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ENGRAINAGES : ÉDITION 2022 – 2023

Actualité publiée le 6 décembre 2022

Visuel - EngrainaGES 2022 -2023

La théorie c’est bien, mais la pratique c’est encore mieux. L’Institut Supérieur de Formation au Journalisme ne fait pas exception à cette devise bien connue du Réseau GES. Alors, pour pousser toujours plus loin leur créativité, l’ISFJ invite ses étudiants à un concours d’entreprenariat : EngrainaGES. Les inscrits seront en compétition avec 14 500 étudiants venus des quatre coins de la France. 

 

EngrainaGES : l’heure des présentations 

 

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, EngrainaGES   est un concours d’entreprenariat   mis en place en 2013. C’est, en quelques mots, une formation accélérée de création d’entreprise : de son idéation   à sa concrétisation. Avec votre groupe, vous disposez de 5 mois jours pour jours pour rendre un projet abouti, prêt à être lancé sur le marché. Pour participer, rien de plus simple : il suffit d’être en 3e, 4e ou 5e année dans une école du Réseau GES / Eductive, ou bien, d’être diplômé.e d’une des trois dernières promotions. Une occasion idéale pour les étudiants de l’ISFJ   de collaborer avec d’autres écoles et de grossir les rangs d’EngrainaGES. 

 

Étapes du concours et deadlines : le récap. 

  1. 15 janvier 2023: date limite d’inscription  au  concours. Vous devez avoir remis le nom et la description de votre projet ainsi qu’une présentation des membres de l’équipe. 

  1. 30 janvier 2023 : date limite de remise des premiers livrables soit le logo, la “cover page” qui résume le projet et une présentation vidéo. Attention, à cette étape du concours, une première sélection a lieu. Les résultats seront annoncés le 10 février. 

  1. 10 mars 2023 : c’est l’heure de la remise du “mini deck”. C’est la partie descriptive du projet. Doivent apparaître : la définition de l’offre et du marché occupé ainsi que la stratégie commerciale adoptée. C’est aussi le jour de la seconde sélection, résultats annoncés le 20 mars. 

  1. 10 avril 2023 : livraison de la partie finances du business plan. Quel est le modèle économique choisi, le prix de vente de votre produit, le coût de fabrication et de production, les objectifs de ventes sur les 3 prochaines années, le montant des investissements de départ, la rentabilité future, des résultats prévisionnels ?  Toutes ces informations sont à donner dans le but de passer la troisième sélection. Les résultats seront communiqués le 20 avril. 

  1. 15 mai 2023 : c’est la dernière étape à passer. Là, il vous faudra remettre et présenter votre business plan complet. Dossier auquel il faudra ajouter : le plan de la trésorerie et le plan de financement. Vous aurez 15 minutes pour présenter le projet à l’oral, devant un jury. 

  1. Fin mai : annonce des résultats finaux. 

 

Édition spéciale 

 

Après 11 saisons consécutives, EngrainaGES arrive encore à innover. Parmi les nouveautés 2022 – 2023 : un tout nouveau site web ! Repensée entièrement pour les participants, la plateforme EngrainaGES offre une fluidité dans la gestion des dossiers et de la remise des livrables. Mais EngrainaGES ne s’arrête pas là. En effet cette année la finale ne se déroule pas n’importe où. Elle prend place dans la célèbre Station F, véritable berceau des startups depuis 2017. Située en pleine Halle Freyssinet, dans le 13e arrondissement, la Station F ne compte pas moins de 34 000 m2, tous consacrés à l’innovation entrepreneuriale. 

Pour faire court : EngrainaGES vous offre 5 mois de challenge et de formation accélérée pour monter votre propre business plan d’entreprise. Le rendu final sera prêt à entrer directement sur le marché. D’ailleurs, les vainqueurs reçoivent du matériel ainsi qu’un soutien financier et moral pour lancer leur entreprise. EngrainaGES permet aussi et surtout d’étoffer son carnet d’adresses avec des experts de tout horizon, opportunité non-négligeable pour de jeunes journalistes de l’ISFJ.

Alors, pour tenter sa chance, c’est par là : inscription à la saison 11. 

Qu’est-ce que l’AFP ?

Actualité publiée le 30 novembre 2022

Qu'est-ce que l'AFP ?

