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Retour sur la Rencontre Professionnelle de l’ISFJ avec Jean-Baptiste Rivoire

Actualité publiée le 22 novembre 2023

Le lundi 30 octobre, l’ISFJ Paris a eu l’honneur d’accueillir Jean-Baptiste Rivoire, un journaliste d’investigation renommé et fondateur du média OFF INVESTIGATION, lors d’une rencontre professionnelle inédite qui s’est déroulée de 17h30 à 19h00 sur le campus de Vaugirard. 

Cette rencontre exceptionnelle a permis aux étudiants en journalisme et aux passionnés des médias de plonger dans l’univers particulier du journalisme d’investigation. 

 

Rencontre professionnelle ISFJ Jean-Baptiste Rivoire

Thématiques abordées lors de la rencontre professionnelle

La rencontre professionnelle a abordé des thématiques cruciales, mettant en lumière l’éthique, les règles et principes du journalisme d’investigation.

Jean-Baptiste Rivoire a souligné le rôle essentiel des journalistes dans la société, mettant en avant leur responsabilité dans la vérification et la diffusion d’informations fiables. 

« N’ayant pas le temps de vérifier les informations qui leur parviennent, les gens ont besoin de professionnels de confiance qui leur exposent les différents sujets d’actualité. »

Il a également mis en avant l’importance croissante des médias indépendants et du renouveau de la presse dans l’avenir du journalisme.

« Nous avons un rôle important. De mon point de vue, aucune société démocratique ne peut perdurer sans avoir une presse saine qui fait le job et qui bouscule les systèmes pour dire la vérité. »

 

Les travaux marquants de Jean-Baptiste Rivoire 

Jean-Baptiste Rivoire, dont la carrière s’étend sur plusieurs décennies, a marqué le monde du journalisme francophone par ses reportages poignants et son engagement envers la vérité.

Son exploration a traversé des sujets sensibles tels que les sectes, la vie en Algérie, le crime de Tibhirine, et les attentats de Paris à travers certains de ses travaux notables comme : « Grandir sous camisole » (Envoyé Spécial, 1996), « Bentalha, autopsie d’un massacre » (Envoyé Spécial, septembre 1999), et « Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires » (90 minutes, Canal plus, 2002).

Chacun de ses documentaires a été salué pour sa profondeur journalistique, recevant des distinctions telles que le Grand prix Jean-Louis Calderon au Festival du scoop d’Angers et le Prix du meilleur document d’actualité au FIGRA.

 

 

La rencontre professionnelle avec Jean-Baptiste Rivoire a été une expérience éducative enrichissante, permettant aux participants de plonger dans les coulisses du journalisme d’investigation.

Ses travaux et ses perspectives éclairés sur l’éthique journalistique inspire la prochaine génération de journalistes à embrasser leur rôle crucial dans la société et à défendre la vérité avec intégrité. Cette soirée mémorable a sans aucun doute contribué à former et à inspirer les futurs journalistes de l’ISFJ

Klaro/Medaviz : deux partenariats exclusifs pour nos étudiants

Actualité publiée le 19 novembre 2023

Découvrez comment Klaro et Medaviz, nos partenaires dédiés, améliore l’expérience étudiante à l’ISFJ. Ces plateformes offrent des solutions clés pour optimiser vos études et votre bien-être, en facilitant l’accès aux aides financières et aux soins médicaux, le tout dans un ensemble pensé pour votre réussite. 

klaro medaviz partenariat ISFJ

Klaro : une plateforme d’aide pour les étudiants  

Klaro se positionne comme un guide incontournable vers les aides financières, offrant une approche innovante pour aider les étudiants à déterminer leurs droits à des aides et compléments de revenus, indépendamment de leur situation. Pour nos étudiants, cette plateforme représente une porte d’entrée pratique à plus de 1500 aides financières, facilitant ainsi l’accès aux ressources nécessaires pour réussir leurs études, que ce soit en tant qu’étudiant à temps plein, travailleur à temps partiel ou parent reprenant les études. Cet outil se révèle être d’une valeur inestimable pour naviguer dans le paysage complexe des aides financières, offrant une clarté bienvenue. 

Les avantages de la plateforme Klaro sont multiples. Tout d’abord, un calculateur fiable à l’euro près permet aux utilisateurs de tester leur éligibilité à plus de 1500 aides et avantages en complétant simplement une simulation. De plus, Klaro offre un espace centralisé pour compléter les démarches et suivre l’avancée des aides, simplifiant ainsi le processus. Enfin, l’accompagnement personnalisé se distingue par son approche ciblée, informant chaque étudiant de manière proactive lorsqu’une nouvelle aide à laquelle il est éligible devient disponible. Avec Klaro, la recherche et l’accès aux aides financières deviennent non seulement accessibles mais également personnalisés et efficaces. 

 

Medaviz : des téléconsultations accessibles gratuitement 

Medaviz, une plateforme avant-gardiste de téléconsultation, se présente comme la solution immédiate pour accéder à des services médicaux, que ce soit depuis le confort de votre domicile ou sur le campus. 

Que vous recherchiez une consultation rapide avec un médecin ou des conseils en dehors des heures de bureau, Medaviz demeure votre choix incontournable. Profitez de consultations par téléphone ou visioconférence 24/7, assurant la préservation de votre bien-être tout en conciliant les exigences académiques. Cet avantage s’étend même à nos étudiants en échange à l’étranger !  

