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Comment reconnaître un média engagé ?

Actualité publiée le 15 janvier 2023

Le contexte médiatique contemporain se caractérise par une profusion des informations et leur traitement parfois plus subjectif qu’indépendant. L’essor de la participation des citoyens au journalisme vient aussi redessiner les frontières classiques du domaine. Dans ce contexte, on voit émerger le concept du média engagé : qu’est-ce que c’est et comment le reconnaître ? 

 

Visuel - média engagé

 

Le média engagé est un concept en construction

 

Avec l’essor des réseaux sociaux et des médias en ligne, on voit émerger une forme de médiatisation de l’engagement social et humanitaire privé ou institutionnel. Favoriser ces sujets et les traiter selon un point de vue partial par certains médias ouvre la voie à un tout nouveau concept journalistique : le média engagé. 

Traditionnellement, l’information objective est perçue par les professionnels, et par le public, comme une caractéristique cruciale d’un bon journalisme. Les professionnels devant alors fournir une actualité traitée de manière égalitaire en mettant de côté les rapports entre journalisme et engagement politique. 

Certains journalistes ont néanmoins un rapport différent à l’engagement : ils considèrent qu’il leur appartient de traiter une actualité sans jamais engager ni leur propre point de vue ni leur opinion. D’autres pensent que leurs compétences journalistiques vont de pair avec un engagement militant, qu’ils assument et affichent dans leurs rendus. Ces derniers sont susceptibles de s’orienter vers les médias engagés, qui consistent en des rédactions qui affichent clairement leurs opinions dans le traitement de leurs sujets. 

 

Le média engagé : une prise de position franche 

 

Le média engagé est proche du journalisme citoyen, qui consiste à donner la voix aux particuliers éclairés sur un sujet. Démocratiquement très viable, c’est une forme de journalisme qui assure la pluralité des opinions dans la sphère informative. Son corollaire malheureux est qu’on voit généralement plus de publications d’opinion, fondées sur un ressenti plutôt que sur des faits avérés et vérifiés. Il n’en demeure pas moins que le journalisme participatif fait intervenir des citoyens engagés, souvent déjà militants au niveau local. 

Dans ce contexte, le média engagé est un regroupement de journalistes ou de citoyens qui s’organise en une rédaction plus ou moins structurée et qui fait état d’opinions fortes et clairement établies. Dans leur processus de publication, ces médias utilisent le gatekeeping soit la sélection stricte des informations traitées et diffusées. Ce filtre est considéré comme un gage qualitatif de leurs publications. L’audience de ces médias engagés est moins large que celle des médias généralistes et parle bien souvent à un public déjà acquis. 

Les médias engagés ne sont donc pas à confondre avec les diffuseurs de fake news ou les tentatives radicales de journalisme participatif en ligne. Il s’agit d’une forme de journalisme émergente, qui répond à un besoin citoyen et qui doit être pris en main par les professionnels du secteur afin de divulguer une information viable et de qualité. À l’ISFJ, les étudiants en Journalisme de l’établissement ont accès à un enseignement d’exception qui leur permet de tout comprendre de la définition naissante et des enjeux des médias engagés. 

La pluralité des médias d’information et des rédactions engagées fonde la démocratie. Les citoyens ont par ce biais accès à de nombreuses approches dans le traitement de l’information, ce qui leur permet de se forger une opinion personnelle, à condition de savoir analyser le contenu de ces rédactions et la manière dont elles sont abordées. 

Module spécialisé : photo journalisme

Actualité publiée le

Nouvelle semaine de séminaire pour les 4e année. Cette fois-ci, ils s’attaquent à un pilier du journalisme : le reportage photo. Accompagnés par Lisa Miquet, photographe professionnelle et intervenante à l’ISFJ, les étudiants doivent relever un défi. Celui de décrire un évènement, une actualité, avec une image plutôt que des mots. 

 

Visuel 1 - Module spécialisé : photo journalisme

© ISFJ |Première manipulation des appareils photo de l’école 

 

Il y a une multitude de carrières possibles dans le journalisme. De la presse écrite à la présentation TV, en passant par la radio : les options sont variées. Parmi tous ces choix, pas facile de déterminer sa spécialisation. C’est pourquoi l’ISFJ propose des semaines de modules spécialisés. Les étudiants peuvent toucher à chaque branche du journalisme et trouver celle qui leur correspond le mieux. Et, rien de mieux pour découvrir un domaine que d’être accompagné par de véritables professionnels en activité. Pour les 4e année, c’est le photo journalisme qui est sous le feu des projecteurs.

 

Le photo journalisme, c’est quoi ? 

 

C’est le partenaire privilégié de la presse écrite, web, et magazine. Le photo journalisme a toujours joué un rôle fondateur dans l’histoire des médias. Là où des mots n’engagent que la parole d’un reporter, le photoreporter peut les prouver à l’aide de son appareil photo avec un engagement et une approche plus artistique ou brute qu’il n’est permis de le faire dans un papier. 

