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Comment bien analyser l’actualité ?

Actualité publiée le 15 mars 2022

Analyser l’actualité, c’est un travail essentiel du journalisme, qui relaie l’information et en garantie la qualité. Comment font les journalistes professionnels afin de procéder à cette étude technique dans un monde où le flux d’information est colossal ?

Suivre et analyser l’actualité : une garantie contre les fake news

Les journalistes professionnels ont un véritable regard critique sur le monde et l’actualité. Ils effectuent en effet une veille constante de leur secteur, qui les pousse à analyser tous les éléments des nouvelles mondiales.

Ce travail d’étude du contenu informatif est crucial afin de proposer une information fiable, véridique et exemple d’erreurs. Face aux dérives d’Internet en la matière, à la prépondérance des fake news et à leur danger pour la démocratie, le rôle des journalistes dans l’analyse de l’actualité est absolument essentiel.

Naturellement, ils ne peuvent pas dédier des heures entières à lire quotidiennement tous les journaux, ni à écouter ou regarder des reportages. De nos jours, leur analyse de l’actualité se base aussi sur les flux et les échanges en ligne au moyen d’outils techniques. Il existe des sites de veille, qui proposent de faire le tri dans la masse d’informations du net. Si leur travail d’écrémage est d’une grande aide, il ne se substitue pourtant pas à l’analyse et à l’intervention des professionnels de l’information.

Analyser l’actualité : disposer d’outils de professionnels

Les journalistes professionnels utilisent des instruments leur permettant d’être très efficaces dans leur analyse de l’actualité.

– Ils sont abonnés aux dépêches de l’AFP (Agence France-Presse). Cela constitue une excellente source d’information et de matière pour leurs reportages. Les journalistes de l’organisation, répartis dans plus de 150 pays, fournissent jour et nuit des articles, photos et vidéos dont la qualité et la véracité sont reconnues.

– Les journalistes professionnels construisent un maillage de relations et de sources qui leur permettent d’analyser correctement les actualités. C’est un outil incontournable au travail journalistique, unique et personnalisé : un journaliste politique a des contacts dans les cabinets ministériels, un expert en culture a de nombreuses connaissances dans le monde artistique, etc.

– Ils savent étudier le flux d’échanges et dénicher les justes informations sur les réseaux sociaux. À ce titre, ils se constituent un fil d’actualité sur-mesure, dont ils connaissent la véracité des sources et la fiabilité des informations.

Dans le cadre de leur travail de l’analyse de l’actualité, les journalistes professionnels se soumettent à un certain nombre d’obligations déontologiques : respect de l’humain, de la vie privée et refus de recourir à des pratiques illégales, à la calomnie ou au harcèlement, etc.

Les étudiants désireux de faire carrière comme journaliste se forment à l’occasion de leur parcours universitaire à la manipulation et la maîtrise de tous les outils d’étude de l’actualité. En intégrant l’ISFJ, ils sont ainsi amenés à proposer de véritables analyses d’articles, à suivre l’actualité et à produire des contenus de haut niveau qualitatif.

Le rôle de garant de la véracité et de la qualité de l’information qui incombe au journaliste professionnel passe par une bonne analyse de l’actualité.

Comment réaliser un documentaire d’investigation ?

Actualité publiée le 10 mars 2022

Le documentaire d’investigation est un genre journalistique qui a beaucoup de succès : c’est un format qui plaît au public et acquiert l’intérêt des diffuseurs. Sur les chaînes TV, c’est même un gage d’audimat : France 2, a réuni il y a peu 3,6 millions de téléspectateurs à l’occasion d’une programmation sur l’évasion fiscale. Comment faire pour proposer à son tour un documentaire d’investigation de qualité ?

Quelles sont les étapes d’élaboration d’un documentaire d’investigation ?

Les documentaires d’investigation occupent des cases de programmation des chaînes audiovisuelles de plus en plus importantes. Cela explique qu’il s’agit de contenus filmiques de très haute qualité. Pour produire un documentaire d’investigation, il faut donc être en mesure de regrouper des compétences journalistiques et des savoir-faire techniques en audiovisuel.

Afin de réaliser un bon documentaire d’investigation, il faut apporter une attention toute particulière aux étapes préparatoires du projet. La première chose à faire, c’est déterminer un objectif et des questions de problématiques qui trouveront des réponses au fil du film.

