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L’ISFJ au Trophée Clarins : les étudiants suivent les courts !

Actualité publiée le 1 June 2026

La journaliste Ambre Godillon (à droite) sur le plateau de l’émission des étudiants de l’ISFJ au Trophée Clarins.

 

Du 11 au 15 mai, les étudiants de l’ISFJ ont couvert le Trophée Clarins, un tournoi de tennis professionnel féminin. Cet événement est l’occasion pour les futurs journalistes de l’ISFJ de s’exercer sur le terrain en conditions réelles. 

Une couverture médiatique professionnelle

Jeu, set et live ! Le Trophée Clarins accompagne le début de la saison de terre battue. Les étudiants de l’ISFJ présents sur place ont bénéficié d’un studio TV digne des médias professionnels afin de réaliser des émissions diffusées en live sur les chaînes Twitch et YouTube de l’ISFJ. Comme au sein d’une véritable rédaction, différents postes étaient attribués à chacun : présentateur, chroniqueur, chef d’édition, reporter et chargé de duplex. “On est dans des conditions de vrais journalistes” déclare Noah, étudiant en première année du Master Sport, “on est sur le terrain, en train de couvrir tous les matchs au plus près des acteurs”. Le Trophée Clarins est l’un des tournois de tennis féminins français les plus renommés et cet environnement offre un espace de professionnalisation exceptionnel pour les étudiants. “Ce tournoi nous permet de prendre de l’expérience”, explique Nathan, “on acquiert ainsi une large palette de compétences afin de pouvoir exercer, plus tard, tous types de postes”.

Une expérience pour appréhender les difficultés du métier de journaliste 

“Sur le terrain, on dépend de tout ce qu’il se passe autour de nous et encore plus sur un tournoi de tennis en extérieur” raconte Ilias Grandjean, journaliste professionnel accompagnant les étudiants lors du Trophée Clarins. En effet, la pluie a longuement perturbé le déroulement des matchs ce qui a contraint les étudiants à réagir afin d’être capable de proposer du contenu quoiqu’il arrive. “Il faut adapter le conducteur, quand on est sur le terrain, on doit s’adapter, ajouter des choses, réorganiser les sujets”, ajoute le journaliste, “ce n’est pas simple, il faut faire face à tous les imprévus, mais ça apprend aux étudiants que rien n’est figé dans le marbre quand on a une émission en direct”. L’ISFJ permet aux étudiants de se former à la réalité du métier de journaliste. Grâce à ce genre d’événements, ils peuvent mieux appréhender ses difficultés. Rendez-vous la saison prochaine sur les courts du Trophée Clarins !



Philippe Diallo à l’ISFJ : un président inspirant face aux étudiants

Actualité publiée le 5 May 2026

Philippe Diallo (à droite), président de la FFF, interrogé par Paolo Tanzilli (à gauche).

Le président de la Fédération Française de Football (FFF) a accordé un entretien exclusif aux étudiants de l’ISFJ. Dans cette période charnière, il a évoqué son rôle et celui de la fédération, ses enjeux, ses difficultés et l’avenir du football français à l’aube de la Coupe du Monde.

Une fonction aux responsabilités multiples 

“Le rôle de président est très intense et très prenant”. Voilà comment Philippe Diallo analyse lui-même son métier de président de la FFF. Après une présentation introductive de Michel Goldstein, journaliste et intervenant à l’ISFJ, il est revenu sur la pluralité de ses missions avec comme objectif de créer un environnement fiscal, économique, écologique et social durable pour le football français, professionnel, mais surtout amateur qui représente une part beaucoup plus importante de licenciés. Toutes les semaines, plus de quinze millions de personnes sont impactées par mes décisions” déclare-t-il, en comptant les 2,4 millions de licenciés en France, auxquels il faut ajouter leur famille. C’est une fonction d’intérêt général avec une dimension éducative et sociale qui doit permettre aux passionnés de football de devenir des personnes épanouies et des citoyens exemplaires. 