L’AFP, l’Agence France-Presse, est une structure du journalisme professionnel en charge de la vérification des actualités diffusées au public. Garante de la viabilité de l’information et de leur véracité, c’est un organisme central pour le maintien des démocraties de par le monde. Zoom sur un symbole du journalisme professionnel. 

 

L’AFP : l’indépendance avant tout 

 

Juste après Associated Press et Reuters, l’AFP est la première agence de presse généraliste francophone au monde. En 2019, l’organisation fêtait ses 75 ans. Rappelons que l’AFP est née en opposition aux abus du contrôle nazi sur l’information française sous l’occupation. En effet, l’Office Français de l’Information est démantelé au profit de l’AFP dès août 1944. Attention, l’AFP qui succède à l’OFI en 1944 est la version moderne de l’institution, qui avait été créée par un entrepreneur privé en 1835. La nouvelle AFP souhaite s’émanciper de tout pouvoir et s’assurer une indépendance totale. 

L’Agence France-Presse garantit la liberté de l’information.Elle vérifie les faits et s’assure qu’ils proviennent de sources libres et d’un travail d’enquête professionnel. Par ailleurs, pour mener à bien cette mission, l’AFP bénéficied’un statut unique en France. Elle ne peut en aucun cas être régie ni par l’État ni par une entreprise privée. 

 

L’AFP : un futur menacé ? 

 

Les professionnels de l’information s’inquiètent de l’éventuelle perte de liberté de l’AFP. Depuis la loi de 1957, l’institution jouit d’un statut à part, lui permettant de s’affranchir du contrôle de l’État ou de quelque organisme privé ou public que ce soit. 

Or, la tendance à la privatisation dans le secteur du journalisme inquiète, notamment en raison des problèmes financiers que rencontre l’institution. En effet, l’AFP, comme de très nombreuses rédactions, connaît des difficultés en raison de la perte d’audience de la presse écrite. Entre 2014 et 2018, l’agence a perdu plus de 10 millions de chiffre d’affaires. Il lui a donc fallu, et c’est heureux, diversifier ses pôles d’intervention. On a alors vu l’AFP intervenir au format vidéo et Internet, ce qui l’a aidé à accroître ses revenus et à conserver son indépendance. 

Pour soutenir l’indépendance financière de l’AFP un plan de transformation a été proposé. Très contesté en raison du grand nombre de départs volontaires qu’il comprend, il n’a pas encore été pleinement mis en place. 

 

Quelles sont les missions d’intérêt général de l’AFP ?

 

Afin de garantir des orientations claires, l’AFP s’est dotée d’une charte, qui présente ses missions : 

– Fournir une information exacte, impartiale. 

– Rechercher la vérité objective des faits et ne divulguer que des informations vérifiées. 

– Conserver son indépendance et sa liberté politique. 

– Défendre la liberté d’expression et le droit des journalistes en protégeant, notamment, les personnes travaillant pour elle. 

– Rejeter toute forme de discrimination. 

 

Ce document fondateur de l’AFP s’accompagne d’une seconde charte listant les bonnes pratiques éditoriales et déontologiques. Ces documents sont le fondement même d’un journalisme éthique et responsable, qui permet de garantir le maintien de régimes politiques basés sur la liberté et la véracité de l’information. 

Pour bien comprendre le fonctionnement et l’importance de l’AFP dans le journalisme professionnel, il faut suivre une formation spécialisée au sein d’un établissement reconnu dans le milieu du journalisme, à l’instar de l’ISFJ. 

L’AFP, c’est un véritable bastion contre la diffusion des fake-news et l’utilisation de l’information à des fins personnelles et dangereuses politiquement.

Quels sont les nouveaux métiers du journalisme ?

Actualité publiée le 22 septembre 2022

Le digital a fait son entrée dans le journalisme, bouleversant l’intégralité du secteur et allant jusqu’à créer de nouveaux métiers. Zoom sur ces jeunes professions et des formations pour faire carrière à son tour dans le « nouveau journalisme ». 