À cheval entre audiovisuel et journalisme, le documentaire d’investigation requiert qu’un scénario précis soit écrit, puis suivi par les équipes techniques. Dans le cas d’une enquête filmée, le scénario prend la forme d’un sujet ou d’une thématique. Cette étape se couple à une véritable enquête journalistique de fond.

Il faut ensuite préparer le matériel de tournage proprement dit : caméras, micros ou encore drone pour les éventuelles prises de vue aériennes. Les équipes formées aux techniques de l’audiovisuel se chargent ensuite des étapes de post-production. Ils montent les diverses images qui composent le documentaire d’investigation afin de lui donner une trame linéaire qui suscite l’intérêt et retouchent les éléments visuels ou sonores qui le nécessitent.

Le documentaire d’investigation : un exercice technique

Le documentaire d’investigation est un genre journalistique technique et complexe : il requiert d’avoir de solides compétences en journalisme, de disposer d’un budget suffisant pour les étapes de production et de ne pas avoir peur des différentes pressions exercées afin d’empêcher les enquêtes.

C’est pour cette raison que seuls les journalistes professionnels et leurs équipes techniques sont en mesure de réaliser de bonnes enquêtes filmées. En effet, c’est à l’occasion d’un cursus en journalisme que les professionnels se forment aux méthodes de conception et de réalisation du documentaire d’investigation.

À titre d’exemple, l’ISFJ intègre dès le cycle de Bachelor Journalisme des éléments propres à rendre ses étudiants aptes à mener de véritables enquêtes. Les apprentissages proposés leur permettent de réaliser des reportages d’investigation dans le cadre de projets pratiques de niveau professionnels.

Grâce à la pédagogie de projet de l’établissement, les étudiants sont en mesure de mettre en pratique leurs connaissances en réalisation documentaire à l’occasion de stages en alternance. Cette modalité leur permet de suivre une session d’apprentissage de plusieurs mois au sein d’une rédaction spécialisée et de contribuer à la création d’un véritable documentaire d’investigation.

Le documentaire d’investigation a le vent en poupe : entre production audiovisuelle de qualité et enquête journalistique de fond, il suscite l’intérêt du public et prend une place centrale dans le paysage audiovisuel français.

Tout savoir sur les voix-off et commentaires journalistiques

Actualité publiée le

Aucun reportage ne saurait être produit sans une voix-off en fond pour soutenir certains éléments, en mettre en lumière d’autres et expliciter des faits plus difficiles à saisir. Une bonne voix-off est essentielle pour un professionnel qui souhaite faire carrière dans le journalisme TV.

Voix-off : élément crucial du journalisme audiovisuel

 

Le rythme et la diction spécifique d’une voix-off permettent de donner tout son sens à un reportage, un documentaire ou à une actualité. Adopter un ton qui convient au support audiovisuel qui est commenté est essentiel afin de délivrer une information sérieuse et de qualité.

En effet, les images qui composent un reportage sont mises en lumière par les explications d’une voix-off. Son rôle est ainsi de guider la compréhension des spectateurs. Elle doit donc rester mesurée, secondaire ( ne pas investir l’espace complet du reportage) et demeurer plaisante à l’oreille.

La voix-off est donc maîtrisée par le journaliste au même titre qu’un autre outil de travail. Elle est placée au second plan et de laisser parler les images au maximum. C’est pour cela que les journalistes adoptent un ton et une ponctuation identique, parfois à la limite de l’exagération.

La voix-off se distingue du commentaire journalistique, qui est un exercice à part entière. Le commentaire en journalisme comprend quatre catégories : l’édito, le billet, la critique ou la chronique. La voix-off ne vise pas à donner l’avis du journaliste, mais bien à étayer un sujet afin de le rendre plus facile à comprendre.

Une sélection stricte des voix-off

 

Voix-off est en réalité un métier à part entière, qui requiert des compétences uniques dans des domaines vastes : publicité, documentaires, bandes annonces ou doublage.

Le caractère codifié, identique et unique des voix-off dans le monde du journalisme s’explique par la volonté des rédactions de laisser la place à l’image et au sujet du reportage. Ainsi, les journalistes professionnels prennent des cours afin de savoir comment placer leur voix et moduler leur ton et leur diction pour obtenir une voix-off adaptée à tous les supports audiovisuels du journalisme.

