Shanaz Lin sur la scène des Skolae Music Awards.
Pour la seconde édition des Skolae Music Awards, Shanaz Lin, originaire de l’île de la Réunion et étudiante à l’ISFJ de Bordeaux, a terminé à la deuxième place du podium. Tombée dans l’amour de la chanson depuis petite, elle revient sur son parcours incroyable.
Est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours ?
S.L. Je suis née à Saint-Denis à La Réunion et je suis arrivée en métropole après mon bac en 2022 à Marseille. J’ai commencé une formation à l’IEJ mais que j’ai rapidement arrêtée et j’ai décidé de faire un BTS communication. Une fois obtenu, j’ai intégré le Bachelor de l’ISFJ Bordeaux en 3e année parce que je voudrais devenir JRI, si je n’arrive pas à faire une carrière dans la musique.
Justement, d’où vient cette passion pour la musique et pourquoi vous êtes vous inscrite aux Skolae Music Awards ?
S.L. J’ai commencé à chanter à l’âge de 4 ans et à partir de 10 ans j’ai participé à des concours. La musique m’a toujours passionné pour les émotions qu’elle procure. En intégrant le Conservatoire en 6ème, j’ai pu conjuguer mes études et le chant et c’était vraiment épanouissant pour moi. J’y suis restée jusqu’en Seconde. Je suis attirée par la scène depuis très jeune, j’ai même fait du théâtre à Saint-Denis pendant un an. Cette culture du spectacle est ancrée en moi. Je suis devenue chanteuse pour l’orchestre Polyphonia, on donnait des concerts dans des petites salles mais ça m’a permis de m’exercer au chant lyrique et au chant collectif. En 2021, un producteur de Black Ducks m’a approché et j’ai pu faire des petits projets pour lancer ma carrière. Je me donne les moyens pour pouvoir réaliser mon rêve. Je joue du piano, je fais de la scène, je partage mes chansons sur les réseaux sociaux. Et j’ai vu passer le mail du concours Skolae et je me suis dis que c’était l’occasion de vivre une super expérience. J’ai envoyé une vidéo à l’équipe du concours mais il y a plus de 20 000 étudiants dans tout le réseau Skolae, je ne pensais pas être sélectionnée. Et finalement, en septembre j’ai été recontactée.
Comment s’est passé le concours ?
S.L. Très bien, c’était un moment incroyable. C’était la première fois que je montais sur scène à Paris et en plus dans le Théâtre de la Tour Eiffel qui est magnifique. L’ambiance était très bonne en coulisses, on était sept finalistes et je n’ai pas du tout senti un esprit de compétition. On était tous content de rencontrer d’autres gens qui partagent la même passion que nous. Pour ma performance j’ai fait une reprise de Et bam de Mentissa en créole réunionnais. Les paroles de cette chanson me parlent beaucoup parce que j’ai quitté mes parents, mon île, mes origines pour venir ici et la chanter en créole, c’est un moyen pour moi de montrer qui je suis.
Étiez-vous stressée par l’enjeu ?
S.L. Non, pas du tout. Enfin, juste le moment derrière le rideau, juste avant qu’il s’ouvre, la pression monte, mais c’est de la bonne pression. J’étais tellement contente de partager ce super moment avec les autres candidats, avec le public. En plus, mes amis et mes cousins ont pu venir me voir. Mon vrai prix a été de vivre ce moment et je m’en rappellerai toute ma vie.