Fort de plus de 70 partenaires et au service de plus de 8 millions de bénéficiaires, Medaviz met l’accent sur la proximité des professionnels de santé, visant à prévenir le renoncement aux soins pour les personnes les plus vulnérables ou éloignées de leur lieu de résidence. Pour toute demande d’informations, Medaviz a délibérément adopté un parcours patient accessible via téléphone fixe ou mobile, garantissant un bien-être médical complémentaire au parcours de soin, disponible en permanence. 

 

Des partenariatexclusifs pour le succès de nos étudiants 

L’ISFJ, membre du réseau GES et Eductive s’engage à fournir à ses étudiants toutes les ressources nécessaires pour atteindre le succès académique. 

Nous offrons à nos étudiants un accès facile et gratuit aux soins médicaux et les guidons dans la recherche des aides auxquelles ils sont éligibles, renforçant ainsi leur pouvoir d’achat. 

Entretien avec Blandine Jauffrineau ancienne étudiante de l’ISFJ au parcours inspirant

Actualité publiée le 16 novembre 2023

L’expérience académique façonne souvent le chemin professionnel de manière significative, et c’est particulièrement vrai pour ceux qui ont eu l’opportunité de fréquenter l’ISFJ.  

Dans cette interview, Blandine Jauffrineau, ancienne étudiante issue de la promotion 2020, partage ses réflexions sur son passage à l’ISFJ ainsi que sur son parcours professionnel. A travers cet entretien, Blandine partage également ses précieux conseils aux étudiants aspirants à une carrière journalistique. 

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Du banc de l’ISFJ à la création de Panja Prod 

Nous avons eu le plaisir de discuter avec Blandine Jauffrineau, ancienne étudiante de l’ISFJ, aujourd’hui photo journaliste et co-fondatrice de l’association de production audiovisuelle Panja Prod. Elle partage son expérience à l’ISFJ, ses défis en tant que jeune journaliste, et les conseils précieux qu’elle offre aux étudiants ambitieux. 

Durant cet entretien, Blandine dresse une rétrospective positive de son passage dans l’école. Elle loue l’atmosphère accueillante et l’accompagnement exceptionnel qui ont enrichi son année.  

Elle souligne également les développements notables de l’école depuis 2020, notamment les aménagements dans les salles, témoignant d’une évolution positive. Son parcours académique et professionnel inclut une transition de la communication au journalisme chez Vie de Famille après son arrivée à l’ISFJ. 

Malgré les défis initiaux, ces expériences ont façonné sa compréhension du journalisme, contribuant à définir sa trajectoire professionnelle. 

Blandine met également en avant l’impact crucial de la complémentarité entre ses formations et ses alternances, soulignant que ces dernières ont été la clé pour devenir photo journaliste en collectivité, intégrant avec succès les compétences en image et en presse écrite dans sa carrière ultérieure. 

 

Panja Prod : Une Odyssée documentaire engagée 

Fondée par Blandine et ses deux acolytes, Quentin et Matthieu, Panja Prod est une aventure audacieuse et engagée dans le monde de la production audiovisuelle. Initiée trois ans après le passage de Blandine à l’ISFJ, l’équipe revient sur le campus pour finaliser le montage de leur série documentaire captivante sur « la place de la cuisine dans la société indienne ». 

Ce projet, fruit d’un tournage de trois mois en Inde, se compose de quatre épisodes explorant différents faits de société. 

L’équipe, animée par la volonté de mettre sa patte distinctive dans le documentaire, mêle tradition et fraîcheur générationnelle, tout en valorisant l’engagement humanitaire en reversant 10% de ses dons et subventions à l’école de musique Kalkeri Sangeet Vidyalaya, située dans la région du Karnataka en Inde. 

Panja Prod, née de l’amitié professionnelle et personnelle de ces jeunes créateurs, incarne la passion, la rigueur, et une motivation profonde pour partager des histoires significatives, tout en encourageant la curiosité et la compréhension du monde au-delà des sentiers battus. 

 

L’histoire inspirante de Blandine Jauffrineau, de son passage à l’ISFJ à la création de Panja Prod, met en lumière l’influence de l’éducation sur le parcours professionnel. 

L’ISFJ ne se contente pas de former ses étudiants, mais inspire des parcours dynamiques et accompagne des initiatives créatives même auprès de ses alumni, comme en témoigne Blandine à travers cet entretien.  

Découvrez son interview complète ici :  Interview – Blandine Jauffrineau – YouTube

13 termes journalistiques méconnus pour élargir votre vocabulaire

Actualité publiée le 7 novembre 2023

Le journalisme est un domaine riche en terminologie spécialisée, mais au-delà des termes de base comme « article » et « interview », il existe toute une gamme de mots méconnus qui sont essentiels pour tout journaliste ou amateur de médias. Dans cet article, nous explorerons 13 termes journalistiques moins connus qui vous aideront à mieux comprendre les coulisses de l’industrie de l’information. 

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1. Marronnier 

Un « marronnier » est un sujet d’actualité récurrent, souvent prévisible, comme les célébrations de Noël, les fêtes nationales, ou les prévisions météorologiques. Les journalistes utilisent ce terme pour désigner les sujets incontournables qui reviennent chaque année. 

2. Chapeauté 

Être « chapeauté » signifie être sous l’influence d’un éditeur en chef ou d’une personne en position d’autorité éditoriale. Un article chapeauté est généralement modifié ou revu par ces personnes avant d’être publié. 

3. Infographie 

Une « infographie » est une représentation visuelle des données ou des informations, souvent sous forme de graphiques, de tableaux ou de diagrammes. Les infographies sont couramment utilisées pour rendre les informations plus accessibles et attrayantes. 