Une économie déficitaire qui cherche à se solidifier

Interrogé par Paolo Tanzilli, rédacteur en chef du Club des Médias de l’ISFJ, sur les difficultés financières de la FFF déficitaire cette année à hauteur de 8,5 millions d’euros, Philippe Diallo explique que “c’est une réalité, mais nous nous sommes mis dans une position pour être économiquement solides. Nous venons de renouveler un contrat historique avec Nike, nous avons également conclu un partenariat avec Google, qui ne l’avait jamais fait avec une équipe de foot”. Le président assume aussi la prise de décisions coûteuses, notamment lors de l’organisation du match France-Israël au Stade de France en novembre 2024. Le match a eu lieu devant seulement 12 000 spectateurs dans un contexte extrêmement tendu lié à la situation internationale. De plus, la situation économique des clubs professionnels est extrêmement précaire, si bien que le football amateur a dû apporter une partie de son budget, ce qui n’est jamais arrivé. 

Le football français à l’heure des changements 

Pour redresser la situation problématique des clubs professionnels (due à une mauvaise exploitation des droits de diffusion depuis la période du Covid), Philippe Diallo est l’instigateur d’une réforme du football français. La Ligue Professionnelle de Football va laisser sa place à un conseil des clubs dans lequel la FFF aura un pouvoir d’intervention. “Je considère que le football français a besoin d’un nouveau projet, d’une nouvelle impulsion. En changeant la gouvernance actuelle qui ne fonctionne plus, nous laissons le soin aux clubs de travailler ensemble pour définir un projet prospère et s’investir dedans”. Interrogé sur la question du successeur de Didier Deschamps en tant que sélectionneur de l’Équipe de France, le président a déclaré en souriant “je connais le nom du prochain sélectionneur, mais par respect pour le staff actuel, il ne sera connu qu’après la Coupe du Monde”. Ce temps d’échange privilégié entre les étudiants de l’ISFJ et le président de la Fédération Française de Football leur a permis de découvrir la complexité et la réalité en France du sport le plus populaire du monde.



Le Festival du Reportage : l’art du journalisme

Actualité publiée le 1 April 2026

Les trophées du Festival du Reportage.

Samedi 7 mars, le cinéma Grand Action a accueilli une prestigieuse cérémonie : le Festival du Reportage. Il ne s’agissait pas de récompenser le cinéma, mais bien de mettre en lumière le travail journalistique des étudiants de l’ISFJ. Les meilleurs reportages d’investigation des 3e et 5e années de la dernière promotion ont été projetés sur grand écran et récompensés par des trophées dans différentes catégories. 

Récompenser des reportages de qualité 

“L’idée, c’est de mettre en avant le talent de ces jeunes journalistes”. Les mots de Paolo Tanzilli, rédacteur en chef du Club des Médias de l’ISFJ et organisateur de la seconde édition du Festival du Reportage, décrivent l’objectif de cette journée. Le travail colossal accompli par les étudiants de l’ISFJ dans le cadre de leur projet de fin d’études a été mis en valeur devant une salle remplie de journalistes professionnels. Des trophées ont été distribués pour récompenser le meilleur montage, les meilleurs témoignages, les meilleures illustrations, la meilleure écriture, la meilleure voix-off et le meilleur reportage. La pluralité des sujets traités (la pédocriminalité, la justice restaurative, comment se procurer une arme, etc.) est le reflet de la créativité de ces anciens étudiants, devenus journalistes. “Ce festival nous apporte une reconnaissance et une satisfaction de voir qu’on a pas fait ce travail simplement dans le cadre de nos études” explique Tess, ancienne étudiante de l’ISFJ Lille, qui a fait le déplacement jusqu’à Paris.

Paolo Tanzilli (à droite) remet un trophée à Tess et Séraphin, étudiants de l’ISFJ Lille, en présence de Michel Goldstein (à gauche), parrain de l’événement, et de Benoît Dequevauviller, responsable pédagogique de l’ISFJ Lille (deuxième à droite).