Le photo journalisme connait son âge d’or après la Seconde Guerre mondiale. Les photographes, jusqu’alors considérés comme de simples illustrateurs, intègrent en masse les agences de presse. Parmi les plus célèbres et les premiers à sauter le pas on retrouve de grands noms de médias comme Life, Fortune et même Paris Match. Les photographes acquièrent très vite un tout nouveau statut, celui de photoreporter. Ils ne sont plus que des acolytes, ils deviennent des partenaires privilégiés pour les journalistes, formant ainsi des duos célébrissimes pour leur travail comme : Albert Londres/Moreau ou Joseph Kessel/Zucoon. 

 

2023 : les nouveaux visages du photo journalisme 

Daniella Zalcman 

Photojournaliste américaine et fondatrice de WomenPhotograph (une organisation qui soutient les femmes photojournalistes indépendantes). Elle travaille des sujets sociétaux aussi bien en couleur qu’en noir et blanc. Ses thèmes de prédilections : l’identité, l’homophobie et les différences culturelles. 

 

William Daniels 

Photographe documentaire français, William Daniels parcourt le monde pour photographier la maladie et les catastrophes (aussi bien humaines qu’environnementales). Il redonne une voix aux communautés vulnérables. Il a remporté le World Press Photo, les Pictures of the Year International et un Visa d’Or. 

 

Anastasia Taylor-Lind 

Cette photojournaliste anglaise a passé une dizaine d’année à photographier les femmes, la guerre et des questions sociétales. A l’aide d’histoire fortes, elle apparaît dans le TIME, le New York Time et le National Geographic. 

 

Visuel 2 - Module spécialisé : photo journalisme

© ISFJ | Découverte des paramétrages d’un reflex pour les 4e année 

Pendant ce temps à l’ISFJ

 

Pendant ce temps à l’ISFJ, nos 4e année (Mastère 1) découvrent tranquillement les rudiments de la photographie. Pour les accompagner : Lisa Miquet, photographe professionnelle mais aussi intervenante à l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme. L’objectif de la semaine est clair : familiariser les étudiants avec les différents modèles d’appareils photos. Leur apprendre à faire les réglages manuellement, calibrer les ISO, déterminer la profondeur de champ, les lignes d’horizon, les points de fuites et surtout, gérer eux-mêmes l’ouverture du diaphragme.

Pour cette première approche, le séminaire se déroule en deux parties : la théorie et la pratique. Avant chaque manipulation, Lisa Miquet prépare un cours théorique, pour les orienter au mieux. Une fois cette étape achevée, les étudiants passent à la pratique sous l’œil expert de l’intervenante. Le mois prochain, les 4e année devront rendre un reportage photo en solo. Thème libre, 10 photos légendées, un angle de reportage qui devra apparaître dans le titre.


Témoignages

Eddy Royer

Je n’avais aucune expérience dans la photo. Que ce soit l’aspect théorique avec l’histoire de la photo, les premiers grands reportages, et les grands noms qui ont marqué la profession, ou bien le côté technique (le cadrage, les temps de pose, l’auto-focus…). Tout a été nouveau pour moi. Je trouve que le cours était plutôt bien articulé puisqu’au début on n’avait que l’aspect théorique sur l’histoire de la photographie ou même l’histoire de la création de certain magazine comme Paris Match qui s’inspire de la presse américaine. On nous a expliqué comment faire les réglages et après on nous a laissés en groupe avec un appareil photo. On avait bien le temps de voir comment ça fonctionnait.

Son sujet : La grande Ourcq ou la grande lutte contre le gaspillage.

 

Visuel 3 - Module spécialisé : photo journalisme

© Eddy Royer | Des ustensiles de cuisine pour avoir un service de table à prix modique. 

 

Visuel 4 - Module spécialisé : photo journalisme

© Eddy Royer | L’un des deux principaux rayons de la boutique. 

Julien Renard

Le cours de cette semaine, photo reportage, c’était pour nous former aux bases de la photo. Moi, j’avais zéro connaissance, le seul rapport que j’avais à la photo c’était avec mon téléphone donc du coup je ne connaissais pas trop l’appareil photo réflexe. Ça m’a permis d’apprendre plein de choses, à gérer la lumière, etc. J’ai bien aimé le cours. J’ai bien aimé le fait qu’on soit assez libres pour faire des photos avec des appareils, les petits exercices qu’elle nous a proposé c’était très sympa aussi. Pour mon sujet, soit je fais 10 photos sur la ville de Pontoise pour justement représenter les endroits qui sont importants parce que c’est une ville qui est riche de son histoire. Il y a beaucoup d’artistes qui étaient à Pontoise, et donc il y a un musée là-bas. Il y a aussi pas mal de parcs dédiés à beaucoup d’artistes. Je suis né là-bas.