4. Longform 

Le « longform » se réfère à des articles journalistiques étendus, généralement plus longs que les articles standard. Ils offrent une analyse en profondeur et une narration détaillée d’un sujet particulier. 

5. Gonzo Journalism 

Le « gonzo journalism » est un style journalistique subjectif et non conventionnel qui implique souvent l’immersion complète de l’auteur dans l’histoire. Le célèbre journaliste Hunter S. Thompson est l’un des pionniers de ce style. 

6. Lede 

Un « lede » est une variante de « lead ». Il s’agit du premier paragraphe d’un article journalistique qui vise à accrocher l’attention du lecteur. La différence réside dans l’orthographe, mais la signification est la même. 

7. B-roll 

Le « B-roll » est un terme utilisé dans le journalisme vidéo pour désigner les images d’accompagnement ou les séquences de montage qui sont insérées dans un reportage pour illustrer ou compléter l’histoire. 

8. Préférence à l’Image (PàI) 

La « préférence à l’image » est un concept qui indique que les médias donnent souvent la priorité aux histoires avec des éléments visuels forts, comme des photos ou des vidéos. Cela peut influencer la sélection des sujets à couvrir.  

9. Podcasting 

Le « podcasting » est une méthode de diffusion de contenu audio ou vidéo sur Internet, généralement sous forme d’émissions régulières. Les podcasteurs créent et diffusent des épisodes sur une variété de sujets. 

10. Relecture à Froid (Cold Reading) 

La « relecture à froid » est une technique de lecture d’un texte sans préparation préalable. C’est souvent utilisé par les présentateurs de télévision pour donner l’impression de lire naturellement un script. 

11. Timbre de Presse (PressStamp) 

Un « timbre de presse » est un cachet imprimé sur un document pour indiquer qu’il a été vérifié et approuvé par la rédaction avant d’être publié. Il est souvent utilisé dans les médias imprimés. 

12.Shill 

Un « shill » est une personne payée ou engagée pour promouvoir un produit, un service ou une idée de manière déguisée, souvent dans le but de tromper le public. Les journalistes enquêtent parfois sur les shills pour dévoiler des manipulations. 

13. Byline 

Une « byline » est le nom de l’auteur d’un article, généralement placé en haut ou en bas de l’article. Elle permet au lecteur de savoir qui a rédigé l’article. 

 

En conclusion, ces termes journalistiques méconnus sont autant de facettes du métier de journaliste qui méritent d’être explorées. Que vous soyez un professionnel de l’information ou un amateur curieux, ces termes vous aideront à mieux comprendre le monde complexe et fascinant du journalisme, où la précision, l’objectivité et la créativité sont essentielles. 

Si vous envisagez de faire carrière dans le journalisme, l’Institut Supérieur de Formation au Journalistique vous propose une solide formation théorique et pratique dispensée par des journalistes en activité au sein des grands médias.   

 

Les nouveaux médias de l’ISFJ Paris : Gazette des étudiants et la Web Radio

Actualité publiée le 2 novembre 2023

Pour cette nouvelle année universitaire 2023/2024, un vent de renouveau souffle sur le campus de l’ISFJ grâce à la réinvention des deux médias de l’école : la Gazette des étudiants et la Web Radio. Ces médias, véritables porte-parole de la vie étudiante, sont plus que jamais conçus par et pour nos étudiants. Ce qui les distingue cette année, c’est que nos étudiants ont pris l’initiative de diriger les rédactions de ces médias, insufflant ainsi une énergie nouvelle et une perspective unique de contribuer à la vie de l’école. Découvrez comment ces médias ont évolué pour mieux servir notre communauté de nos étudiants.

 

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 La Gazette des Étudiants  

 

Pour cette nouvelle édition, la Gazette des étudiants est dirigée par une équipe de rédaction composée de plus d’une dizaine de journalistes.  Le premier numéro de cette nouvelle Gazette verra le jour en novembre et sera distribué chaque mois à l’ensemble des étudiants. Ce document est divisé en plusieurs sections distinctes (actualité mondiale (externe) et l’actualité du campus (interne)). Dans le cadre de l’actualité mondiale, la Gazette pourra couvrir une variété de sujets, notamment l’éditorial, la politique, la culture, la littérature, le sport et les débats de société. Du côté de l’actualité du campus, les rubriques comprendront des focus sur les séminaires, les projets personnels, des entretiens avec d’anciens étudiants, des portraits de personnalités du journalisme, ainsi que des retours sur les rencontres professionnelles organisées par l’école. 

 

La Web Radio ISFJ Paris  

 

Suite au succès de Be My Guest, première émission de la Web Radio ISFJ créée et animée par Guillaume Guest, de nombreux étudiants ont souhaité proposer leur concept et s’investir dans ce nouveau média. Plus d’une vingtaine de jeunes journalistes animeront les ondes de la radio, partageant leurs connaissances et leur bonne humeur. 

C’est ainsi que la Web Radio ISFJ comptera cette année plusieurs émissions dédiées au sport, à la musique, au cinéma, mais aussi à divers sujets, parfois atypiques, qui animent l’actualité nationale et internationale. 

La programmation de la Web Radio comprendra des débats animés, des reportages captivants, des invités spéciaux, des chroniques divertissantes, et surtout, une ambiance chaleureuse et positive pour égayer la vie sur le campus. 

Ces initiatives offrent aux étudiants l’opportunité précieuse de s’impliquer activement dans la communication et la diffusion d’informations, mais surtout celle de s’exercer à la pratique de leur métier et ainsi enrichir leur portfolio.  