Un reportage comme carte de visite 

“Cet événement peut mener à une collaboration professionnelle” explique Ludovic Place, directeur de l’ISFJ. Ce festival a été l’occasion pour les anciens étudiants de rencontrer des journalistes professionnels et de montrer les capacités journalistiques acquises au cours de leur parcours. David, lauréat du prix du meilleur reportage pour son travail sur la facilité de se procurer une arme à feu en France, déclare “c’est très valorisant de voir son travail sur grand écran. C’est une manière de dire voilà ce qu’on est capable de faire et voilà ce sur quoi vous pouvez compter dans un cadre professionnel. C’est une carte de visite”. Cette cérémonie exceptionnelle appuie l’entrée des diplômés de l’ISFJ dans le monde professionnel. Une entrée qui sera facilitée par la qualité de leur reportage d’investigation.



Jean-Baptiste Marteau : “Il faut se créer sa chance”

Actualité publiée le 9 March 2026

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Paolo Tanzilli, rédacteur en chef du Club des Médias de l’ISFJ (à gauche) et Jean-Baptiste Marteau, présentateur de France Télévisions (à droite).

Dans le cadre des Rencontres Professionnelles organisées par le Club des Médias, l’ISFJ Paris a accueilli Jean-Baptiste Marteau. Le présentateur de la matinale de France Info a partagé son expérience avec les étudiants. Le parcours riche et inspirant d’un journaliste complet. 

De la politique vers le journalisme

Cheveux blonds impeccablement coiffés et sourire éclatant, c’est toute l’aura de l’homme de télévision qui entre dans l’ISFJ avec Jean-Baptiste Marteau. Le monde du journalisme n’a pas été son premier choix. Il raconte aux étudiants qu’il a toujours été fasciné par la politique et qu’un de ses souvenirs marquants de l’actualité est la campagne présidentielle de 1995. Il a alors 12 ans. Lorsque Jean-Marie Le Pen passe au second tour des élections de 2002, Jean-Baptiste Marteau décide de s’engager en politique. Mais il se dirige par la suite vers le journalisme lorsqu’une opportunité s’offre à lui. Passionné d’équitation, il entre à Equidia et rencontre un journaliste qui lui apprend à se servir d’une caméra. “En 3 ans, j’avais touché à presque tous les aspects du journalisme” explique-t-il, “même si c’était pour une petite chaîne, il faut s’exercer sur le terrain”. Sa curiosité et sa détermination lui ont permis de réaliser ses rêves, qu’il pensait inaccessibles. 

“Dès qu’on me demandait quelque chose, je disais oui”

Très attentif à sa voix apaisante et captivante, les étudiants interrogent Jean-Baptiste Marteau sur ce qui lui a permis de réussir dans le journalisme. “Tout est fait d’opportunités. Il faut se créer sa chance” répond-il, “quand j’ai commencé, dès qu’on me demandait quelque chose, je disais oui. Tous les projets, même ce qui paraissaient moins intéressants j’y allais. J’étais déterminé”. Cette appétence pour le métier lui a permis de rencontrer le directeur de LCI qui lui a proposé de présenter la matinale. Cette expérience lui a permis de se familiariser avec l’exercice, jusqu’à devenir le joker de Léa Salamé pour le journal de 20h de France 2. “Au début de ma carrière j’avais deux rêves que je pensais irréalisables. Présenter le 20h et commenter les Jeux Olympiques. En surmontant les échecs, j’y suis parvenu” raconte-t-il. En persévérant, Jean-Baptiste Marteau aura réussi à devenir un visage du paysage audiovisuel français. Il a transmis cette leçon aux étudiants de l’ISFJ, en faisant preuve de détermination, on se crée sa chance.

Finales du Supersevens : l’ISFJ transforme l’essai

Actualité publiée le 9 February 2026

Les Voix du Rugby, émission radio de l'ISFJ en direct du Supersevens.

Les Voix du Rugby, émission radio de l’ISFJ en direct du Supersevens.