Son sujet : Pontoise

 

Meried Haned

Alors, moi je suis très contente de cette semaine reportage parce que ça vient pile au moment où je voulais acheter une caméra et travailler avec sur les réseaux. Du coup, c’est vraiment intéressant de voir comment je prends mes photos et tout. J’ai commencé avec mon IPhone, je ne suis pas professionnelle, mais ça m’a permis de développer tout ça. Et, pour mon projet, ça va être un sujet politique parce que je veux faire du journalisme politique tout simplement. J’ai commencé à le traiter déjà, j’ai plusieurs rendez-vous et je me suis dit : je vais saisir l’occasion et faire mon reportage dans cette direction.

Son sujet : Le MAK, plus que déterminé pour revendiquer ses droits bafoués, par le gouvernement Algérien.

 

Visuel 5 - Module spécialisé : photo journalisme

© Meried Haned | Intervention violente et inattendue d’un contestant algérien, lors de la conférence sur la violation par l’Algérie des droits humains en Kabylie. 

 

Visuel 6 - Module spécialisé : photo journalisme

© Meried Haned | Le Relais des Pyrénées, le restaurant où les militants du MAK se rassemblent, dans le 20e arrondissement de Paris. 

Qui est le « journaliste masqué » ?

Actualité publiée le 11 janvier 2023

Ses enquêtes sont connues dans toute l’Afrique et la réputation de ce journaliste dont on ne connaît pas le visage ne fait que croître à l’international. Anas Aremeyaw Anas, journaliste d’investigation masqué : qui es-tu ? 

Visuel - Journalisme masqué

 

Le Ghana démocratique a son héros : le journaliste masqué

 

On sait très peu de choses à propos d’Anas Aremeyaw Anas, dit le « journaliste masqué». Né à la fin des années 1970 au Ghana, l’anonymat est l’outil de travail central de ce journaliste d’investigation reconnu désormais internationalement. Politiquement non-classifié, Anas agit sur de nombreux canaux et propose ses enquêtes sous divers formats (majoritairement écrit et documentaire, cependant). 

Son travail d’investigation se concentre sur le respect des droits de l’Homme au Ghana et traite des (nombreux) problèmes de corruption du pays. La PressFoundation du Ghana l’a récompensé du prix du « Meilleur journaliste » en 2016, un an après que Foreign Policy l’ait nommé parmi les principaux penseurs mondiaux. 

 

Deux publications incontournables du journaliste masqué 

 

En 2015, Anas Aremeyaw Anas publie Le Ghana aux yeux de Dieu, une enquête à propos du système judiciaire en place au sein du pays. Son travail aboutit à la destitution de certains juges, bien que le système en place continue de montrer des failles structurelles importantes. 

En 2018 il publie Numéro 12, sur l’administration du football dans le pays. Le président, suite à ces travaux, démantèle littéralement l’association ghanéenne de football à cause de trop nombreux pots-de-vin impliquant des personnalités politiques. 

Anas Aremeyaw Anas a fondé sa propre société d’information, il est à la tête d’une véritable équipe de journalistes d’investigation qui dénonce les dysfonctionnements du système ghanéen. 

Depuis la pandémie de Covid-19, le journaliste masqué a produit deux reportages à propos des conséquences du virus sur la liberté et le respect des Droits de L’Homme au Ghana : un sur les charlatans-guérisseurs et un second sur la véritable utilisation du matériel de prévention et de soin fournis par le gouvernement ghanéen. 

 

Le journaliste masqué : la méthode de l’infiltration 

 

Au Ghana, le journalisme d’infiltration est reconnu et légal. Selon Anas Aremeyaw Anas, des mesures drastiques doivent être prises afin de dénoncer la corruption galopante dans le pays. C’est pour cette raison que ce professionnel a souhaité conserver l’anonymat en masquant constamment son visage. Constitué d’un voile de perles africaines, il lui permet de protéger sa vie (en 2019, il perd un proche collaborateur) et de faire perdurer son travail d’investigation. 

Anas Aremeyaw Anas reconnaît pratiquer un journalisme hybride et il revendique travailler autour de trois axes fondateurs : dénoncer, faire honte et emprisonner (naming, shaming, jailing). 

Œuvrer pour un vrai journalisme d’investigation, capable de faire changer les choses en mettant en lumière les erreurs des systèmes politiques corrompus est la mission principale des journalistes professionnels. L’ISFJ le sait et a à cœur de proposer un enseignement technique et de haut niveau universitaire propre à former une génération de professionnels qui comprend les implications démocratiques de leur travail. 

Perçu comme un véritable héros dans le monde du journalisme anglo-saxon, Anas Aremeyaw Anas a obtenu près d’une cinquantaine de prix aujourd’hui. 

Comment hiérarchiser l’information ?

Actualité publiée le 9 janvier 2023

Hiérarchiser l’information, pour une rédaction professionnelle, consiste à ordonner les éléments du plus au moins important. Cette structure peut se retrouver au sein d’un écrit, d’un reportage ou même au niveau plus large d’une émission complète.