C’est une belle démonstration de l’engagement des étudiants de l’ISFJ dans la promotion de l’information et du divertissement au sein de leur école. 

Le campus de l’ISFJ possède des installations dernier cri, comprenant des salles de montage, des studios de web radio, des plateaux TV, et des unités de tournage HD, vous offrent une expérience éducative authentique dans un environnement professionnel. 

RENCONTRE PROFESSIONNELLE ISFJ : avec Grégoire Margotton

Actualité publiée le 27 octobre 2023

A l’occasion de nos rencontres professionnelles, évènement mensuel entre nos étudiants et des journalistes confirmés, ce 18 octobre, nous avons eu le plaisir d’accueillir au sein du campus ISFJ Paris le commentateur foot préféré des Français (et de nos étudiants), Grégoire MargottonUn dialogue riche en conseils pour les aspirants journalistes du sport. Ne manquez pas ce parcours exemplaire d’un commentateur sportif de renom. 

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Une rencontre enrichissante pour nos étudiants 

Lors de cet événement, plus de 100 étudiants se sont rassemblés pour rencontrer et dialoguer avec Grégoire Margotton. 

Dans le cadre d’une première discussion brillamment orchestrée par Simon Vallée, notre chargé des Relations Entreprises, Grégoire Margotton s’est ouvert sur les moments décisifs de sa carrière, offrant ainsi à nos apprentis journalistes l’opportunité de revivre certaines rencontres historiques du sport français. 

Cet instant, empreint de convivialité et empli d’empathie, a permis à notre invité de partager des anecdotes marquantes de sa carrière et de prodiguer des conseils précieux pour réussir dans le milieu hautement compétitif de la presse française.  

De nombreux étudiants, en particulier ceux spécialisés dans le domaine du sport, ont manifesté un vif intérêt pour la profession de commentateur sportif, ainsi que pour celle d’animateur de télévision. 

Grégoire Margotton a répondu avec une totale transparence aux nombreuses questions posées par nos étudiants à la fin de la conférence, enrichissant ainsi leur compréhension des enjeux de ces métiers exigeants. 

 

Grégoire Margotton : un parcours exemplaire  

Né en 1969 à Lyon de parents enseignants, Grégoire Margotton a tracé un chemin remarquable dans le monde du journalisme sportif. 

Après des études à Liverpool qui le dotèrent d’une solide formation en langues, il poursuivit sa quête de connaissance en intégrant le Centre de Formation des Journalistes (CFJ) à Paris. Son ascension prit son envol en 1992 lorsqu’il décrocha un stage à la chaîne Canal +, lui offrant l’opportunité de couvrir les Jeux Olympiques de Barcelone. 

Sa polyvalence et son talent le conduisirent à élargir son champ d’expertise au sein de la chaîne cryptée, se distinguant en tant que commentateur sportif pour le football, le basket, et en particulier lors des Jeux Olympiques d’Atlanta en 1996. Il se lança ensuite dans les meetings d’athlétisme lors des Jeux de Pékin en 2008. 

En parallèle, il s’illustra également en tant que présentateur, co-animant le magazine « Jour de foot » aux côtés de Vincent Radureau entre 2002 et 2003, formant avec Christophe Dugarry un duo incontournable du journalisme sportif, récompensé en 2013 par le prix de la Lucarne d’Or pour le meilleur duo de commentateurs sportifs. 

En 2016, Grégoire Margotton rejoint la chaîne TF1 suite au départ de Christian Jeanpierre, prenant en charge l’émission « Téléfoot » avant de reprendre les rênes de la présentation en septembre 2018. Il fut chargé de commenter les matchs de l’équipe de France en tandem avec Bixente Lizarazu, devenant l’homme des grands rendez-vous sportifs. 

 

Pour participer à ces moments de partage, rien de plus simple. Il suffit d’être inscrit.e à l’ISFJ. Tous les mois, un mail est envoyé aux étudiants

Journalisme : les 6 principes éthiques à connaître

Actualité publiée le 23 octobre 2023

Le journalisme est une profession qui repose sur un ensemble de règles et de principes éthiques. Que vous soyez un journaliste en herbe ou un professionnel chevronné, il est essentiel de connaître les règles fondamentales qui guident cette profession. L’ISFJ, la Grande Ecole de Journalisme en Alternance, vous présente 6 règles : 

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1. La règle de l’exactitude et de la véracité 

Un des premiers devoirs d’un journaliste est de toujours vérifier ses informations. 

Avant de publier un article, de prendre la parole à la télévision ou à la radio particulièrement dans le cas d’une chronique ou d’un billet d’humeur comprenant par définition une sorte de prise de position qu’elle soit implicite ou explicite, aucune exception à la règle n’est admise : toute information nécessite vérification.  

Selon la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ (Fédération Internationale des Journalistes) adoptée le 12 juin 2019 en complément au Code de principes de la FIJ sur la conduite des journalistes (1954), dit « Déclaration de Bordeaux » 

Le/la journaliste ne rapportera que des faits dont il/elle connaît l’origine, ne supprimera pas d’informations essentielles et ne falsifiera pas de documents. Il/elle sera prudent dans l’utilisation des propos et documents publiés sur les médias sociaux. 

 

2. La règle de l’objectivité 

De manière générale, les journalistes doivent faire preuve d’objectivité dans leur travail. 

Ils doivent présenter les faits de manière impartiale, sans prise de parti politique, idéologique ou personnelle. Même s’il est naturel et humain de vouloir instinctivement traiter un sujet en fonction de notre opinion personnelle, un journaliste se doit d’être extrêmement vigilant sur ce point : les opinions personnelles ne doivent pas influencer le contenu journalistique. 