 

Journalisme et digital : zoom sur deux nouveaux métiers 

Les évolutions technologiques au développement ultra-rapide ont entraîné l’apparition de nouveaux métiers dans le journalisme : 

– Le journaliste blogueur. Ce professionnel écrit sur son propre canal de diffusion. Très indépendant, il est en mesure de maintenir à lui seul une ligne éditoriale très personnelle. Cette liberté, qui souvent séduit les lecteurs internautes, peut parfois se trouver être un obstacle pour le journaliste blogueur qui souhaite se faire reconnaître dans le métier ou encore obtenir sa carte de presse. Attention aussi aux profils qui écrivent des articles orientés, uniquement guidés par l’opinion du bloguer qui n’indique pas clairement qu’il s’agit d’un avis personnel. Dans ce cas de figure, la communauté des journalistes professionnelle peut refuser de considérer le journaliste blogueur comme un membre à part entière de la profession, en raison de ses manquements à la déontologie du journalisme. 

– Le Datajournaliste. Nouveau-né dans le secteur, le data journaliste est activement recherché par les rédactions TV, écrite ou web. Cet expert des données est chargé de traiter les informations en la possession de sa rédaction et d’en titrer des visuels explicatifs. Concrètement, il transforme une information en diagramme ou en affiche visuelle simple à comprendre pour l’audience à laquelle il s’adresse. Dans le cadre de son travail, il effectue naturellement une veille du secteur et une enquête de fond. Il peut aussi être amené à collaborer avec des développeurs, des statisticiens ou encore des graphistes afin d’élaborer son rendu.   

 

Comment se former et exercer l’un des nouveaux métiers du journalisme ? 

Pour se former à un des métiers du journalisme, il faut suivre un cursus double, permettant de : 

– Développer les compétences nécessaires afin d’être en mesure de produire un article journalistique de qualité : enquête sur le terrain, rédaction et techniques du journalisme. 

– Utiliser, maîtriser et produire pour le digital. À ce titre, la formation doit comprendre des apprentissages du web et du numérique. Il peut s’agir de savoir intégrer des éléments du numérique à un secteur plus traditionnel : par exemple numériser les fichiers audio d’une émission de radio. Ou comprendre le nouveau journalisme 2.0 : journalisme web, animation et création d’une web radio, etc. 

L’ISFJ offre un parcours Journalisme du Bachelor au Mastère qui se déroule selon la modalité de l’apprentissage en alternance. Grâce à ses options de spécialisation et à sa pédagogie de projet, l’établissement offre à ses étudiants de rapidement trouver un emploi au sein du journalisme. Ils peuvent exercer dès l’issue de leur cursus dans les nouveaux métiers ou les emplois plus traditionnels du milieu. 

Les nouveaux métiers du journalisme vont continuer leur essor et l’on verra rapidement de nouvelles spécialités émerger. 

Les documentaires d’investigation les plus connus

Actualité publiée le 19 septembre 2022

Genre très apprécié du grand public et exercice technique de haut vol pour les professionnels, en quoi consiste le documentaire d’investigation ? Quels sont les trois exemples les plus connus parmi les productions françaises et internationales ? 

 

Le documentaire d’investigation : un genre qui prend plusieurs formes 

Le documentaire d’investigation consiste en une enquête journalistique de fond mise en scène en image. À ce titre, il peut prendre diverses formes : une narration technique, une fiction, un enchaînement d’interviews, etc. 

C’est le journaliste à l’origine du travail sur le terrain qui détermine comment il mettra en images son enquête. Il peut ainsi travailler seul et produire son documentaire en autonomie ou agir avec une équipe de techniciens de l’audiovisuel. 

Documentaires d’investigation : les productions connues au niveau mondial 

  • Bowling for Columbine (2002) de Michael Moore. 

Documentaire d’investigation sociétal, Bowling for Columbine a fait l’effet d’un raz-de-marrée lorsqu’il est sorti en salle. Sous la forme d’un docu-fiction, Michael Moore explore et enquête sur un fait divers marquant de l’Amérique : la tuerie qui causa la mort d’une dizaine d’adolescents au lycée Columbine dans le Colorado en 1999. Très connu dans le domaine journalistique et cinématographique, ce documentaire a obtenu l’Oscar du meilleur film documentaire au festival de Cannes 2002 et le César du meilleur film étranger lors de la même édition. 

  • Super Size Me, 2004, de Morgan Spurlock. 