Visuel Comment hierarchiser l'information ?

Quelles sont les techniques pour hiérarchiser l’information ?

En journalisme professionnel, il existe de nombreuses techniques pour hiérarchiser l’information. La plus courante, et celle qui est quasi-constamment appliquée, est de structurer son propos selon la règle des 5W :  What, Who, When, Where et Why ?

Ces cinq questions essentielles offrent au lecteur de découvrir l’article et de voir son intérêt croître au fil de sa lecture. Ces éléments, en français, se traduisent par 6 questions clés, à traiter dans cet ordre pour bien hiérarchiser son propos :

– Quoi : sujet, contexte.

– Qui : les personnes impliquées, les institutions concernées.

– Quand : contexte temporel de l’information, fréquence éventuelle.

– Où : contextualisation géographique ou information quant au lieu de l’événement à venir.

– Pourquoi : explication du fait.

– Comment : reprise du déroulé, des moyens

Le journaliste peut également opter pour d’autres manières de hiérarchiser son propos : loi de la proximité ou pyramide inversée, par exemple. Naturellement, la tendance est de conserver une idée par paragraphe (en journaliste écrit), ou de donner un rythme à son discours au moyen de la respiration. Notez que dans le journalisme radio, les relances sont cruciales pour bien structurer l’information (relances qui peuvent se trouver sous la forme d’accroche dans la presse).

Hiérarchiser les informations : le cas internet

Sachez que les techniques pour hiérarchiser l’information ont considérablement évolué suite à l’essor du digital comme canal d’actualité. Sur le net, l’attention des lecteurs est constamment sollicitée et il n’est pas rare qu’un article ne soit jamais terminé. Ainsi, on ne hiérarchise pas l’information d’un article web de la même manière que pour un rendu classique.

Sur le web, donc, hiérarchiser l’information se base presque exclusivement sur la classique loi de la proximité :

– La proximité géographique : le lecteur est plus concerné quand l’article concerne des faits locaux.

– La proximité temporelle : l’extrême réactivité du web conduit à traiter les faits au plus proche dans le temps.

– La proximité affective : les lecteurs sont plus concernés par une information qui traite d’un fait, d’une personne ou d’un thème qui leur est cher.

– La proximité sociale ou professionnelle : le lecteur en ligne plébiscite les sujets en lien avec sa propre sphère d’exercice.

Hiérarchiser l’information : cela ne s’improvise pas

Pour savoir comment bien hiérarchiser son information selon les normes journalistiques et pour parvenir à traiter de manière intelligible son sujet, il faut se former à l’écriture journalistique.

Très technique, cet exercice s’apprend à l’occasion d’un parcours universitaire spécialisé dans le journalisme et au sein d’une école qui forme de futurs professionnels. L’ISFJ propose par exemple à ses étudiants un enseignement de très haut niveau académique complété par de nombreuses sessions en alternance.

Hiérarchiser l’information est une technique cruciale du journalisme qui permet de conserver l’attention de son public, mais également de rendre son propos intelligible.

5 choses à savoir pour faire une chronique

Actualité publiée le 4 janvier 2023

Très flexible et volontairement subjective, la chronique est un espace de liberté journalistique vivement appréciée du public comme des professionnels. Exercice de style très technique, découvrez 5 points essentiels pour faire une bonne chronique. 

Visuel - réussir sa chronique

Faire une chronique : choisir son format 

Le journalisme est un secteur large qui englobe de très nombreux supports de l’audiovisuel. Une chronique peut prendre plusieurs formes : émission de radio, intervention en plateau, écrit dans un journal, etc. Le choix du support de diffusion de la chronique va considérablement influer sur son élaboration : écriture du script, besoin en post-production, interventions d’experts ou choix des témoignages, etc. 

Par exemple, dans l’écriture d’une chronique radio, l’auteur devra penser à adopter une syntaxe simple propice à une diction claire et à rédiger un texte lui permettant de respirer et de donner un rythme soutenu à son parler. Il devra aussi penser à intégrer des relances ou des espaces pour des éléments audios. Un bon chroniqueur radio saura aussi se choisir un jingle ou un élément d’habillage sonore permettant de reconnaître immédiatement ses interventions. 

Pensez aux nouvelles technologies et ne négligez pas les nouveaux formats, comme les interventions des youtubeurs spécialisés. Leurs vidéos s’apparentent à des chroniques filmées, regroupant information viable, dynamisme et apport personnel. 

 

La chronique : un billet spécialisé 

Le format de la chronique peut aussi dépendre de la spécialité dans laquelle s’inscrit le rendu. Il existe en effet autant de filières propices à une bonne chronique qu’il y a de bonnes idées : chronique littéraire, de cinéma, sur le jeu vidéo, l’histoire, la biologie, etc. 