Samedi 7 février, les finales de l’In Extenso Supersevens, championnat de France de rugby à 7, se déroulaient à Paris La Défense Arena. Les étudiants de l’ISFJ ont couvert l’événement en direct sur Twitch et YouTube. Reportages, interviews et émissions radio en direct de la salle, ils ont participé à la réussite de cette journée.

Aux premières loges de finales exceptionnelles

L’In Extenso Supersevens est un des moments les plus attendus de l’année pour les amoureux de sport. Dans la magnifique salle de Paris La Défense Arena, les meilleures équipes de rugby à 7 s’affrontent en quête du titre national. L’ISFJ, en partenariat avec PPA Business School, a envoyé ses journalistes sur le terrain pour suivre l’événement. Sur un plateau digne de véritables chaînes de télévision, les membres de l’émission de radio Les Voix du rugby ont réalisé une émission en continu toute l’après-midi. Les étudiants ont vécu l’expérience de la couverture médiatique d’un tournoi professionnel national. Cela implique d’être le plus professionnel possible. Il faut faire face aux imprévus, s’adapter aux contraintes pour proposer du contenu de qualité. Un exercice auquel ils sont préparés en cours, mais rien ne vaut l’application en conditions réelles. 

La pédagogie du terrain 

“Pour moi, il n’y a pas mieux que le terrain pour apprendre” déclare Yann, étudiant de 2eme année et présentateur de l’émission Les Voix du rugby, “c’est un exercice très formateur parce qu’on doit faire preuve d’adaptabilité. Par exemple, on devait avoir une interview en début d’émission et on vient d’apprendre, à quelques minutes du direct, qu’elle est décalée. Donc il faut adapter le conducteur et c’est assez stressant”. Se confronter à la pression et la contrôler. Voilà un des enjeux de l’événement. “Les cours nous apprennent la théorie et nos intervenants nous partagent leurs expériences” conclut Yann, “et on est très chanceux de pouvoir mettre tout ça en application sur le terrain dans un cadre comme le Supersevens”. Alimentée par des reportages et des interviews comme celle de Jérôme Daret sélectionneur de l’Équipe de France de rugby à 7 championne olympique en 2024, l’émission a été une réussite. L’In Extenso Supersevens aura vu l’Union Bordeaux-Bègles, pour les hommes, et Lyon, pour les femmes, triompher sur le plan sportif. Et l’ISFJ triompher sur le plan médiatique.

SOS Racisme sensibilise les étudiants de l’ISFJ : Atelier sur le racisme et les discriminations

Actualité publiée le 29 January 2026

Florian, membre de SOS Racisme lors de l'atelier de sensibilisation de l'ISJF.

Florian, membre de SOS Racisme lors de l’atelier de sensibilisation de l’ISJF.

Dans le cadre de son partenariat avec SOS Racisme, l’ISFJ Paris a accueilli des représentants de l’association pour animer un atelier de sensibilisation sur les thématiques du racisme et des discriminations. L’objectif de cet atelier était d’offrir aux étudiants une compréhension approfondie de ces problématiques sociales, à travers un échange constructif.

Un atelier interactif sur le racisme et les discriminations

Qu’est-ce que le racisme pour vous ?Cette question, posée par les intervenants de SOS Racisme, a suscité des réactions vives parmi les étudiants. Certains ont levé la main pour répondre, d’autres ont échangé entre eux. Cette approche interactive a permis d’aborder de manière concrète les origines du racisme et les formes de discrimination dans la société actuelle.

Les intervenants, Désiré, Millena et Florian, tous militants pour SOS Racisme, ont partagé leur parcours personnel et leur engagement contre le racisme. “Je connaissais l’association mais j’ai décidé de l’intégrer après le meurtre de Mamoudou Barry en 2019”, a raconté Désiré. Ce témoignage a permis de montrer l’impact direct du racisme dans la vie des individus et d’expliquer l’importance des actions de sensibilisation.