Cette règle comprend tout de même une exception : d’un point de vue éthique, un journaliste qui écrit un édito, une chronique ou un billet d’humeur n’est généralement pas tenu aux mêmes normes d’objectivité stricte que lorsqu’il effectue un reportage d’information.  

Sur ce point, la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ stipule que “le/la journaliste défendra, en tout temps, les principes de liberté dans la collecte et la publication honnêtes des informations, ainsi que le droit à un commentaire et à une critique, tous deux équitables. Il/elle veillera à distinguer clairement l’information du commentaire et de la critique. 

Les commentaires et les analyses doivent être étiquetés en tant que tels, permettant au public de différencier les faits des interprétations personnelles. 

 

3. La règle de l’indépendance éditoriale 

L’indépendance éditoriale est importante pour préserver l’intégrité journalistique. 

Les journalistes ne doivent pas être soumis à des influences externes, qu’elles soient politiques, économiques ou corporatives. Ils doivent être libres de rapporter la vérité sans crainte ni faveur. 

Le 3 octobre 2023, le Parlement européen a adopté une position majeure en réponse à la Conférence sur l’avenir de l’Europe :les eurodéputés ont ainsi, par 448 voix en faveur, 102 contre et 75 abstentions, affirmé leur volonté d‘interdire toute forme d’ingérence dans les décisions éditoriales des organes de presse, de protéger les journalistes contre les pressions extérieures, et de garantir la transparence des médias.  

Cette conférence qui a donné naissance à 49 propositions issues d’une consultation citoyenne. Parmi ces propositions, certaines étaient spécifiquement axées sur les médias, les fausses nouvelles, la désinformation, la vérification des faits et la cybersécurité.  

 

4. La règle de la confidentialité des sources 

La confidentialité des sources est un élément essentiel de la profession journalistique visant à favoriser la liberté de la presse et le droit du public à être informé. Les journalistes doivent s’efforcer de préserver l’anonymat des informateurs, sauf dans des circonstances exceptionnelles. 

La protection des sources est un principe fondamental figurant sur la Charte d’éthique mondiale des journalistes : Le/la journaliste gardera le secret professionnel concernant la source des informations obtenues confidentiellement. 

 

5. La règle de l’intégrité éthique 

Les journalistes doivent agir avec intégrité et respecter un code de conduite éthique. Cela signifie éviter les conflits d’intérêts, ne pas accepter de pots-de-vin et respecter les principes de la déontologie journalistique. 

Contrairement à d’autres règles citées dans cet article, dans ce cas précis, aucune exception n’est admise et toute dérogation peut entrainer de graves conséquences comme des sanctions pénales ou le licenciement voire même le bannissement de l’ensemble de la profession.   

En particulier, le fait d’accepter un pot-de-vin en tant que journaliste est hautement répréhensible sur les plans éthique et juridique.  

Là aussi, la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ est précise que le/la journaliste n’usera pas de la liberté de la presse dans une intention intéressée, et s’interdira de recevoir un quelconque avantage en raison de la diffusion ou de la non-diffusion d’une information. Il/elle évitera – ou mettra fin à – toute situation pouvant le conduire à un conflit d’intérêts dans l’exercice de son métier. Il/elle évitera toute confusion entre son activité et celle de publicitaire ou de propagandiste. Il/elle s’interdira toute forme de délit d’initié et de manipulation des marchés.” 

 

6. La règle de la responsabilité sociale 

Les journalistes ont une responsabilité sociale pour informer le public de manière équilibrée, transparente et honnête. Ils doivent servir l’intérêt public et promouvoir la liberté d’expression. 

En tant qu’intermédiaires entre les institutions et le public, ils sont tenus de servir l’intérêt public. 

L’article 19 de la Déclaration Universelle des Droits Humains souligne le droit de chaque individu à accéder aux informations et aux idées. 

D’après la Charte d’éthique mondiale des journalistes de la FIJ, “le/la journaliste veillera à ce que la diffusion d’une information ou d’une opinion ne contribue pas à nourrir la haine ou les préjugés et fera son possible pour éviter de faciliter la propagation de discriminations fondées sur l’origine géographique, raciale, sociale ou ethnique, le genre, les mœurs sexuelles, la langue, le handicap, la religion et les opinions politiques.” 

 

Les journalistes jouent un rôle important en tant qu’acteurs clés de la transmission de l’information, et ces principes éthiques sont fondamentaux pour accomplir leur mission. En les respectant, les journalistes contribuent à l’éducation, à l’information et à la préservation des valeurs démocratiques. 

Pour ceux qui envisagent de devenir des journalistes compétents et responsables, l’Institut Supérieur de Formation en Journalisme (ISFJ) offre une précieuse opportunité de se former auprès de journalistes chevronnés en activité. Ces mentors partagent non seulement leur expérience, mais aussi leur enthousiasme pour le journalisme, offrant aux étudiants une perspective authentique sur ce métier exigeant. 

 

Billet d’humeur, édito et chronique : particularités et conditions

Actualité publiée le 17 octobre 2023

Dans le vaste paysage du journalisme, trois formes d’expression se distinguent : les billets d’humeur, les éditoriaux (éditos) et les chroniques. À première vue, il peut sembler qu’ils partagent des similitudes, mais en réalité, chacun possède son propre objectif, style et contenu distincts.

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Billet d’humeur, édito, chronique : quelles différences ?