Faire une chronique suppose de personnaliser le contenu 

C’est un élément à ne surtout pas oublier pour parvenir à faire une bonne chronique. Il s’agit en effet de proposer une intervention consacrée à un domaine très spécifique, publiée régulièrement et au contenu personnel. La chronique, c’est par définition un article d’opinion qui permet au chroniqueur d’exprimer son point de vue sur un sujet très précis. 

Volontairement orientée, parfois sciemment biaisée, la chronique journalistique vise à présenter une interprétation de la réalité. Cette caractéristique subjective doit impérativement être revendiquée par le chroniqueur et sa rédaction, qui ne doivent pas chercher à divulguer par le biais d’une chronique une information soi-disant objective et véridique. 

 

Se démarquer pour faire une chronique 

Très personnelle, le chroniqueur choisit donc lui-même le ton, la perspective et la structure de sa chronique. Il développe son texte selon la forme qui lui convient et lui donne une conclusion qui lui est propre. Les tendances d’aujourd’hui sont à la chronique humoristique, vivace dynamique et divertissante. Cela ne signifie pas que le ton de toutes les chroniques doit impérativement s’inscrire dans cette veine, certains bons journalistes parviennent au contraire à tirer leur épingle du jeu en adoptant un style volontairement opposé. 

 

Trouver sa propre formule : s’entraîner 

En journalisme, il n’y a pas de secret, c’est en s’entraînant que l’on parvient au meilleur résultat. Les chroniqueurs professionnels le savent et attestent de l’évolution de leurs productions au fil de leur carrière. 

Pour faire une bonne chronique, il est donc important de développer ses idées et de pratiquer inlassablement afin de faire évoluer ses propositions en les améliorant constamment. Ce travail de perfectionnement peut porter sur le fond de la chronique, en développant ses connaissances expertes d’un domaine. Ou sur sa forme, en trouvant son style ou en apprenant à maîtriser les nouveaux formats de diffusion (podcast, web Tv, etc.). 

À l’ISFJ, les étudiants du Parcours Journalisme découvrent tous les supports possibles pour faire une chronique : radio, TV, web, vidéo, ou même production de podcasts. 

L’essentiel pour faire une bonne chronique, c’est de réunir deux éléments fondamentaux. Une écriture technique adaptée au format de sortie ainsi qu’un style véritablement unique et original. 

Qu’est-ce que la charte de déontologie des journalistes ?

Actualité publiée le 2 janvier 2023

La charte de déontologie des journalistes telle qu’on la connaît aujourd’hui provient de diverses sources. D’abord élaborée en 1918, elle prend sa forme la plus aboutie en 2011. Que regroupe-t-elle et quelle est sa portée juridique et éthique ? 

Visuel - charte déontologique journaliste

La charte de déontologie des journalistes : un regroupement de textes 

On appelle communément la charte de déontologie des journalistes un regroupement de normes auxquelles les journalistes professionnels choisissent de s’astreindre dans le cadre de leur activité. En Europe, elle prend forme dans la Charte de Munich, signée par 6 syndicats de journalistes de 6 pays membres en 1971. Le texte a d’ailleurs été modifié en 2011 pour devenir la charte d’éthique professionnelle des journalistes. 

Certaines maisons d’édition ou des sociétés de presse se sont par ailleurs munies de leur propre charte, qui trouve une application en interne : processus de travail, comportements de leurs collaborateurs, valeurs éthiques et morales, etc. 

Les règles de la charte de Munich ne sont que déontologiques : elles sont déclaratives et ne peuvent pas être sanctionnées par une juridiction. 

 

La charte de déontologie des journalistes : des droits et des devoirs 

Si l’on reprend la Charte de Munich de 1971, texte de référence en ce qui concerne les obligations déontologiques des journalistes, on trouve dix devoirs et cinq droits : 

– Le respect de la vérité. 

– La défense de la liberté d’information. 

– La publication exclusive d’informations dont l’origine est connue (ou accompagné de réserves, le cas échéant). 

– L’interdiction d’user de méthodes déloyales. 

Le respect de la vie privée des personnes. 

– La rectification de toute information publiée erronée. 

– La garantie du secret professionnel et de la protection des sources. 

– L’interdiction du plagiat, de la calomnie et de la diffamation. 

– Le refus des consignes directes ou indirectes de la part d’annonceurs. 

– Le refus de pressions et de directives rédactionnelles. 

– Le droit au libre accès à toutes les sources d’information. 

– Le droit de refuser toute subordination. 

– Le droit de refuser d’exprimer une opinion contraire à sa conviction. 

– Le droit d’être informé de changements propres à modifier ses conditions d’exercice. 

– Le bénéfice de conventions collectives et d’un contrat assurant la sécurité matérielle et morale des journalistes. 

 

La charte de déontologie des journalistes : sensibiliser les jeunes générations 

Face aux récentes dérives portées par l’essor d’Internet (trolling, fake news, etc.), la charte de déontologie des journalistes revêt une importance de premier plan. 

