de s’assurer de disposer d’une information fiable et véridique ?

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Une fake news : qu’est-ce que c’est ?

Une fake news est une actualité fausse ou très orientée et qui perd son caractère fiable et valable. Elles sont souvent produites afin de faire le buzz en ligne, pour discréditer des personnes (ou des sociétés) ou au contraire pour faire une promotion fallacieuse.

La notion s’est considérablement développée du fait de l’émergence des réseaux sociaux et de l’accroissement de leur sphère d’influence. En effet, sur ces plateformes, l’information circule très vite, et on note que les échanges de fake news sont six fois plus rapides que pour des informations fiables. Ainsi, ces fausses nouvelles se diffusent rapidement et à un très large public : des milliers ou même des millions de personnes sont touchées en quelques secondes.

Les fake news font des ravages et dépossèdent les véritables acteurs professionnels de l’information de leur rôle de garant de l’actualité. Afin d’éviter de tomber dans leur piège, il est capital de savoir les repérer. Les méthodes sont celles des professionnels de l’investigation, qu’il est possible de reproduire en adoptant certains comportements alertes.

Comment se prémunir des fake news ?

Le gouvernement a édité une liste de questions à se poser afin de déterminer si l’annonce lue peut être ou non qualifiée de fake news : qui est l’auteur et quel est son but, quelle est la nature du site, sa présentation et son objectif, d’où vient l’information, est-elle publiée sur diverses plateformes en ligne et de quand date-t-elle ?

Plus spécifiquement, la méthodologie à suivre est la suivante :

– Lire l’intégralité de l’article et ne pas s’arrêter au titre.

– Vérifier le caractère plausible de certains éléments.

– Identifier et contrôler la source en allant sur le site web concerné.

– Déterminer qui est l’auteur de l’article, rechercher des indices de son existence réelle et de sa légitimité au travers d’autres écrits.

– Poursuivre son cheminement d’information en lisant des publications d’experts sur le sujet.

– Effectuer une auto-évaluation de ses préjugés et de ses opinions qui pourraient influencer son propre jugement à la lecture de l’article.

Il est désormais nécessaire d’aborder l’actualité avec un comportement technique, afin d’éviter les fake news qui se multiplient en ligne. Les professionnels de l’information sont formés aux méthodes pour débusquer et mettre à jour ces arnaques et fausses actualités. À titre d’exemple, l’ISFJ est une grande école de journalisme qui a intégré à son programme de formation des modules d’apprentissage du journalisme écrit, radio, web et TV, afin de contribuer à l’accès à une information fiable sur les nouveaux canaux de diffusion.

Le phénomène fake news s’intensifie en raison du nombre croissant de connexions sur le net et du temps passé en ligne par les particuliers. Il est essentiel que les journalistes professionnels effectuent un travail de sensibilisation et de veille afin d’éviter des dérives aux conséquences désastreuses.

Le métier de journaliste de mode : missions, compétences et formation

Actualité publiée le 29 juillet 2021

Être journaliste de mode, c’est connaître à la perfection les rouages d’une rédaction (tout média confondu) et être un véritable expert de sa discipline. Aussi qualifié de journaliste lifestyle, ses activités sont multiples. Comment devenir journaliste de mode et quelle formation suivre pour acquérir toutes les compétences nécessaires ?

En quoi consiste le métier de journaliste de mode ?

Le journaliste de mode effectue de nombreux interviews de créateurs, couvre l’actualité du secteur haute couture et prêt-à-porter (défilé, openings, lancement d’un produit ou d’une collection, etc.) et débusque les talents de demain. Il n’est pas requis du journaliste de mode qu’il produise un rendu neutre et totalement objectif. En effet, ce professionnel de l’art et de la culture met en lumière des artistes qu’il pré-sélectionne et qu’il apprécie. Il est donc attendu de lui qu’il s’engage et fasse preuve d’un style d’écriture orienté et sans concession.

Dans le cadre de l’élaboration de ses productions, il effectue un véritable travail journalistique et son impact sur les lecteurs est proche de ceux des influenceurs du web. Le journaliste de mode sait donc s’adapter à un public très différent. Pour y parvenir, il utilise à bon escient tous les outils et les canaux du journalisme actuel et peut exercer au sein d’une rédaction écrite, radio, TV ou web. 

Quel que soit son média de prédilection, il démontre d’une connaissance précise du monde de la mode et de la haute couture. Curieux, il effectue une veille constante de son domaine, connaît et suit les tendances pour en rendre compte à son public. Le journaliste de mode fait donc preuve d’une culture générale poussée, qu’il entretient tout au long de son parcours universitaire, comme de sa vie professionnelle.

Comment devenir journaliste de mode ?