Dans ce documentaire, le journaliste est allé jusqu’à expérimenter lui-même le quotidien de millions d’Américains adeptes du fast-food. Primé au Sundance Festival, ce documentaire est désormais très connu en raison des résultats spectaculaires filmés par son auteur. Documentaire à petit budget, il n’en demeure pas moins de qualité et s’inscrit dans une tendance désormais très actuelle de l’investigation en direct retracée par vidéo. 

 

France : les documentaires d’investigation les plus connus 

  • Nuit & Brouillard (1956) d’Alain Resnais. 

Élaboré en collaboration et sous la demande de l’historien Henri Michel, Nuit et Brouillard est un documentaire d’investigation qui a marqué de nombreuses générations. L’œuvre retrace et enquête sur les opérations de déportation et la vie dans les camps de concentration et d’extermination nazis lors de la Seconde Guerre mondiale. Le titre du documentaire est tiré de dispositions législatives applicables par décret de 1941, dites nuits et brouillard. Le film, très connu au niveau mondial, a été censuré par le gouvernement français : la commission de censure exige, à la sortie du film, qu’une photographie d’archive où l’on reconnaissait un gendarme français soit effacée. Il en va de même des autorités allemandes, qui demandent que le documentaire soit retiré de la sélection officielle du Festival de Cannes de 1957, arguant que le documentaire entacherait la réconciliation franco-allemande. Si de nombreuses critiques peuvent être faites sur ce documentaire très connu, il donne néanmoins un état réaliste des connaissances et des recherches (limitées) sur la question dans les années 1950. 

Connaître les documentaires d’investigation les plus connus permet aux étudiants en journalisme de s’inspirer du travail de leurs pairs et de se construire une culture générale du secteur. À l’ISFJ, les étudiants bénéficient à ce titre d’un enseignement à l’histoire du journalisme et sont amenés à travailler en pratique. Ils produisent ainsi des documentaires d’investigation dès les premières années de leur cursus. 

Désormais très connu et fournissant des documentaires d’investigation de très grande qualité, le programme Cash Investigation, disponible en replay sur France TV démocratise le genre et a permis de lever le voile sur de très nombreux scandales. 

Google Journalist Studio : l’avènement de l’intelligence artificielle en tant qu’outil du journaliste

Actualité publiée le 14 septembre 2022

Les outils issus de l’intelligence artificielle s’imposent aujourd’hui dans le travail du journaliste. Il s’agit d’avoir recours aux logiciels pour permettre au journaliste de se décharger de certaines tâches et de mettre à profit ce gain de temps pour produire des articles de fond. Quels sont donc ces nouveaux outils du journaliste issus de l’intelligence artificielle ?

Google Journalist Studio, le pack d’outils informatiques pour le journaliste

Google Journalist Studio se conçoit comme une suite d’outils issus des technologies de l’intelligence artificielle qui doit permettre aux journalistes d’être plus performants dans le traitement de l’information.

Cette suite de logiciels prend la forme d’une plateforme qui s’est déjà fait une place parmi les outils quotidiens du journaliste. En effet, Google Journalist Studio propose divers logiciels et couvre ainsi tous les besoins d’un professionnel.

La plateforme comprend :

– Un moteur de recherche : le Datasearch.

– Un moteur de recherche pour vérifier la véracité d’une information : FactCheck Explorer.

– Un outil qui transforme les données en support visuel, pour une meilleure compréhension.

– Un outil qui analyse les tendances de recherche des internautes : Google Trends.

– Un logiciel qui protège les médias des attaques informatiques DDoS : Project Shield.

La sortie de cette suite de logiciels s’inscrit dans le concept Google News initiative. Il s’agit pour le géant du web de contribuer au développement du journalisme numérique. Le succès de Google Journalist Studio ne se dément pas, incitant les développeurs américains à sortir rapidement de nouveaux outils de travail issus de l’intelligence artificielle spécialement conçus pour les journalistes.

Les futurs outils du journaliste issus de l’intelligence artificielle

Google a déjà annoncé le lancement futur de Pinpoint. Cet outil permettra au journaliste de passer en revue le contenu de documents de grand volume. L’identification des personnes, des organisations et lieux les plus fréquemment mentionnés dans le corps du texte est automatisée par

le programme. Google souhaite proposer rapidement de coupler cet outil avec un autre : The Common Knowledge Project. Ce logiciel reprend le concept de la traduction des données en informations visuelles de type infographique, faisant gagner en clarté le propos du journaliste.