La respecter, c’est garantir une information juste, vérifiée et objective capable de garantir la démocratie dans les pays du monde. C’est pour cette raison qu’il est essentiel que tous les journalistes respectent les valeurs de la charte de déontologie des journalistes. 

L’ISFJ, consciente de l’importance de la charte pour une information saine et respectueuse des droits, sensibilise ses étudiants en journalisme dès leur première année d’étude aux règles déontologiques de la profession. 

L’éthique professionnelle des journalistes doit impérativement être respectée et préservée afin de garantir des États démocratiques et la libre information des citoyens. 

5 conseils pour réussir son interview

Actualité publiée le 28 décembre 2022

Une interview réussie, c’est un rassemblement de caractéristiques techniques qui permettent de créer un produit de qualité, tant sur le fond que sur la forme. Zoom sur 5 conseils de premier ordre pour réussir ses entretiens journalistiques. 

Visuel - réussir son interview

Conseil n°1 : soigner sa préparation 

Pour réussir son interview, il est important de porter une attention spécifique aux étapes d’élaboration : écriture des questions, choix de la problématique et de la thématique, personnalités à interroger, médium de diffusion, canal de diffusion, etc. À ce titre, le premier conseil à suivre scrupuleusement, c’est de choisir un format adapté à son public et qui respecte les codes de sa discipline (article de presse, émission radiophonique, vidéo, etc.). Un format qui est également cohérent avec le fond de l’article et son sujet permet par ailleurs d’obtenir un rendu réussi. 

 

Conseil n°2 : choisir ses interlocuteurs 

Il est capital de trouver la bonne personne à interviewer. Un bon entretien dépend en grande partie de la personnalité qui est questionnée. Idéalement, il s’agit d’un individu reconnu dans son secteur d’expertise, comme un dirigeant d’une grande entreprise qui fait preuve d’une vision intéressante sur son industrie, etc. L’objectif est de choisir la personne la plus à même d’exposer une vision inédite et de faire avancer la problématique de l’interview. Sachez qu’il est possible d’organiser des interviews groupées, ce qui donne de la valeur ajoutée à la thématique, mais à condition de maîtriser les techniques d’animation des entretiens.  

 

Conseil n°3 : présenter, diriger 

Le secret d’une bonne interview, c’est de doser les interventions du journaliste. C’est lui qui posera les questions, et qui, en ce sens, oriente l’interview. Néanmoins, il doit veiller à auto-encadrer ses prises de paroles, afin de ne pas couper de manière injustifiée l’exposé de son invité et de le laisser s’exprimer. Il doit également vérifier que l’invité conserve une orientation propre à faire avancer la problématique du sujet et qu’il ne se perde pas dans son discours. Afin de réussir une interview, il est alors possible d’opter pour une solution hybride : faire préparer le fond par un journaliste professionnel et faire animer l’entretien par un animateur. 

 

Conseil n°4 : trouver et respecter une juste durée 

Une interview est réussie lorsqu’elle parvient à conserver l’attention du public jusqu’à sa clôture. Il est capital de savoir encadrer à bon escient la durée de l’entretien. Le temps de questionnements varie en fonction des secteurs, des audiences, des sujets ou des personnalités. On voit des formats très longs se développer en ligne, tandis que des médias larges (comme la télévision) favorisent des interviews courtes intégrées à des programmes de plus grande ampleur. 

 

Conseil n°5 : s’entraîner, repérer, se corriger 

Réussir son interview, c’est donc démontrer d’une fine maîtrise de l’exercice. Pour parvenir à un bon niveau d’élaboration, de gestion et de production d’une interview, il faut suivre une formation spécialisée dans le journalisme. Un bon cursus, reconnu par l’État comme les experts du secteur de l’information, comprend un apprentissage des techniques d’interview de toutes les formes : audiovisuelles, papier, web, etc. 

Idéalement et parallèlement à l’acquisition de connaissances théoriques, il est important de pouvoir mettre en pratique ses nouvelles compétences et de véritablement réaliser des interviews d’essai. Il est alors envisageable de monter des équipes de travail entre participants à une formation ou, mieux, de suivre un cursus universitaire en alternance. 

L’ISFJ offre par exemple un enseignement complet de haut niveau universitaire et technique en journalisme. Véritable PGE, le cursus offre de s’entraîner très régulièrement pour apprendre à réussir ses interviews. 

Pour réussir son interview, il faut aussi et surtout trouver son style journalistique : thème de prédilection, forme de l’entretien (et montage par exemple), esthétique générale ou technicité des questions posées. 

Les documentaires d’investigation les plus connus

Actualité publiée le 21 décembre 2022

Genre très apprécié du grand public et exercice technique de haut vol pour les professionnels, en quoi consiste le documentaire d’investigation ? Quels sont les trois exemples les plus connus parmi les productions françaises et internationales ? 