Le racisme comme système sociétal

Florian a rappelé l’histoire de SOS Racisme, créée en 1984, et l’importance des actions de sensibilisation contre le racisme. “Il faut penser le racisme comme un système. Depuis sa création, il est infiltré dans la société”, a-t-il expliqué, soulignant l’importance de comprendre la structure systémique du racisme pour mieux le combattre.

Millena a ajouté que l’ONU privilégie désormais le terme “ethnie” plutôt que “race”, un terme qu’elle juge péjoratif. Elle a aussi rappelé que le racisme, qui existe depuis longtemps, a évolué au XIXe siècle pour devenir une idéologie fondée sur des théories scientifiques. “Ce n’est pas une doctrine politique, mais il peut être utilisé à des fins politiques”, a-t-elle précisé.

Un atelier fondamental pour la prévention des discriminations

Les étudiants, bien que souvent circonspects, ont montré un vif intérêt pour le sujet, posant de nombreuses questions pour mieux comprendre les enjeux du racisme. Cela prouve que de tels ateliers de sensibilisation sont essentiels pour éduquer les jeunes générations à la lutte contre le racisme et les discriminations raciales.

Ces événements sont des moments clés pour prévenir le racisme et favoriser une culture de tolérance et d’égalité. Comme l’a souligné l’un des intervenants : “Pour combattre un ennemi, il faut le connaître.”



L’ISFJ face à une crise sans précédent !

Actualité publiée le 11 December 2025

Ludovic Place et des étudiants en direct du plateau de l’ISFJ Paris lors de la Nuit de la Crise.

 

Dans la nuit du 4 au 5 décembre, les étudiants de deuxième année de l’ISFJ Paris ont relevé un défi digne d’une rédaction professionnelle. Au cours d’un exercice grandeur nature, une grave crise fait trembler l’actualité et les étudiants ont dû tenir l’antenne toute la nuit. En apprenant les différents éléments de la crise au fur et à mesure, ils ont construit des émissions de 4h de direct semblables à celles des chaînes de télévision d’informations en continu.

“L’ISFJ est en ébullition”. Ces mots de Ludovic Place, directeur de l’ISFJ, résument parfaitement la situation. En partenariat avec l’école ESUPCOM, les étudiants apprennent que des joueurs de rugby d’un club de Top 14 sont accusés d’avoir reçu de l’argent de la part d’une autre équipe pour volontairement perdre un match. C’est un scandale de corruption énorme qui éclate dans l’après-midi. C’est alors le branle-bas de combat parmi les élèves de deuxième année. La conférence de rédaction démarre pour lancer au plus vite le premier direct de la soirée. “Il faut trouver des interlocuteurs et les JRI vous partez en reportage tout de suite”. Charlotte, la rédactrice en chef, dirige ses journalistes pour que chacun puisse au plus vite préparer l’émission. À 16h précise, l’antenne est prise. Les chroniqueurs installés autour de Jeanne, la présentatrice, diffusent les informations, jonglent entre reportages, chroniques et débats. Mais rapidement, les premiers aléas du direct arrivent et il faut alors que les étudiants réagissent rapidement, trouvent des solutions et contrôlent leur stress.Vous êtes là pour vous adapter, c’est le but de l’exercice, ça va bien se passer” les rassure depuis les coulisses Nicolas Dendri, le journaliste professionnel qui les encadre. Grâce à un plateau télé spécialement créé pour l’événement, la liaison entre la présentatrice et les JRI sur le terrain est parfaite. Elle offre même un moment fort lors de l’arrestation en direct du responsable de cette corruption, le tout filmé de près par des étudiants. “Une scène largement diffusable sur une vraie chaîne d’info” selon Nicolas Dendri. Les deux premières heures de direct s’achèvent et une nouvelle équipe prend le relais. Ce roulement durera toute la nuit, jusqu’au lendemain 10h, parce que la crise ne s’arrête pas pour dormir. 