Les propositions de Google, à la pointe de la technologie, ont considérablement agrémenté la trousse à outils du journaliste. Ainsi, les écoles spécialisées dans le journaliste et la communication digitale, comme l’ISFJ, intègrent déjà dans leurs formations la maîtrise experte de ces logiciels informatiques.

Le monde de l’information a su prendre part au virage de l’intelligence artificielle, en intégrant les outils qu’elle propose au travail du journaliste. Son évolution est d’une rapidité considérable et les entreprises de développement de ces logiciels travaillent généralement sur plusieurs projets à la fois. Leur dynamisme contraint la profession journalistique à s’adapter rapidement.

Quelles sont les missions d’un rédacteur en chef ?

Actualité publiée le 30 août 2022

Coordinateur, journaliste, garant de la qualité rédactionnelle et de la ligne d’édition de sa maison : le rédacteur en chef endosse plusieurs casquettes au quotidien. Considéré comme l’âme d’un journal, qui est-il et quelles sont ses missions ? 

 

Rédacteur en chef : une mission éditoriale 

Le rédacteur en chef œuvre au sein d’une rédaction papier, télévisée ou encore web. La première grande mission du rédacteur en chef, c’est de s’assurer que les publications (et plus précisément leur contenu) de ses équipes de journalistes restent en lien avec la ligne éditoriale de la maison pour laquelle il travaille. 

Afin d’y parvenir, il va travailler en amont en choisissant les sujets à traiter et en les confiant aux diverses équipes qui travaillent avec lui. Il pourra aussi choisir l’angle d’attaque d’une thématique et l’imposer aux journalistes, s’il considère cela judicieux pour préserver la qualité éditoriale de son journal. 

Toujours dans l’objectif de sauvegarder sa ligne de publication et ses valeurs, le rédacteur en chef passe commande de dessins ou de photos auprès de prestataires externes ou d’agences spécialisées avec lesquelles il travaille régulièrement. Cette mission peut aussi l’amener à faire appel à des pigistes indépendants pour la rédaction de plusieurs feuillets sur des thèmes particuliers. 

 

Rédacteur en chef : organisateur de ses équipes 

Afin de soutenir sa mission éditoriale, le rédacteur en chef effectue des opérations concrètes d’organisation et de management de ses équipes de journalistes. Par exemple, c’est lui qui convoque ses collaborateurs aux conférences de rédaction. Il y écoute les propositions qui sont faites et a le dernier mot quant au choix des sujets à travailler. 

En pratique, c’est lui qui répartit les opérations et les activités au sein de sa rédaction. Il effectue aussi un suivi de l’avancée du travail de ses journalistes : opérations de relecture, expertise sur divers sujets, mise en contact avec son propre carnet d’adresses, etc. 

Enfin, le rédacteur en chef intervient dans les étapes d’impression ou de publication de son journal : validation du BAT, relecture avant publication en ligne, communiqués de presse, etc. 

Très impliqué dans la vie de son journal, c’est lui qui en prend la défense devant les médias en cas de sujet polémique. Il veille aussi à la longévité de sa rédaction en effectuant un contrôle du budget et en procédant à un recrutement actif et judicieux. 

 

Devenir rédacteur en chef : se former et pratiquer 

Pour mener à bien les missions d’un réacteur en chef, il faut commencer à exercer la profession de journaliste. En effet, ces responsables de rédaction ont accédé à leur poste après quelques années de travail, portés par un bon carnet d’adresses et des expériences professionnelles réussies. 

Le rédacteur en chef occupe donc une fonction très prisée, qui lui vaut d’être hautement rémunéré : en début de carrière, sa rétribution ne descend pas sous la barre des 3000 euros mensuels. 

Forts de leur apprentissage premium et très axé sur la pratique, les étudiants de l’ISFJ sont très rapidement en mesure de prendre en charge avec succès les missions d’un rédacteur en chef. La modalité de l’alternance, les travaux pratiques répétés et la constitution d’un carnet d’adresses professionnelles sont des éléments qui leur viennent en aide pour évoluer professionnellement vers ce poste à responsabilité. 

Le rédacteur en chef mène à bien diverses missions en ayant constamment à cœur de faire vivre son journal dans le respect de ses valeurs et de sa ligne éditoriale. 

Quel est le droit fondamental d’un journaliste ?