Ces modules d’apprentissages sont généralement contenus dans les programmes de formation des cursus spécialisés. Par exemple, les étudiants désireux de faire carrière dans le journalisme télé peuvent choisir de suivre des enseignements qui leur permettent de s’entraîner à trouver leur voix-off.

C’est pour cette raison que les étudiants en journalisme suivent une formation universitaire en alternance. Cette modalité d’apprentissage leur offre de se former au contact des professionnels du secteur. Guidés par les journalistes plus expérimentés, ils apprennent de leurs erreurs et ajustent leur travail afin de trouver la juste voix-off.

Au sein du Bachelor Journalisme de l’ISFJ et dès la première année, les étudiants sont amenés à découvrir le journalisme TV. À l’occasion de ce module de formation, ils s’entraînent à la voix-off et aux commentaires journalistiques sur image. Cet enseignement est repris et approfondi en cycle  Mastère pendant deux ans, véritable occasion de se former au niveau professionnel.

Développer sa voix-off est une des compétences de base requises des journalistes professionnels de la part des rédactions TV.Tout savoir sur les voix-off et commentaires journalistiques

Aide au financement pour le permis B pour les apprentis de l’ISFJ

Actualité publiée le 8 mars 2022

Depuis 2019, l’Etat propose une aide de 500€ pour les apprentis de l’ISFJ, l’Institut Supérieur de Formation au Journalisme pour passer le permis de conduire. Une aide cruciale pour gagner en autonomie et entrer dans la vie active. 

Aide permis B

Pour être bénéficiaire de cette aide au financent pour le permis B, l’apprenti doit remplir plusieurs conditions :  

  • Avoir au moins 18 ans 

  • Être en contrat d’apprentissage  

  • Avoir commencé les démarches pour la préparation au permis de conduire  

  • Ne jamais avoir bénéficié de cette aide  

 

Comment procéder ?  

Si vous êtes étudiants à l’ISFJ, la démarche est simple, il vous suffit de transmettre votre dossier à Alice Padioleau apadioleau@reseau-ges.fravec l’ensemble des pièces suivantes :  

  • Le formulaire de demande d’aide complété, imprimé et signé par l’apprenti : cliquez-ici pour y accéder

  • Une photocopie recto verso de la pièce d’identité de l’étudiant en cours de validité (carte nationale d’identité, passeport ou titre de séjour) 

  • Un document attestant votre engagement au permis de conduire, datant de moins de 12 mois (devis, facture de l’auto-école) 

  • Un relevé d’identité bancaire (RIB / IBAN) 

  • N° d’enregistrement du contrat d’apprentissage

Les fondamentaux de la presse digitale

Actualité publiée le 7 mars 2022

L’essor sans précédent de la presse digitale rebat les cartes du monde du journalisme. Prévalence du numérique sur le print ou répartition intelligente du marché : les professionnels du secteur sont encore en train de s’adapter à l’émergence de ce nouveau genre journalistique. En quoi consiste la presse digitale, quels en sont les éléments fondamentaux et comment maîtriser la discipline pour faire carrière dans le domaine ?

La presse digitale : qu’est-ce que c’est ?

Le digital journalism, ou la presse digitale, est une nouvelle forme du journalisme qui comprend des thèmes inédits sur un support dématérialisé. La presse digitale est en provenance directe de l’Internet, elle utilise des outils numériques comme les réseaux sociaux, les smartphones, les enregistreurs numériques, etc.

À ce titre, la presse digitale se caractérise par des éléments fondamentaux :

– Le recours aux nouvelles technologies : connectivité et appareils numériques.

– Le partage de l’information en temps réel.

– La collaboration : la presse digitale est par essence ouverte aux interactions et à l’ajout de contenu par tous les internautes.

– L’utilisation d’un support dématérialisé.

La presse digitale concurrence-t-elle la presse classique ?

On fait souvent s’affronter presse digitale et presse papier : avec l’essor du numérique, le print n’est plus le seul support de diffusion de l’actualité. Or, la presse numérique et digitale existe depuis les années 1990, mais son essor et sa démocratisation a pris une ampleur considérable ces dix dernières années. Plutôt que de les opposer, les professionnels du journalisme cherchent à les faire vivre conjointement, en proposant des contenus différents et complémentaires sur les deux créneaux.