“Ils avaient des doutes et une fois pris au jeu, l’expérience était fantastique”

Jeanne enlève son micro et s’assoit pour faire redescendre la pression. “J’ai le cœur qui bat fort, mais je suis contente d’être aller au bout” souffle-t-elle en souriant, “il y a eu beaucoup de moment où j’étais pétrifié, surtout lorsque je me suis rendu compte que le conducteur ne nous permettrait pas de tenir les deux heures et qu’il faudrait meubler. Mais je n’arrêtai pas de penser “il ne faut pas que l’émission s’arrête”, et donc je me suis adapté”. Ce sentiment est partagé par tous les étudiants qui se sont succédé au cours de la nuit. L’adrénaline leur a permis de se surpasser et de se confronter à un exercice inédit et difficile. Ilias Grandjean, journaliste en charge de l’équipe de nuit, déclare “j’ai été très agréablement surpris. L’exercice est très compliqué. Tenir l’antenne aussi longtemps sachant qu’ils apprennent les éléments au fur et à mesure, c’est très impressionnant. Ils avaient un peu sous-estimé la charge de travail en amont mais ils ont pris la mesure de l’événement une fois que le direct a commencé”. À 10h, l’ISFJ Lille reprend l’antenne et félicite les équipes de Paris pour leur travail. La satisfaction se lit sur les visages fatigués des étudiants lors du débrief final. “Cette première édition de la Nuit de la Crise est une grande réussite”, conclut Ludovic Place, “ils avaient des doutes et une fois pris au jeu, l’expérience était fantastique. Ce n’était pas évident pour des deuxièmes années. Chacun a gagné en une journée, les compétences de plusieurs mois d’apprentissage. J’ai été très surpris dans le bon sens du terme. Les erreurs ont alimenté l’exercice car il leur a fallu trouver des solutions, autant journalistiquement que techniquement. La tension était inévitable mais l’esprit d’équipe a pris le dessus. Bravo à eux”. La crise est passée et l’antenne, elle, a tenu pour que l’information continue. Toujours.

La Quinzaine de la haine : enquête et exercice pédagogique

Actualité publiée le 4 December 2025

Fabien Duflos lors de la présentation de son reportage aux étudiants de l’ISFJ Paris

 

Fabien Duflos est venu présenter son reportage La Quinzaine de la haine aux étudiants de l’ISFJ Paris dans le cadre d’un Reportage Club animé par Eric Quintin, lui aussi réalisateur et producteur. Le film traite des insultes auxquelles les joueurs et joueuses de tennis doivent faire face sur les réseaux sociaux. Les étudiants ont pu s’entretenir avec eux pour comprendre la construction journalistique d’un tel projet.

C’est un fléau qui secoue le monde du tennis. Les joueurs et joueuses professionnelles sont allègrement insultés sur les réseaux sociaux. La Quinzaine de la haine commence par le témoignage de Benjamin Bonzi et Caroline Garcia, deux Français du circuit professionnel. Après une défaite lors du premier tour de Roland-Garros, ils ouvrent leur téléphone et découvrent une dizaine de messages de haine, d’insultes plus violentes les unes que les autres. “C’est horrible” réagit une étudiante face à la violence des invectives. Certains ont des rires nerveux devant l’absurdité des messages mais c’est surtout l’effarement qui domine. Une scène cristallise l’attention des étudiants. Un jeune homme, auteur régulier de messages haineux sur les réseaux, rencontre Pierre-Hugues Herbert, joueur de tennis français professionnel et l’une des ses victimes. “Je vais continuer à envoyer des messages mais je calmerai les insultes, je m’arrêterai à “chèvre” conclut le jeune homme à la fin de l’échange avec un Pierre-Hugues Herbert, très calme. Face à cette déclaration, les étudiants sont incrédules et comprennent tout l’intérêt de ce reportage. Dénoncer ces pratiques odieuses et mettre en lumière l’impact qu’elles ont sur le tennis professionnel. 