Actualité publiée le 28 juillet 2022

Les journalistes sont, dans le cadre de leurs activités professionnelles, soumis à des obligations déontologiques. Ces contraintes, qui visent à garantir une information viable et de qualité, sont assorties de droit en faveur des professionnels. Lesquels sont-ils et peut-on parler de la construction d’un droit fondamental du journaliste ? 

Charte de Munich et déontologie du journaliste professionnel 

Le journaliste professionnel bénéficie d’un régime juridique spécifique, qui tend à protéger ses droits fondamentaux en vue d’offrir aux citoyens une information libre et exempte d’opinions subjectives. 

La Charte des devoirs et des droits des journalistes dite « Charte de Munich » impose 10 obligations, ou devoirs aux journalistes. Dans le même écrit, 5 droits fondamentaux sont édictés afin de protéger les professionnels du secteur : 

– Le libre accès à toutes les sources d’information et le droit d’enquêter librement. 

– Le refus de toute subordination contraire à sa propre ligne de valeurs. 

– L’impossibilité d’être contraint d’exprimer une opinion contraire à ses convictions. 

– L’information obligatoire à l’équipe rédactionnelle de décisions importantes impactant la vie quotidienne de la rédaction (embauche, licenciement, mutation, etc.). 

– Le droit de bénéficier des conventions collectives professionnelles du secteur et à obtenir un contrat de travail à la rémunération suffisante pour couvrir ses besoins matériels et moraux. 

 

Journaliste : peut-on parler d’un droit fondamental ? 

La protection offerte par la Charte de Munich met en avant un point essentiel de la protection des journalistes : le droit fondamental à la liberté et l’indépendance. Ce droit est aussi protégé par la loi du 29 juillet 1881 garantissant la liberté de la presse (bien que toutefois cette disposition législative soit limitée par le respect des lois nationales en vigueur). Par exemple, le droit d’informer librement ne peut aller à l’encontre du droit des personnes mises en cause : interdiction de la calomnie ou respect de la vie privée notamment. 

On peut considérer cette protection comme instaurant un véritable droit fondamental pour les journalistes. Ils sont ainsi protégés par la loi, car le respect de ce droit d’investiguer librement permet de garantir que le journaliste remplira ses missions, cruciales pour les sociétés démocratiques : divulgation d’une information véridique et vérifiée depuis un point de vue non assujetti au pouvoir en place. 

Afin que les journalistes aient un droit fondamental véritablement respecté et protégé, il est essentiel qu’il soit reconnu en pratique. Pour y parvenir, les professionnels du secteur doivent avoir conscience de leurs prérogatives et s’attacher à proposer une information de qualité. C’est pour cette raison que l’ISFJ met un point d’honneur à sensibiliser ses étudiants aux droits et devoirs édictés dans la charte déontologique de la profession. Les étudiants du Parcours Journalisme de l’établissement bénéficient de nombreux stages en alternance et d’une immersion totale dans la vie d’un véritable journaliste professionnel dès la première année de leur cursus. 

Malheureusement, il n’est pas rare de voir le droit fondamental des journalistes bafoués, notamment dans des régimes totalitaires et liberticides. Quotidiennement, des journalistes sont encore enfermés, muselés voire condamnés de par le monde en raison des dénonciations de leur système politique. 

Journalisme et communication : où se situe la frontière entre les deux ?

Actualité publiée le 25 juillet 2022

Pourquoi journalisme et communication sont deux disciplines qui sont devenues si proches ? Quels sont les points communs et les différences entre les deux secteurs permettant d’en déterminer les limites et comment pratiquer le journalisme ?   

Journalisme et communication : pourquoi sont-ils proches ? 

Les frontières entre le journalisme et la communication tendent à se brouiller en raison notamment de l’arrivée d’Internet dans les foyers et du recours aux réseaux sociaux comme vecteurs d’information. 

Le web, en faisant miroiter une information gratuite, fausse le jeu entre le journalisme et la communication. En effet, les contenus publiés sur ce média sont en réalité financés par un système de publicités et de partenariats qui n’est pas nécessairement affiché clairement à l’internaute. Ainsi, on trouve de nombreux communicants qui proposent en ligne un travail de journalisme, sans carte de presse ni respect des valeurs déontologiques de la profession. 