Les plus grandes rédactions papier se dotent ainsi d’une version numérique de leur journal, en employant des journalistes spécifiquement formés. En effet, un élément fondamental de la presse digitale, c’est la qualité rédactionnelle et journalistique de son contenu. Il ne s’agit pas de proposer une offre bas de gamme, mais bien de poursuivre une proposition riche en qualité journalistique sous un format différent, peut-être plus adapté aux habitudes des nouvelles générations.

Comment apprendre les fondamentaux de la presse digitale ?

Pour exercer comme journaliste, il est désormais incontournable de bien comprendre et maîtriser les dynamiques, les leviers et les contraintes de la presse digitale. Il est en effet nécessaire que les nouvelles générations de journalistes soient aptes à produire du contenu de qualité en ligne, autant que de prendre en main une production papier plus classique.

Les journalistes d’aujourd’hui connaissent donc tout des fondamentaux de la presse digitale. Ils savent écrire pour ce support spécifique, utiliser les canaux de diffusion en ligne, réagir aux très nombreuses publications sur le web et décrypter et vérifier les informations qui s’y trouvent.

Afin de répondre à ces exigences de formation des professionnels, les meilleurs établissements spécialisés en journalisme ont intégré à leurs cursus les éléments fondamentaux de la presse digitale. À titre d’exemple, le cursus complet Journalisme de l’école ISFJ comprend des modules d’enseignement du journalisme web. Ces éléments d’apprentissage permettent de concevoir un magazine digital ou encore une émission web (TV et radio).

La presse digitale offre un renouveau au monde du journalisme : nouveaux angles, approches inédites et actualité plus locale.

Tout savoir sur la conception d’émission radio

Actualité publiée le 3 mars 2022

La conception d’une émission de radio est un exercice technique qui s’apprend à l’occasion d’une formation en journalisme. Podcast, web radio et fréquences classiques retrouvent l’intérêt et l’appétit du public, qui est en attente d’un contenu inédit et de qualité journalistique. Comment participer à la conception d’une émission radio qui marche ?

Conception d’une émission radio : les étapes

En premier lieu, il est important d’avoir à l’esprit le concept de son émission de radio : contenu musical, débat politique ou programme de jardinage ? Pour parvenir à déterminer convenablement le sujet de son émission de radio, il est conseillé de rédiger une description concise et claire comprenant la durée du programme, la fréquence et les diverses thématiques qui seront abordées.

Profitez de cette première étape pour définir votre auditoire et cibler un public précis. Grâce à ces éléments, il sera ensuite possible de définir le style et la forme de l’émission de radio.

La conception d’une émission de radio suit des étapes techniques, qui requièrent des connaissances en audiovisuel et en journalisme. En effet, il faut structurer techniquement le contenu de l’émission en préparant un « canevas » où sont insérés les divers segments de la production audio. Ce canevas permet ensuite de produire une feuille de route qui comprend tous les éléments à insérer au sein de la production : moments de « blancs », espaces musicaux, enregistrements de la voix, etc.

Dans les étapes de conception, il ne faut pas oublier de proposer un temps de répétition afin de s’entraîner à habiller professionnellement l’émission. Le rôle du journaliste qui présente la production audio est alors central, c’est sa voix, ses questions, sa réactivité et son professionnalisme qui permettront de produire une émission à succès (ce qui est la dernière étape du processus de conception).

Comment se former à la conception d’émissions de radio ?

Les techniques et les méthodes professionnelles de la conception d’émission de radio s’apprennent à l’occasion de formations universitaires de haut niveau. Il est tout à fait envisageable de suivre un cursus en audiovisuel pour découvrir la discipline. Cependant, afin d’acquérir les méthodes de la conception d’émission de radio de qualité journalistique, il est important de suivre une formation dans une école de journalisme.

En effet, la discipline de la conception d’émission radio requiert de faire appel à des compétences techniques :

– Concevoir l’émission dans son intégralité et dans le respect de la ligne éditoriale.

– Réaliser un reportage, une chronique ou une enquête présentant un fond thématique d’intérêt avec des informations véridiques et vérifiées.

– Animer l’émission, la commenter et présenter les divers éléments qui la composent.