“Quand vous menez une enquête, il n’y a pas un jour où vous ne faites pas quelque chose lié à celle-ci”

Comment réaliser un tel reportage ? Par quels moyens peut-on amener les victimes à se confier sur un sujet aussi sensible ? Comment choisir la bonne accroche ? Autant de questions que les étudiants ont pu poser aux deux journalistes. “Il faut saisir le spectateur dès le début, c’est fondamental, c’est même le plus important” raconte Fabien Duflos. La difficulté principale est de pouvoir tourner des séquences fortes comme les témoignages des joueurs ou celle de la rencontre entre un joueur souvent insulté et un des auteurs de ces insultes. “Le témoignage de Caroline Garcia a été très difficile à tourner parce qu’elle est très émue, elle vient de perdre et on lui demande de lire des messages atroces devant la caméra” raconte le producteur. Eric Quintin corrobore et ajoute qu’il faut instaurer un climat de confiance avec les personnes interrogées pour qu’elles comprennent que leur témoignage permet de dénoncer ces pratiques. Ainsi, il faut tout connaître de ces personnes pour les mettre à l’aise et retirer la distance entre elles et le journaliste. “Quand vous menez une enquête, il n’y a pas un jour où vous ne faites pas quelque chose lié à celle-ci” explique Fabien Duflos, “un coup de fil, une rencontre, écrire, s’informer… Il faut être obnubilé par son enquête”. La Quinzaine de la haine a permis aux étudiants de visualiser la construction de la structure d’un reportage et l’importance des séquences fortes pour emporter le spectateur dans sa narration.

Homos en politique, le dire ou pas ?

Actualité publiée le 15 November 2025

Ludovic Place, directeur de l'ISFJ, (à droite) et Renaud Saint-Cricq, réalisateur du reportage "Homos en politique, le dire ou pas ?"

Ludovic Place, directeur de l’ISFJ, (à droite) et Renaud Saint-Cricq, réalisateur du reportage “Homos en politique, le dire ou pas ?”

Pour cette nouvelle édition du Reportage Club, l’ISFJ Paris a reçu le journaliste Renaud Saint-Cricq. Ancien rédacteur en chef de l’émission C à vous, il est venu présenter son reportage Homos en politique, le dire ou pas ? aux étudiants. 

L’homosexualité en politique. Un sujet qui semble tabou. Le reportage commence par le discours de politique générale de Gabriel Attal dans lequel il affirme qu’être Premier ministre et homosexuel, c’est possible en 2024. “Ce discours de Gabriel Attal, j’aurai aimé l’entendre il y a 15 ans”. Ce sont les mots de Jean-Baptiste Marteau, journaliste qui présente et co-réalise le reportage. Renaud Saint-Cricq fait pause et explique aux étudiants l’importance d’une séquence forte pour commencer le reportage. “Il faut du rythme sur les premières minutes. Ce que tout le monde attend c’est une interview de Gabriel Attal qu’on peut mettre en parallèle de son discours de 2024. Une fois qu’on l’a, on sait qu’on a notre moment fort du reportage.”. Ensuite, le reportage aborde cette question à travers des témoignages forts et une incarnation du reportage par Jean-Baptiste Marteau. “Dès l’introduction, il faut légitimer le rôle de Jean-Baptiste pour que la narration soit crédible” explique Renaud Saint-Cricq. En réponse à une question d’un étudiant, il admet qu’entre les premières réflexions sur le film et sa version finale, plus d’un an s’est écoulé. 

Un reportage pour mettre en lumière 

“Un reportage doit aussi servir à aborder des choses dont les gens ne parlent pas afin de déconstruire des idées préconçues, raconte Renaud Saint-Cricq, pourquoi l’homosexualité devrait être tabou en politique ?. Le reportage montre alors des manifestations contre l’homosexualité et des témoignages forts. Comme celui de Christine Boutin, alors présidente du Parti chrétien-démocrate, déclarant son opposition au mariage homosexuel. Ces images provoquent des réactions parmi les étudiants. “C’est une folie de dire ça”, “c’est une honte” et d’autres manifestations de désaccord fusent dans la salle. Les mots de Bertrand Delanoë, un des rares politiques à avoir ouvertement parlé de son homosexualité, décrivent “un fort climat d’homophobie à la fin des années 1990”. Ainsi, son témoignage appuie le message du reportage, l’homophobie présente dans la politique ne peut disparaître que par une libération de la parole.