Car le communicant écrit pour vendre un produit, un service ou construire la notoriété de marque de son client. La différence entre journalisme et communication se fonde sur ce point essentiel : vendre ou informer. À ce titre, le journalisme est une profession qui répond à des règles déontologiques, dont la liberté et l’indépendance des professionnels et la divulgation d’une information de qualité objective. Or, ce n’est pas le cas d’un communicant, qui est assujetti à un employeur ou à un client commanditaire. 

Attention, cette différence tend à s’effacer en raison des contraintes économiques qui pèsent sur les grandes rédactions. Un journal droit rester rentable et apporter des bénéfices à ses actionnaires. Les rédacteurs en chef sont alors tentés de privilégier un contenu qui plaît aux actionnaires de leur rédaction ou à leur public cible, en dépit du respect de la déontologie de la profession. Certaines rédactions vont même jusqu’à mettre en place des partenariats avec des annonceurs, comme Suez Environnement qui sponsorise la rubrique Environnement du HuffPost (version en ligne du Huffington post). Ainsi, on est en droit de se demander comment sont atteintes les règles de la profession, l’indépendance et l’objectivité du travail des journalistes. 

 

Journalisme et communication : peut-on revenir en arrière ? 

Les experts des secteurs du journalisme et de la communication sont unanimes : les deux disciplines sont amenées à se côtoyer à l’avenir (et souvent, de très près). Pour parvenir à offrir au public des contenus de qualité, tant sur le plan communicationnel que journalistique, il est important d’adopter un système qui favorise la transparence. Par exemple, les productions vidéo mentionnent aujourd’hui qu’une œuvre a recours au placement de produit, il pourrait en être de même pour les contenus textuels des sites internet, voire des publications dans la presse écrite. 

Outre les mentions indiquant l’objectif de l’écrit, il est crucial que les futurs journalistes soient sensibilisés à leur mission et à la déontologie du métier. En suivant une formation dans un établissement spécialisé, ils seront certains de bénéficier d’un apprentissage qui s’inscrit dans le respect des valeurs de la profession. C’est ce qu’offre l’ISFJ : un enseignement de haut niveau académique, éclairé par la modalité de l’alternance et animé par des professionnels du secteur. 

Rappelons que les journalistes professionnels et les experts en communication ne sont pas soumis au même régime juridique : pigiste, employé ou respect des droits d’auteur varient, par exemple. 

 

Quels sont les nouveaux métiers du journalisme ?

Actualité publiée le 11 juillet 2022

Le digital a fait son entrée dans le journalisme, bouleversant l’intégralité du secteur et allant jusqu’à créer de nouveaux métiers. Zoom sur ces jeunes professions et des formations pour faire carrière à son tour dans le « nouveau journalisme ». 

 

Journalisme et digital : zoom sur deux nouveaux métiers 

Les évolutions technologiques au développement ultra-rapide ont entraîné l’apparition de nouveaux métiers dans le journalisme : 

– Le journaliste blogueur. Ce professionnel écrit sur son propre canal de diffusion. Très indépendant, il est en mesure de maintenir à lui seul une ligne éditoriale très personnelle. Cette liberté, qui souvent séduit les lecteurs internautes, peut parfois se trouver être un obstacle pour le journaliste blogueur qui souhaite se faire reconnaître dans le métier ou encore obtenir sa carte de presse. Attention aussi aux profils qui écrivent des articles orientés, uniquement guidés par l’opinion du bloguer qui n’indique pas clairement qu’il s’agit d’un avis personnel. Dans ce cas de figure, la communauté des journalistes professionnelle peut refuser de considérer le journaliste blogueur comme un membre à part entière de la profession, en raison de ses manquements à la déontologie du journalisme. 

– Le Datajournaliste. Nouveau-né dans le secteur, le data journaliste est activement recherché par les rédactions TV, écrite ou web. Cet expert des données est chargé de traiter les informations en la possession de sa rédaction et d’en titrer des visuels explicatifs. Concrètement, il transforme une information en diagramme ou en affiche visuelle simple à comprendre pour l’audience à laquelle il s’adresse. Dans le cadre de son travail, il effectue naturellement une veille du secteur et une enquête de fond. Il peut aussi être amené à collaborer avec des développeurs, des statisticiens ou encore des graphistes afin d’élaborer son rendu.   