Les billets d’humeur, les éditoriaux (éditos) et les chroniques sont des formes de journalisme qui partagent certaines similitudes, mais ils diffèrent dans leur objectif, leur style et leur contenu. Voici les principales différences entre ces trois genres :

Billet d’humeur :

  • Nature : Un billet d’humeur est un texte court et subjectif, souvent rédigé dans un style léger, humoristique ou ironique. Il reflète généralement l’opinion personnelle de l’auteur sur un sujet donné.
  • Objectif : Le but principal d’un billet d’humeur est de divertir, de susciter des émotions, de faire réfléchir ou de commenter de manière personnelle et souvent humoristique un événement, une tendance ou un aspect de la vie quotidienne.
  • Style : Le style est souvent libre, personnel et humoristique, et l’auteur peut utiliser des anecdotes, des expressions idiosyncratiques et des réflexions personnelles.
  • Exemple : Une chronique humoristique sur les embouteillages quotidiens dans une grande ville.

Éditorial (édito) :

  • Nature : Un éditorial est un texte rédigé par la rédaction ou l’éditeur en chef d’un média, exprimant la position officielle de la publication sur une question particulière. Il est généralement signé au nom de la publication.
  • Objectif : Les éditoriaux sont conçus pour présenter et défendre les points de vue, les opinions et les prises de position de la publication sur des sujets d’importance politique, sociale ou culturelle. Ils visent à influencer l’opinion publique et à mobiliser les lecteurs.
  • Style : Le style est formel, argumentatif et basé sur des faits. Les éditoriaux sont généralement bien structurés et suivent des normes d’écriture rigoureuses.
  • Exemple : Un éditorial du New York Times exprimant le soutien du journal à un candidat politique spécifique aux élections présidentielles.

Chronique :

  • Nature : Une chronique est un article récurrent, généralement rédigé par un journaliste spécialisé dans un domaine particulier, comme la politique, le sport, la culture, la technologie, etc. Il peut avoir un ton personnel, mais il se base sur des faits et des analyses.
  • Objectif : Les chroniques offrent une analyse approfondie, une interprétation ou un commentaire sur des sujets spécifiques, souvent en utilisant l’expertise de l’auteur. Elles ne se limitent pas à l’opinion, mais sont ancrées dans la connaissance du sujet.
  • Style : Le style varie en fonction du sujet, mais il est généralement informatif, analytique et fondé sur des recherches ou des observations personnelles.
  • Exemple : Une chronique politique qui explore les implications des politiques gouvernementales sur l’économie nationale.

En résumé, les différences entre les billets d’humeur, les éditoriaux et les chroniques résident principalement dans leur nature, leur objectif, leur style et leur contenu. Alors que les billets d’humeur sont subjectifs et humoristiques, les éditoriaux expriment la position officielle d’une publication, et les chroniques offrent des analyses spécialisées sur des sujets variés.

Des styles subjectifs mais règlementés

D’un point de vue éthique, un journaliste qui écrit un édito, une chronique ou un billet d’humeur n’est généralement pas tenu aux mêmes normes d’objectivité stricte que lorsqu’il effectue un reportage d’information. Ce sont des formes de journalisme qui permettent aux journalistes de partager leurs opinions personnelles, leurs analyses subjectives et leurs commentaires sur des sujets. Cependant, cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de normes éthiques à respecter.

Les journalistes qui écrivent des éditoriaux, des chroniques ou des billets d’humeur sont toujours tenus de respecter certaines normes journalistiques fondamentales, même s’ils ont une plus grande liberté d’expression de leurs opinions.

Voici quelques-unes des règles éthiques importantes pour les journalistes dans ce contexte :

  • Transparence : Les journalistes doivent être transparents sur leur point de vue, leurs opinions et leur affiliation politique ou tout autre facteur qui pourrait influencer leur perception. Les lecteurs doivent être en mesure de distinguer entre les faits et les opinions.
  • Vérification des faits : Même dans les chroniques, les journalistes doivent s’efforcer de fournir des informations exactes et de ne pas propager de fausses informations. La vérification des faits reste une responsabilité importante.
  • Éviter les stéréotypes et les préjugés : Les journalistes ne doivent pas se livrer à la discrimination, aux préjugés ou à des généralisations injustes dans leurs écrits. Ils devraient traiter les sujets avec respect et équité.
  • Intégrité éditoriale : Les journalistes ne doivent pas être incités à écrire des chroniques ou des billets d’humeur uniquement pour plaire à un public spécifique ou pour des motifs commerciaux. L’intégrité éditoriale est essentielle.
  • Respecter les règles de la rédaction : Même dans les chroniques, les journalistes devraient respecter les règles de base de la grammaire, de la syntaxe et de l’éthique journalistique.

 

“Le rôle de l’intellectuel, comme du journaliste, est, en théorie, de raisonner froidement, hors de toute subjectivité, sur des sujets d’intérêt général. Ce n’est évidemment jamais possible. Chacun est déterminé par sa vie et par ses rencontres et toute tentative d’y échapper est vouée à l’échec. Et c’est très bien ainsi.”

“Échapper aux trois cercles de l’enfer” – Edito de Jacques Attali pour Les Echos

 

Bien que les éditos, les chroniques et les billets d’humeur puissent refléter l’opinion personnelle d’un journaliste, ils ne sont pas une licence pour la désinformation ou la diffamation. Les journalistes doivent toujours se montrer responsables et éthiques dans leur travail, même lorsqu’ils expriment leur propre point de vue.

La formation dispensée par lISFJ prépare les futurs professionnels des médias à être des acteurs responsables de l’information, capables de fournir un journalisme de qualité qui répond aux besoins du public, tout en respectant les normes éthiques qui sont au cœur de cette profession.