Les cursus des grands établissements de formation comprennent des modules d’apprentissage du journalisme radio. Ces grands thèmes de formation permettent de développer toutes les compétences nécessaires à la conception d’une émission de radio. À titre d’exemple, le Bachelor Journalisme de l’ISFJ comprend des enseignements du journalisme radio : animation, web radio et podcasts. Au cycle mastère, ce module est développé et les étudiants acquièrent des compétences en investigation radio, en conception et production d’émission et de podcasts.

La conception d’émissions de radio est un exercice technique qui s’apprend à l’occasion d’une formation en journalisme.

Qu’est-ce que le journalisme d’influence ?

Actualité publiée le 1 mars 2022

L’expression « journalisme d’influence » désigne les actions visant à influencer l’opinion publique par le biais des médias. Chaîne de télévision, journaux aux discours orientés ou encore influenceurs sur le web : en quoi consiste le journalisme d’influence et quels en sont les effets ?

Le journalisme d’influence : exemples concrets

Dans un contexte de crise économique et politique, où le rôle des institutions est remis en cause, l’influence des médias sur leur public est colossale. Dans le cadre de la campagne présidentielle, l’impact du journalisme sur les décisions de vote est au cœur des préoccupations. En effet, il a été démontré que les chaînes de télévision, les publications et les articles de presse influencent considérablement sur les choix et les idées des électeurs.

L’influence d’un certain type de journalisme avait déjà eu des conséquences importantes dans les choix de vote, notamment pour le Brexit britannique. Autre exemple, une étude de 2007 a démontré que la chaîne de télévision Fox News était parvenue à convaincre entre 3 et 8 % de ses électeurs de voter républicain. Il en va de même pour l’Italie : la naissance de la chaîne TV de Silvio Berlusconi (Mediaset, en 1980) a eu un effet considérable sur l’électorat national.

Désormais, c’est en ligne que le journalisme d’influence trouve une place de choix. Nombreuses sont les personnalités du web et les « trolls » qui œuvrent en ligne. Ils relaient de fausses informations ou partagent du contenu afin d’orienter les décisions des électeurs.

Le journalisme d’influence façonne-t-il réellement les modes de penser ?

La puissance des médias dans la société contemporaine est colossale et leur emprise sur les modes de penser indéniable. Or, considérer que le journalisme influence et remodèle intégralement les opinions des citoyens est un postulat exagéré.

Les médias définissent en revanche un ordre du jour et font office de filtre quant à ce qui fera ou non partie de l’actualité. C’est en ce sens qu’ils sont susceptibles d’orienter les modes de penser de leur public. Leurs outils qui leur permettent de sélectionner ce qui sera ou non publié sont très puissants, car ils ont un impact sur le comportement des pouvoirs publics, des institutions et des personnalités publiques.

C’est en ce sens que le journalisme d’influence peut inquiéter : les médias peuvent mettre à l’ordre du jour certaines questions politiques, sociales et économiques et en ignorer d’autres. Ils peuvent aussi détruire ou façonner la réputation d’une personnalité, d’une organisation ou d’un groupe de personnes.

Faire et défaire des réputations, mettre en lumière des faits d’actualité ou contribuer à l’émergence de certaines valeurs, voici ce que peut faire le journalisme d’influence. C’est pour cette raison qu’il est crucial qu’une nouvelle génération de professionnels, sensibilisés à la question, prenne en main les médias d’aujourd’hui. Face aux effets potentiellement néfastes du journalisme d’influence, il est capital d’étudier en profondeur et de respecter l’éthique journalistique. Pour tout connaître de la question, il faut suivre une formation complète et technique au sein d’un établissement spécialisé, à l’instar de l’ISFJ.

Le journalisme d’influence soulève des questions essentielles, tant pour les professionnels du secteur que pour le public (lecteur comme spectateur) et les institutions démocratiques.

Cours de techniques d’enquête à l’ISFJ : quand les étudiants se mettent dans la peau d’un policier

Actualité publiée le 23 février 2022

Les étudiants en 2ème année de Bachelor Journalisme ont bénéficié de l’expertise de Philippe CHLOUS, intervenant à l’ISFJ depuis 11 ans, pour un cours de techniques d’enquêtes. Ils ont ainsi pu apprendre les bases journalistiques de cette spécialisation.  