Comment se former et exercer l’un des nouveaux métiers du journalisme ? 

Pour se former à un des métiers du journalisme, il faut suivre un cursus double, permettant de : 

– Développer les compétences nécessaires afin d’être en mesure de produire un article journalistique de qualité : enquête sur le terrain, rédaction et techniques du journalisme. 

– Utiliser, maîtriser et produire pour le digital. À ce titre, la formation doit comprendre des apprentissages du web et du numérique. Il peut s’agir de savoir intégrer des éléments du numérique à un secteur plus traditionnel : par exemple numériser les fichiers audio d’une émission de radio. Ou comprendre le nouveau journalisme 2.0 : journalisme web, animation et création d’une web radio, etc. 

L’ISFJ offre un parcours Journalisme du Bachelor au Mastère qui se déroule selon la modalité de l’apprentissage en alternance. Grâce à ses options de spécialisation et à sa pédagogie de projet, l’établissement offre à ses étudiants de rapidement trouver un emploi au sein du journalisme. Ils peuvent exercer dès l’issue de leur cursus dans les nouveaux métiers ou les emplois plus traditionnels du milieu. 

Les nouveaux métiers du journalisme vont continuer leur essor et l’on verra rapidement de nouvelles spécialités émerger. 

Quelle est l’utilité du journalisme ?

Actualité publiée le 4 juillet 2022

Une très grande part des Français (plus de 90 %) considèrent le journalisme comme utile. Délaissé ces dernières décennies au profit des réseaux sociaux et des médias de masse, le journalisme redore son image en raison de sa grande utilité pour la société civile. Relai de l’information, filtre des fake news, soutien à la démocratie ou encore aide à l’apprentissage : quels sont les aspects utiles du journalisme ? 

Le journalisme : relayer l’information 

Dans un monde dominé par l’actualité en ligne et la prépondérance des fake news, l’utilité reconnue du journalisme est d’opérer un filtre pour les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs. Les réseaux sociaux ont donné l’illusion d’une information gratuite et de qualité, il appartient aux professionnels de redresser ce tort afin de proposer un journalisme véritablement utile à son public. 

Le travail de vérification des faits et des rumeurs opéré par les professionnels du secteur offre de ne livrer qu’une information viable et vérifiée. Proche, l’investigation journalistique permet aussi de lever les voiles sur de nombreux scandales qui impactent la société civile et les consommateurs. 

Le journalisme comme garant de la démocratie 

En offrant un espace large et facilement accessible pour la libre expression, le journalisme s’avère très utile au maintien et au renforcement de la démocratie. Véritable garant d’un gouvernement démocratique, le journalisme permet d’éviter que les citoyens ne reçoivent qu’une information unanime et au service du pouvoir en place. À ce titre, la voix du journalisme offre de dénoncer : populations opprimées, scandales politiques ou sanitaires, fraudes, etc. 

Cet aspect est proche du travail de décryptage, de filtrage et d’investigation du journalisme. Ces activités contribuent en effet à analyser tous les aspects du monde qui nous entoure afin de favoriser la vérité et les régimes démocratiques.  

Éduquer et cultiver l’esprit critique : une mission du journalisme 

Le journalisme est aussi utile pour permettre l’accès à la culture et à l’information. Relai éducatif crucial pour les jeunes comme les plus anciennes générations, il offre de s’instruire et de cultiver son esprit analytique. Le décryptage des journalistes permet de maîtriser les clés de compréhension du monde qui nous entoure, sans plus se noyer dans le flux colossal d’actualités journalières. 

Socle de la démocratie, relais de l’information : l’utilité du journalisme n’est plus à dénombrer. La profession connaît cependant une grave crise et le secteur a cruellement besoin d’une jeune génération formée aux techniques et à l’éthique du métier. C’est ce que propose l’ISFJ : une formation complète en journalisme offrant de développer toutes les compétences opérationnelles nécessaires pour devenir journaliste professionnel dès l’issue de son cursus. 

L’utilité du journalisme est mise en péril, la jeune génération de professionnels le sait et fait tout afin d’offrir un travail de qualité qui reflète l’importance de la profession pour la société. Rappelons que l’accès à l’information, à la recherche et à la diffusion d’informations est de véritables droits inaliénables et sacrés au même titre que l’éducation ou la santé (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Article 19, 1948).

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