En cultivant une solide compréhension de l’éthique journalistique et en intégrant les dernières tendances médiatiques, l’ISFJ contribue à forger une nouvelle génération de journalistes prêts à relever les défis de l’information à l’ère numérique, tout en préservant l’intégrité et la crédibilité de leur métier.

Qu’est-ce qu’un critique dans le journalisme ?

Actualité publiée le 20 septembre 2023

En quoi consiste le métier des journalistes ? Ils informent le public des évènements de l’actualité sans pour autant prendre parti : ils sont et doivent rester objectifs. Et pourtant… Il existe des journalistes dont le rôle est justement de prendre parti, on parle bien des critiques. Et ils sont absolument partout, dans tous les domaines : le cinéma, la musique, la littérature, la gastronomie, les jeux vidéo… Il s’agit d’une branche fascinante du monde médiatique, pour la simple et bonne raison qu’elle s’oppose à l’une des toutes premières règles du journalisme : l’impartialité. 

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Le critique (en bref) 

Si le critique n’est pas un journaliste comme les autres, alors qui est-il ? Bien souvent, sa profession peut-être mal comprise et/ou mésestimée. Le critique n’est pas qu’un simple commentateur. Il commente, oui, mais pas que. Le travail du critique journalistique se rapproche de celui du critique universitaire dans le sens où il analyse et morcèle les œuvres qui lui sont présentées, dans le but de les jauger. La différence réside dans l’écriture. Le critique universitaire va rédiger son compte-rendu de façon très scientifique, avec un point de vue objectif et impartial. Le critique journalistique, lui, va écrire ses papiers avec énormément d’humeur (il va marquer le ton dans ses phrases, les rendre piquantes ou très flatteuse). Le critique journalistique est tout sauf détaché : il est partial. C’est également ce qui le différencie de ses collègues journalistes. 

Attention, même si le critique se base sur son avis pour angler son papier, ça ne veut pas dire qu’il est sa seule et unique source. Ce n’est pas pour rien qu’on parle de critique journalistique : lors de ses analyses, il recoupe ses premières impressions avecune large palette de références et une culture générale approfondie. Le but de son papier n’est pas seulement de donner un avis pour faire joli, mais bien d’aiguiller le public en donnant un jugement avisé. Le critique n’écrit donc jamais à la légère ! Il sait que ses mots, que son travail, est susceptible de garantir le succès ou l’échec d’une œuvre, d’une exposition, d’un nouveau restaurant, d’une dernière sortie littéraire… 

 

Vis-à-vis du public 

Le rôle du critique journalistique est crucial : ce qu’il écrit peut se révéler décisif à la sortie d’une œuvre ou au lancement d’un évènement puisqu’il est en contact direct avec le public. Le critique a le rôle du premier intermédiaire. Il est celui qui donnera son opinion en premier au public, mais aussi aux auteurs des œuvres. Le critique permet également au public de comprendre certaines nuances, certaines intentions ou même certains messages cachés au sein d’une création. Les papiers des critiques ont également une autre utilité : leurs papiers créent un espace de discussion, un cadre pour tenir un débat et confronter les opinions. 

Côté artistes, le critique revêt aussi un rôle capital. Réalisateurs, auteurs, musiciens, concepteurs de jeux vidéo, chefs cuisiniers, gérants de galeries d’expositions… Chacun d’eux compte sur le critique pour donner de la visibilité à son travail. Après tout, il n’y a pas vraiment de mauvaises publicités. Une critique, qu’elle soit flatteuse ou piquante et surtout si elle est diffusée par un média populaire, a au moins le mérite de braquer le projecteur sur l’œuvre dont il est question dedans. 

 

Éthiquement parlant 

Écrire une critique ne signifie pas lancer son avis à tout bout de champ sans se soucier des retombées. Écrire une critique relève d’une grande responsabilité éthique. En effet, le critique journalistique se doit de respecter les normes et règles de la profession. C’est-à-dire bannir les conflits d’intérêts et ne jamais faire preuve d’une prise de partie trop virulente et injustifiée (rappelons que chaque avis doit s’appuyer sur des arguments concrets et développés). 

De même, il est tout à fait inadmissible par exemple d’accuser une artiste de plagiat s’il n’y a pas de preuves concrètes et qu’aucune enquête n’a été menée. Bien entendu, la diffamation est également proscrite (diffamation : le fait de porter atteinte à la réputation de quelqu’un ou quelque chose, en France, la diffamation est punie par la loi). Une telle accusation peut être dévastatrice vis-à-vis du public ou de l’artiste. 

 

Devenir critique 

Devenir critique nécessite une solide formation journalistique. L’ISFJ, l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme, joue un rôle essentiel dans la préparation des journalistes de demain. Les étudiants acquièrent de solides compétences pratiques et théoriques. Ils y développent leur plume et un esprit critique . L’ISFJ s’applique également à développer leur culture générale et leur curiosité. L’école donne toutes les armes nécessaires pour s’intégrer dans le monde professionnel et développer son carnet d’adresses. 

Les étudiants sont encadrés par des professionnels du journalisme encore en activité, issus de toutes les branches (télé, radio, presse papier, presse web…). Les étudiants de l’ISFJ ont également la possibilité d’assister à des masterclass (des rencontres avec des journalistes professionnels, connus et reconnus par la profession) qui poussent les réflexions et amènent le débat. Grâce à ses cursus en alternance, les étudiants acquièrent une expertise des exigences du monde professionnel, très précieuse lors de leurs futurs entretiens d’embauche. 