 

Le documentaire d’investigation : un genre qui prend plusieurs formes 

Le documentaire d’investigation consiste en une enquête journalistique de fond mise en scène en image. À ce titre, il peut prendre diverses formes : une narration technique, une fiction, un enchaînement d’interviews, etc. 

C’est le journaliste à l’origine du travail sur le terrain qui détermine comment il mettra en images son enquête. Il peut ainsi travailler seul et produire son documentaire en autonomie ou agir avec une équipe de techniciens de l’audiovisuel. 

Documentaires d’investigation : les productions connues au niveau mondial 

 

  • Bowling for Columbine (2002) de Michael Moore. 

Documentaire d’investigation sociétal, Bowling for Columbine a fait l’effet d’un raz-de-marée lorsqu’il est sorti en salle. Sous la forme d’un docu-fiction, Michael Moore explore et enquête sur un fait divers marquant de l’Amérique : la tuerie qui causa la mort d’une dizaine d’adolescents au lycée Columbine dans le Colorado en 1999. Très connu dans le domaine journalistique et cinématographique, ce documentaire a obtenu l’Oscar du meilleur film documentaire au festival de Cannes 2002 et le César du meilleur film étranger lors de la même édition. 

 

  • Super Size Me, 2004, de Morgan Spurlock. 

Dans ce documentaire, le journaliste est allé jusqu’à expérimenter lui-même le quotidien de millions d’Américains adeptes du fast-food. Primé au Sundance Festival, ce documentaire est désormais très connu en raison des résultats spectaculaires filmés par son auteur. Documentaire à petit budget, il n’en demeure pas moins de qualité et s’inscrit dans une tendance désormais très actuelle de l’investigation en direct retracée par vidéo. 

 

France : les documentaires d’investigation les plus connus 

  • Nuit & Brouillard (1956) d’Alain Resnais. 

Élaboré en collaboration et sous la demande de l’historien Henri Michel, Nuit et Brouillard est un documentaire d’investigation qui a marqué de nombreuses générations. L’œuvre retrace et enquête sur les opérations de déportation et la vie dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Le titre du documentaire est tiré de dispositions législatives applicables par décret de 1941, dites nuits et brouillard. Le film, très connu au niveau mondial, a été censuré par le gouvernement français : la commission de censure exige, à la sortie du film, qu’une photographie d’archive où l’on reconnaissait un gendarme français soit effacée. Il en va de même des autorités allemandes qui demandent que le documentaire soit retiré de la sélection officielle du Festival de Cannes de 1957, arguant que le documentaire entacherait la réconciliation franco-allemande. Si de nombreuses critiques peuvent être faites sur ce documentaire très connu, il donne néanmoins un état réaliste des connaissances et des recherches (limitées) sur la question dans les années 1950. 

 

Connaître les documentaires d’investigation les plus connus permet aux étudiants en journalisme de s’inspirer du travail de leurs pairs et de se construire une culture générale du secteur. À l’ISFJ, les étudiants bénéficient à ce titre d’un enseignement à l’histoire du journalisme et sont amenés à travailler en pratique. Ils produisent ainsi des documentaires d’investigation dès les premières années de leur cursus. 

Désormais très connu et fournissant des documentaires d’investigation de très grande qualité, le programme Cash Investigation, disponible en replay sur France TV démocratise le genre et a permis de lever le voile sur de très nombreux scandales.

Masterclass à l’ISFJ : rencontre avec Jamel Debbouze

Actualité publiée le 18 décembre 2022

À l’ISFJ, les masterclassfont leur come-back. En présentiel ou distanciel, chaque rencontre est une ouverture vers de nouveaux horizons. Pour la première de l’année, direction de monde du cinéma avec un guide bien connu de l’Hexagone. Jamel Debbouze, micro en main, est venu parler de son tout dernier rôle dans le film “Le Nouveau Jouet”.  

Visuel - masterclass jamel debbouze isfj

De Jamel à Sami, il n’y a qu’un pas. Ou plutôt, qu’un rôle. Dans “Le Nouveau Jouet”, Jamel Debbouze se réinvente en gardien de nuit dans un grand magasin de jouets.

Un jour, son monde rencontre celui d’Alexandre, le fils d’un milliardaire. Il a le choix entre tous les jouets du monde, et lui, il choisit un monsieur” raconte Jamel Debbouze. Ce film, c’est l’histoire d’un enfant triste qui a tout, et d’un homme heureux qui n’a pas grand-chose. Des personnages attachants, des situations cocasses, un contraste drastique entre une banlieue glaciale et une cité chaleureuse : c’est une histoire dans laquelle l’humouriste voulait apporter son grain de sel depuis un moment.  

 

Un remake de Francis Veber 

 

Tout commence 15 ans en arrière. Accompagné de James Huth, Jamel Debbouze sonne à la porte de Francis Veber, réalisateur du “Nouveau Jouet” original. Ce soir-là, ils avaient un but : décrocher les droits pour un remake. Sourire aux lèvres, l’acteur raconte comment, en l’espace d’un quart d’heure, on leur a pratiquement claquer la porte au nez : “Et il avait raison en plus. Il était convaincu qu’on allait massacrer son œuvre. A l’époque, ça aurait été vrai. Mais aujourd’hui, je savais quoi ajouter au personnage pour le rendre encore plus attachant”.