Forme spécifique du journalisme, le lifestyle est une spécialité qui n’est encore enseignée que dans les meilleures écoles spécialisées. Le journaliste de mode a suivi une formation de haut niveau académique et technique qui comprend des enseignements spécifiques des fondements de culture générale et de couture.

Il est conseillé d’opter pour un programme d’enseignement qui propose un tronc commun bénéficiant d’une véritable valeur pédagogique. Cette base fondamentale doit apporter à l’étudiant des notions solides dans divers domaines du journalisme  (écrit, TV ou radio). À titre d’exemple, un bon journaliste de mode doit pouvoir travailler sur tous les supports actuels de l’information. Il connaît donc parfaitement le journalisme MOJO, les méthodes d’enquête et d’investigation professionnelles ou encore le processus de la conception d’une émission sur le web.

L’étudiant choisit une spécialité dans le cadre de son parcours universitaire. Le journalisme de mode répond à des dynamiques et à des codes spécifiques, qui ne s’acquièrent que grâce à un apprentissage ciblé. À titre d’exemple, l’ISFJ propose l’option journalisme de mode à ses étudiants ayant atteint le cycle mastère de leur formation.

Ainsi, l’étudiant qui souhaite faire carrière comme journaliste de mode doit au préalable s’assurer de choisir une formation complète et cohérente reconnue par les professionnels du secteur. Un cursus en alternance est, en effet, activement recherché par les recruteurs des rédactions.

Comment faire pour intégrer une école de journalisme ?

Actualité publiée le 22 juillet 2021

Intégrer un cursus spécialisé en journalisme nécessite de se préparer, la sélection aux portes des établissements de formation est rigoureuse. Que faut-il savoir pour se préparer et réussir son entrée en école de journalisme ?

Intégrer une école de journalisme : se préparer au concours 

Les critères d’admissibilité aux établissements spécialisés dans le journalisme diffèrent selon les cursus et les établissements. Celles qui acceptent des candidats immédiatement après le baccalauréat n’imposent plus de spécialités : il est donc possible d’intégrer une école de journalisme après un baccalauréat général.

Pour espérer intégrer une école de journalisme, il faut être réellement passionné par la profession. C’est lors des épreuves orales que le candidat peut démontrer que les médias et leur rôle sont une véritable passion pour lui. Attention, cependant, à ne pas donner l’impression de n’avoir d’une image fausse et rêvée du métier. Les jurées apprécient les candidats qui ont en tête les chiffres du secteur, les noms des meilleurs reporters ou des grands groupes du monde des médias. Savoir qui est le rédacteur en chef des rédactions ou pouvoir citer quelques articles clés du code de déontologie du journaliste est conseillé afin de réussir à intégrer les cursus d’une école de journalisme.

Les fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe sont absolument interdites. Erreur rédhibitoire même pour les futurs professionnels en télé ou en radio, il s’agit d’un point essentiel à travailler.

Il est vivement conseillé de toujours être au fait des dernières actualités. Afin d’y parvenir, il est nécessaire de multiplier les canaux d’information : lecture de quotidiens, mais aussi médias divers (radio, web, télé, etc.). Il est important de privilégier des sources variées : articles, analyses, dossiers d’enquête, etc. L’actualité est d’ailleurs le sujet d’une épreuve au concours d’entrée des écoles de journalisme pour laquelle il faut être capable de synthétiser toutes ses connaissances sur l’actualité.

Quel profil avoir pour intégrer une école de journalisme ?

Faire naturellement preuve d’un esprit curieux et analytique est un véritable plus afin d’intégrer une école de journalisme. Savoir travailler selon certaines contraintes, au sein d’une équipe de rédaction ou seul nécessite de savoir synthétiser rapidement et efficacement les informations.

Intégrer une école de journalisme, c’est aussi avoir un profil unique. La personnalité du journaliste doit s’exprimer dans son style rédactionnel (attention, ses écrits doivent néanmoins demeurer objectifs). Aborder un sujet selon un angle inédit peut être une excellente preuve de sa personnalité. Pour cela, il est conseillé aux aspirants journalistes de pratiquer régulièrement. Tenir un blog, participer à une plateforme d’information collaborative ou à une rédaction auto-gérée peuvent être d’excellentes solutions afin de produire régulièrement des écrits. Les jurées d’une école de journalisme apprécient aussi les candidats qui ont suivi un stage d’observation dans une rédaction.

Les professeurs de l’ISFJ sont attentifs aux profils des candidats et cherchent à permettre à leurs futurs étudiants d’intégrer une école de journalisme dans laquelle ils évolueront professionnellement et s’épanouiront personnellement.

L’entrée dans une école de journalisme est une étape essentielle de son cursus universitaire. Il est donc vivement conseillé de choisir le bon établissement et de se préparer sereinement aux tests d’admission ainsi qu’à sa rentrée scolaire.

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