Qu’est-ce que le journalisme narratif ?

Actualité publiée le 17 septembre 2023

Si les normes d’écriture pour la presse ou le webencouragent des phrases courtes, incisives et accrocheuses, il existe également une autre forme d’expression journalistique : le journalisme narratif. Ce type de journalisme va au-delà de la simple présentation de faits et d’évènements. Il a pour vocation de raconter les évènements, les histoires, avec émotion. Cette écriture s’apparente presque à celle du roman avec ses intrigues, ses rebondissements, et ses “personnages” emblématiques. 

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Concrètement, le journalisme narratif 

Le journalisme narratif s’inscrit dans la catégorie des reportages. Comme le reportage, le journalisme narratif se place en témoin de faits ou d’évènements, mais avec une particularité tout de même : il rend l’histoire captivante en utilisant le même genre de codes que le roman. Grâce à ses anecdotes, ses descriptions de personnages et de lieux, et surtout grâce aux émotions dépeintes dans le journalisme narratif, les lecteurs peuvent consommer l’information autrement. Le journalisme narratif, c’est un défi littéraire (il n’est pas toujours évident de mélanger codes de roman et déontologie journalistique) mais également une façon de ralentir un peu le flux toujours plus rapide de l’information, de s’attarder sur des histoires et des gens, de prendre le temps de connaître un peu mieux les contextes sociaux, politiques et culturels.  

Les premiers journalistes à utiliser ce style de reportage remontent aux années 1960 aux États-Unis avec Tom Wolfe ou Truman Capote : tous deux expérimentent à leur façon à travers différents ouvrages. Truman Capote publie l’un des plus célèbres romans de journalisme narratif, de non-fiction, inspiré d’un fait divers (Sang-froid, 1965). De son côté, Tom Wolfe popularise le terme de “new journalism” en 1973 et publie même une série d’articles du même nom, en plus de ça, son roman Le Bûcher des vanités lui vaut un succès mondial. 

Depuis ces deux figures emblématiques, le journalisme narratif n’a pas cessé d’évoluer et est encore très largement utilisé dans le journalisme moderne. 

 

5 points clés du journalisme narratif 

Pour rendre un papier qui s’inscrit dans l’art du journalisme narratif, il est essentiel de se concentrer sur différents points clefs : en voici 5. 

  1. La narration 

C’est le point sur lequel il fait faire le plus d’effort : il s’agit de l’outil principal du journalisme narratif. C’est cette narration, si elle est fluide et bien travaillée, qui donne la capacité au journaliste de plonger ses lecteurs au cœur de ses récits, et de les impliquer émotionnellement. La structure est également très importante : il faut savoir placer des éléments de suspense, des rebondissements, ou des personnages surprenants, pour conserver l’intérêt que le lecteur porte au récit. Attention cependant à rester dans une démarche journalistique, chaque élément doit être soigneusement vérifié. 

  1. Les “personnages” 

Quand on parle de “personnages” dans le journalisme narratif, on ne parle en aucun cas de personnes inventées et créées de toute pièce. En effet, il s’agit ici de dépeindre de véritables personnes, à qui l’on a véritablement parlé. Il faut les détailler physiquement mais aussi moralement : les traits de caractères, les motivations, les sentiments et émotions, leur point de vue, une anecdote qui leur est propre… Plus la description est humaine et détaillée, plus les lecteurs parviennent à s’impliquer dans le récit. Ces personnages vont également être amenés à discuter entre eux : le journaliste narratif peut sans aucun problème prendre note de ces dialogues, et les inclure dans son récit pour apporter des moments de vie (qui sont les bienvenusau sein d’un long texte, ils permettent de faire respirer son papier). 

  1. L’intrigue 

Dans le journalisme classique, on parlera d’angle, c’est-à-dire le spectre par lequel on choisit d’exposer les faits. Pour le journalisme narratif, il s’agit bien d’intrigue. Encore une fois, il ne faut rien inventer, mais avoir un fil conducteur des évènements rend le récit plus compréhensible. Et, pour amener un peu de suspense, le journaliste narratif peut réserver quelques éléments de l’enquête (s’il s’agit d’un fait divers), pour la fin du paragraphe plutôt que de les énoncer dès le départ. 

  1. La scène, les décors 

Afin de placer une histoire et des personnages, il est très important de savoir poser un décor, un contexte visuel. Les lecteurs doivent pouvoir se représenter les lieux dans lesquels les évènements prennent place. En plus de renforcer l’immersion dans le papier, ces descriptions de lieux rendent également les faits plus crédibles. 

  1. Les émotions 

C’est bien sûr l’outil à soigner le plus possible dans le journalisme narratif. Il s’agit de l’essence même de cette forme d’écriture. Le texte doit en être rempli (attention, il s’agit bien des émotions des personnes impliquées dans les faits racontés et non des émotions du journaliste lui-même), mais doit également provoquer des émotions chez les lecteurs : joie, tristesse, révolte, colère, empathie, rire, espoir, elles font toutes passer des messages très puissants. 

 

Se former au journalisme narratif 

Le journalisme narratif, comme toutes les autres formes de journalisme, nécessite une solide formation théorique et pratique. L’ISFJ, l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme, enseigne les fondements du journalisme : de sa charte déontologique aux rudiments de l’écriture. L’école prépare les futurs professionnels de l’information et encourage les étudiants à essayer toutes les branches du monde du journalisme, que ce soit pendant les périodes de cours ou des périodes en entreprises pour les cursus en alternance (de la deuxième à la cinquième année). 

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