Le film sort en salles demain. Et, comme prévu 15 ans plus tôt, c’est James Huth à la réalisation. Il a notamment travaillé sur Brice de Nice, Brice 3, Un bonheur n’arrive jamais seul ou encore Lucky Luke. 

 

La masterclass 

 

Humoriste, acteur, et producteur : la vedette française se tient dans l’amphithéâtre. Au fil de cette rencontre, il évoque son parcours, ses inspirations et ses aspirations. Sa première scène, son premier public, son premier film, son premier rôle : tout y passe. Jamel Debbouze sourit en se remémorant ses premiers souvenirs de gloire: “Le cinéma c’était un accident. Moi, je voulais faire de la scène. Quand le succès est arrivé avec Astérix, je me suis retrouvé comme adoubé du cinéma. Parce que, quand toute la France te dit que c’est super, c’est à ce moment-là que tu deviens acteur”.

Son métier, il l’a découvert grâce à des associations culturelles comme la MJC (Maisons des Jeunes et de la Culture). C’est pourquoi c’était important pour lui de se tenir là, debout ou par écrans interposés, devant les étudiants de l’ISFJ. 

Comment devenir journaliste web ?

Actualité publiée le 14 décembre 2022

Longtemps décrié par les experts du journalisme en raison de ses conséquences néfastes pour les audiences des médias traditionnels, le journalisme en ligne est désormais reconnu comme une branche de l’information à part entière. Secteur dynamique, attractif et qui recrute : comment devenir journaliste web ? 

Visuel - comment devenir journaliste web

Devenir journaliste web : maîtriser les fondamentaux de l’information 

 

Internet est reconnu par les experts du journalisme comme un média de l’information au même titre que la presse écrite ou la télévision. À ce titre, écrire pour le web requiert les mêmes compétences de haut vol que de produire pour les médias traditionnels de l’information. 

Devenir journaliste web, cela signifie donc : 

– Savoir écrire vite et bien, dans le respect des normes de rédaction professionnelle, en employant un vocabulaire adapté à son sujet, son lectorat et son canal de diffusion. 

– Savoir enquêter sur sa thématique, rechercher ses sources, les croiser, vérifier l’information que l’on transmet et assurer un relais objectif de l’actualité. 

– Bien connaître le web, ses dynamiques, ses contraintes en termes de journalisme et ses leviers de développement pour l’information professionnelle. 

– Savoir produire pour le web : articles, vidéo, podcasts, web TV, etc. À ce titre, devenir journaliste web requiert de maîtriser l’ensemble des canaux de diffusion du net et des formats prédominants sur la Toile. En effet, les journalistes web sont généralement autonomes dans la création, la production et la retouche de leurs contenus. 

Naturellement, le journaliste web peut choisir de s’expertiser dans une filière : scientifique, mode, politique, et travailler au sein d’une rédaction digitale spécialisée. Dans ce cas de figure, il lui faudra avoir suivi une formation spécialisée, afin de compléter ses connaissances en journalisme avec des apports spécifiques de sa discipline. 

 

Quelle formation pour devenir journaliste web ?

 

Il est conseillé de ne pas chercher une formation qui contient uniquement des apprentissages du journalisme web, mais bien un cursus complet qui offre une vision globale et technique du domaine de l’information professionnelle. Idéalement, pour devenir journaliste web, il faut donc suivre un cursus universitaire complet et post-bac spécialisé dans le journalisme. 

La formation doit comprendre des enseignements techniques classiques : presse écrite, méthodes d’enquête journalistique, conception d’émissions de radio ou encore culture générale du journalisme. Ces apports doivent être complétés par des modules d’apprentissages spécifiques au journalisme web : maîtrise des réseaux sociaux, presse digitale, maîtrise des outils PAO et même photojournalisme. 

Le web étant un univers très variable et en pleine construction, il est vivement préconisé de favoriser une formation au sein d’un établissement reconnu par les experts du journalisme et qui offre de suivre son cursus selon la modalité de l’alternance. Suivre des stages au sein des rédactions spécialisées dans le web journalisme permet en effet de véritablement comprendre les dynamiques sur le terrain et de se construire un carnet d’adresses professionnelles. 

L’ISFJ propose un PGE Journalisme en cinq ans qui s’articule autour de deux cycles : un Bachelor et un Mastère. À l’issue de leur formation, les étudiants de l’établissement peuvent parfaitement devenir journalistes web. 

Devenir journaliste web, c’est également prendre conscience des enjeux de sa spécialité : œuvrer pour un espace internet sain au regard de l’information, lutter contre les fake news et accompagner l’essor de la presse digitale professionnelle.

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