Pour initier les étudiants, Philippe leur explique les bases du métier de journaliste. Un bon journaliste se doit de trouver un sujet, se documenter et trouver un angle journalistique capable d’attirer l’audience que ce soit en télévision, radio ou presse écrite. Philippe met donc l’accent sur ces habitudes à prendre rapidement : “ce métier, c’est 70% de recherches avant d’attaquer l’écriture. Il y a toute une méthode de recherche, de réflexion. Une foila bonne connaissance du sujet, on peut déterminer un angle. Il continue en utilisant une comparaison. Une enquête journalistique, c’est comme une enquête policière, elle ne se fait pas en trois jours. A la fin de cette semaine, il demande une présentation des premières pistes de recherches avec les personnes qu’ils souhaitent interviewer pour répondre à leur problématique. Pour mieux appréhender cet exercice, le travail se réalise en groupe afin que chacun puisse confronter ses idées, s’habituer à ce métier collectif et pour créer une cohésion et une cohérence dans les informations récoltées. Un véritable travail de réflexion est demandé à ces jeunes enquêteurs : “On a retourné les choses dans tous les sens. Pas évident de savoir comment amener le sujet qu’on a choisi” affirme Anissa, étudiante.  

Policer et journaliste, un point commun  

A la différence du reportage où l’on suit l’actualité, où l’on raconte la problématique en allant sur place, l’enquête quant à elle pousse le sujet beaucoup plus loin. L’investigation est ici synonyme de profondeur : l’intervenant a utilisé une métaphore assez imagée pour nous faire comprendre. Le reportage, c’est un pansement. L’enquête, c’est la croûte que tu grattes pour atteindre la racine, des propos marquants pour Anissa, étudiante à l’ISFJAvec leurs mots, le reportage raconte ce qu’il s’est passé. L’enquête donne le pourquoi de l’action avec des sources, des témoignages et des preuves à l’appui. Des bases que le groupe d’Anissa tente de mettre en place avec un sujet d’actualité, le harcèlement des femmes sur les réseaux sociaux. Le comportement professionnel à avoir en interview, c’est ce que retient la jeune étudiante des précieuconseils de Philipe. En effet, derrière chaque affaire se cachent des personnes touchées et blessées. Il est donc indispensable pour un journaliste d’avoir conscience du sujet et des émotions qui s’en dégagent. Il faut éviter toute manière frontale de poser les questions, “il faut faire preuve de tact car on ne connait pas la personne en face. Elle peut être sensible ou paranoïaque” et cela peut venir troubler le bon déroulement de l’interview et influencer les informations divulguées 

Intelligence artificielle : quels enjeux pour le journalisme ?

Actualité publiée le 4 novembre 2021

L’IA dans le journalisme apporte une aide considérable aux professionnels afin de trier les informations et de gagner du temps pour produire des contenus de qualité. Loin de remplacer le travail du journaliste, l’Intelligence Artificielle s’avère une alliée de choix. Le point sur les liens entre Intelligence Artificielle et journalisme. 

Pourquoi recourir à l’Intelligence Artificielle dans le journalisme ? 

En journalisme, l’Intelligence Artificielle revêt diverses facettes et peut prendre en main un très grand nombre de tâches fastidieuses, comme :  

– La détection et l’extraction des données.  

– La vérification automatique des informations.  

– La production d’écrits ou de graphiques. 

– La diffusion des contenus. 

– La retranscription d’entrevues audio ou vidéo. 

– La classification des articles. 

Pour les professionnels, les systèmes dotés de l’Intelligence Artificielle permettent d’obtenir un très grand nombre d’avantages : rapidité, simplification des procédures complexes, élargissement du champ médiatique à des domaines jusqu’ici peu traités, optimisation de la couverture en temps réel de l’actualité ou encore renforcement du lien entre le public et les médias. En effet, l’Intelligence Artificielle permet aux grandes maisons du journalisme de proposer à leurs lecteurs des contenus personnalisés, choisis en fonction de leurs préférences ou encore de leur localisation.  

En pratique, l’IA n’est pas une menace pour la profession journalistique et les systèmes ne remplaceront pas l’être humain. Derrière le travail d’automatisation d’un logiciel, un journaliste professionnel est chargé de paramétrer la machine, ainsi que de vérifier les résultats et les productions obtenus.  