Shanaz Lin, la voix de l’ISJF

Actualité publiée le 6 November 2025

 

Shanaz Lin sur la scène des Skolae Music Awards.

Shanaz Lin sur la scène des Skolae Music Awards.

Pour la seconde édition des Skolae Music Awards, Shanaz Lin, originaire de l’île de la Réunion et étudiante à l’ISFJ de Bordeaux, a terminé à la deuxième place du podium. Tombée dans l’amour de la chanson depuis petite, elle revient sur son parcours incroyable.

Est-ce que vous pouvez nous raconter votre parcours ?

S.L. Je suis née à Saint-Denis à La Réunion et je suis arrivée en métropole après mon bac en 2022 à Marseille. J’ai commencé une formation à l’IEJ mais que j’ai rapidement arrêtée et j’ai décidé de faire un BTS communication. Une fois obtenu, j’ai intégré le Bachelor de l’ISFJ Bordeaux en 3e année parce que je voudrais devenir JRI, si je n’arrive pas à faire une carrière dans la musique. 

Justement, d’où vient cette passion pour la musique et pourquoi vous êtes vous inscrite aux Skolae Music Awards ?

S.L. J’ai commencé à chanter à l’âge de 4 ans et à partir de 10 ans j’ai participé à des concours. La musique m’a toujours passionné pour les émotions qu’elle procure. En intégrant le Conservatoire en 6ème, j’ai pu conjuguer mes études et le chant et c’était vraiment épanouissant pour moi. J’y suis restée jusqu’en Seconde. Je suis attirée par la scène depuis très jeune, j’ai même fait du théâtre à Saint-Denis pendant un an. Cette culture du spectacle est ancrée en moi. Je suis devenue chanteuse pour l’orchestre Polyphonia, on donnait des concerts dans des petites salles mais ça m’a permis de m’exercer au chant lyrique et au chant collectif. En 2021, un producteur de Black Ducks m’a approché et j’ai pu faire des petits projets pour lancer ma carrière. Je me donne les moyens pour pouvoir réaliser mon rêve. Je joue du piano, je fais de la scène, je partage mes chansons sur les réseaux sociaux. Et j’ai vu passer le mail du concours Skolae et je me suis dis que c’était l’occasion de vivre une super expérience. J’ai envoyé une vidéo à l’équipe du concours mais il y a plus de 20 000 étudiants dans tout le réseau Skolae, je ne pensais pas être sélectionnée. Et finalement, en septembre j’ai été recontactée.

Comment s’est passé le concours ?

S.L. Très bien, c’était un moment incroyable. C’était la première fois que je montais sur scène à Paris et en plus dans le Théâtre de la Tour Eiffel qui est magnifique. L’ambiance était très bonne en coulisses, on était sept finalistes et je n’ai pas du tout senti un esprit de compétition. On était tous content de rencontrer d’autres gens qui partagent la même passion que nous. Pour ma performance j’ai fait une reprise de Et bam de Mentissa en créole réunionnais. Les paroles de cette chanson me parlent beaucoup parce que j’ai quitté mes parents, mon île, mes origines pour venir ici et la chanter en créole, c’est un moyen pour moi de montrer qui je suis. 

Étiez-vous stressée par l’enjeu ?

S.L. Non, pas du tout. Enfin, juste le moment derrière le rideau, juste avant qu’il s’ouvre, la pression monte, mais c’est de la bonne pression. J’étais tellement contente de partager ce super moment avec les autres candidats, avec le public. En plus, mes amis et mes cousins ont pu venir me voir. Mon vrai prix a été de vivre ce moment et je m’en rappellerai toute ma vie.

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