L’Intelligence Artificielle : vers le renouveau du journalisme 

Le développement de l’Intelligence Artificielle dans le journalisme représente des enjeux fondamentaux et laisse entrevoir des retombées très positives pour le secteur. Véritable aide pour les professionnels, l’IA n’a pas vocation à remplacer les journalistes reporter, mais bien à les seconder en leur dégageant du temps.  

Pendant longtemps, le monde du journalisme n’a pas évolué aussi rapidement que celui des nouvelles technologies. Les journalistes ont été dans l’incapacité de faire face au flux d’information quotidien avec les instruments traditionnels. Le recours à l’automatisation est donc devenu nécessaire. En prenant en charge 8 à 12 % des tâches actuelles des reporters, l’IA permet aux journalistes de se concentrer sur un travail permettant de produire du contenu à valeur ajoutée : longs formats, grandes interviews, etc. 

Les recruteurs des grands médias internationaux sont très attentifs à la formation de leurs futurs collaborateurs. En effet, de nos jours, il est exigé des journalistes qu’ils soient capables de maîtriser l’Intelligence Artificielle. À ce titre, les cours de l’ISFJ sont assurés par des enseignants issus du monde professionnel. Ayant à cœur de proposer un contenu pédagogique qui reflète les réelles pratiques du secteur, les intervenants de l’établissement permettent à leurs étudiants de découvrir et de maîtriser les outils actuels du journalisme, dont les interfaces d’Intelligence Artificielle. 

L’Intelligence Artificielle dans le journalisme n’a pas vocation à remplacer l’humain. Au contraire, elle représente un enjeu crucial et se positionne comme un excellent moyen de gagner du temps face au nombre toujours plus croissant de sources à vérifier ou de contenu à relayer.  

Techniques d’interview à l’ISFJ : les soft-kills pour une meilleure interview audiovisuelle

Actualité publiée le 22 octobre 2021

Les étudiants en 2ème année ont rencontré Laurence DELLEUR, journaliste et réalisatrice, pour un cours de techniques d’interview. Forte de son expérience sur France 5 (émission “C’est dans l’air) et sur France 2 (réalisation d’un documentaire pour l’émission “Infrarouge), elle offre ses conseils avisés pour un exercice bien précis : deux interviews en deux jours top chrono.   

L’échange, une qualité importante pour une meilleure interview 

Pour ce cours techniques d’interview, la diffusion se fait en radio et en télévision. Il est alors primordial de comprendre en quoi une entrevue audiovisuelle est différente de celle écrite, lue sur magazine : “dans l’interview audiovisuelle, la forme importe autant que le fond. Il faut cerner les contraintes et apprendre à travailler vite puisque je demande aux étudiants de réaliser deux interviews en deux jours, une en studio, l’autre en plateau annonce Laurence. C’est la réalité du métier. Il n’y a cependant pas que la rapidité qui compte. Il faut aussi trouver le bon sujet d’actualité avec un angle spécifique qu’il faudra garder tout au long du travail. Une interview réussie dépend aussi de la relation entre l’interviewé et l’intervieweur. Le journaliste doit alors installer un climat de confiance pour tirer les informations intéressantes et apporter une fluidité dans l’échange. Ecouter la personne en face est une qualité à avoir, celle-ci s’acquiert avec l’expérience.  

Le temps n’est pas toujours une question de chance 

Pour Alexandre, étudiant en 2ème année de Bachelor Journalisme, cela n’a pas été évidemment de se mettre dans le rôle d’un journaliste en si peu de temps : on est plongé dans le bain, on est là pour ça. On ne va pas se plaindre d’apprendre en conditions réelles” affirme-t-il. Il continue en ajoutant : “trouver le contact, le bon timing avec celui-ci, avoir le bon horaire, être sûr qu’il soit là, trouver un back-up au cas où, voire plusieurs... Être prêt à chaque imprévu, ce n’est pas facile mais ça nous apprend à nous débrouiller, et ça, j’aime bien”. Le temps demande donc de l’anticipation et par conséquent de l’organisation malgré les aléas venant frapper la capacité d’adaptation de chacun. A la fin de cette expérience, Laurence prend un temps de décryptage : on ne peut pas être bon du premier coup. Ils vont apprendre de leurs erreurs, c’est tout ce quelle leur souhaite. Elle espère ainsi aider les étudiants à appréhender le journalisme malgré les contraintes de ce métier passionnant.  

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